Wunderkammern

Trouvailles pour esprits curieux

Des mots et merveilles

2014-12-28 Frans Francken Un cabinet de curiosités

Frans II Francken (Anvers, 1581-1642),
Un cabinet de curiosités, c.1620-25 ou 1636
Huile sur panneau de chêne, 74 x 78 cm, Vienne, Kunsthistorisches Museum

 

On a beau avoir presque dix années d’écriture de blog derrière soi, lancer un nouveau projet demeure un moment particulier où se mêlent l’envie d’avancer et la crainte de ne pas être à la hauteur de la tâche que l’on s’est assignée. Arrêter Passée des arts après plus de cinq ans d’une activité soutenue porteuse de soucis épineux mais aussi et surtout de joies réelles pour en prolonger ailleurs l’esprit dans un cadre différent est un pari risqué mais qui m’est pourtant apparu, après maintes réflexions, assez logique. L’événement qui a emporté ma décision a été, il y a maintenant dix jours, le fait que, du jour au lendemain, les extraits musicaux de mon ancien blog soient devenus indisponibles, ce qui est un brin gênant quand son propos était justement de donner à entendre, tout autant qu’à voir et à lire. L’absence de réponse de l’hébergeur, dont certaines décisions arbitraires m’avaient déjà laissé perplexe, à mes requêtes a fait ressurgir un certain nombre de questions que je me posais depuis cet été, à la suite, notamment, de mon désir d’écrire sur des répertoires hors « classique » ; si les réactions aux quelques essais dans ce domaine ont été encourageantes, il n’en était pas moins évident que ces publications détonnaient dans le cadre un rien trop rigide de Passée des arts. Il devenait donc nécessaire de faire évoluer les choses afin qu’elles continuent à s’inscrire sans heurt dans ma conception d’un blog et, plus largement, d’une culture aussi ouverte que possible (nous avons tous nos œillères) et à correspondre à ma volonté d’échapper aux contraintes, qu’il s’agisse de l’appartenance à telle ou telle coterie, de la perspective d’écrire sur commande ou dans la crainte de l’obtention ou non de l’aval d’un rédacteur en chef, cette indépendance constituant une des raisons qui m’ont conduit à choisir de mener seul ma barque, en dépit des coups bas, des dédains, des dépenses qu’une telle entreprise entraîne nécessairement.

Aux lecteurs coutumiers de Passée des arts, que je salue et remercie de leur fidélité, les évolutions sembleront, de prime abord, peu évidentes puisque le cœur de mon propos restera le même, à savoir proposer des chroniques de disques mais aussi, je l’espère, de quelques expositions, où musique et arts plastiques dialoguent en s’éclairant mutuellement, nous faisant ainsi entrevoir quelques aspects de l’époque qui les a vus naître. Il y aura toujours des regards sur certains enregistrements du passé, des comptes rendus de concert, des portraits, des hommages. Il y aura aussi, ponctuellement, de la pop et du rock — nul ne pourra dire que la couleur n’était pas affichée d’emblée. Si rien ne vient m’en empêcher, 2016 verra la publication d’une réalisation à laquelle je songe depuis un bon moment et dont l’élaboration va m’occuper durant une large partie de 2015.

Alors, ai-je décidé de changer vos habitudes pour vous offrir finalement la même chose ? Oui, mais en différent. Le nom de Wunderkammern et le sous-titre « Trouvailles pour esprits curieux » qui l’accompagne définissent parfaitement l’esprit qui m’anime en vous proposant de m’accompagner dans cette nouvelle aventure, celui des cabinets de curiosités (le pluriel n’est pas là par hasard) où l’on expose ce que l’on juge digne d’attention parmi tout ce que l’on a pu découvrir. Au lecteur-visiteur de décider ensuite selon son goût de ce qui le retiendra, l’intriguera, l’effraiera ou le laissera indifférent, à lui de déterminer s’il veut pousser plus avant son exploration, à lui d’exprimer ou non son opinion. Je forme, pour ma part, le vœu que les nouveaux chemins qui nous attendent se déroulent sous le signe du partage et de la liberté.

Accompagnement musical :

Jacques de Gallot (c.1625-c.1690), Chaconne La Comète en ut majeur

Hopkinson Smith, luth à onze chœurs Joël van Lennep, Boston

2014-12-28 Jacques de Gallot Pièces de Luth Hopkinson SmithPièces de luth. 1 CD Astrée E 8528. Indisponible, à rééditer.

Je remercie Loïc Chahine pour son aide technique, sa patience et ses avis, éléments qui ont été déterminants dans le cadre de l’élaboration de Wunderkammern. Je vous recommande chaleureusement la visite de son blog, L’Audience du Temps.

64 Comments

  1. Je te suis dans cette nouvelle envolée… Et j’ai déjà hâte de découvrir tes nouvelles avenues. Chose certaine, je sais à l’avance que je ne serai pas déçue, bien au contraire. 😉

    • J’espère effectivement que tu ne seras pas déçue, Luce, il est toujours assez difficile de se faire une idée précise des attentes de ceux qui nous lisent. Merci pour l’attention que tu veux bien accorder à ces pages et à très bientôt.

  2. C’est un très beau présent que tu nous offres via ce nouveau cheminement et j’aurai grand plaisir à pousser la porte de ton cabinet de curiosités, des mots et merveilles emplis de promesses de découvertes me concernant . Je souhaite à Wunderkammern de rencontrer et de toucher nombre de lecteurs auditeurs fidèles. Je t’embrasse.

    • Les premiers signes sont encourageants, Cathie, et si je sais qu’il y aura forcément des gens qui ne feront pas la bascule parmi les quelque 550 abonnés de Passée des arts, je veux croire que ceux qui viendront jusqu’ici y trouveront leur compte.
      Merci d’en faire partie et bonne échappée à toi pour ces prochains jours.
      Je t’embrasse.

  3. Puisque vous êtes là, nous y allons !
    Belles suites pour l’année qui vient.

  4. Quelle belle idée ce titre et ce bandeau ! et tu sais déjà ce que je pense de l’extrait musical choisi. En route donc pour de nouvelles aventures et longue vie à ce blog qui inaugure doublement une nouvelle année pour toi. Tous mes vœux pour qu’elle soit riche et intense.
    « 2016 verra la publication d’une réalisation… » un mystère de résolu et déjà l’annonce d’un an de suspens ; tu commences fort ! Bises

    • Ah oui, je me doute de ce que tu en penses, Clairette, et, en toute confidence, j’ai même eu une pensée pour toi en le choisissant 😉 En tout cas, tu peux témoigner que je me suis conformé au proverbe qui veut que « jamais deux sans trois » et je te remercie bien sincèrement d’être toujours là pour cette étape que j’espère la dernière (les déménagements, même virtuels, sont tuants).
      Le « projet 2016 » pourrait te plaire, je vais m’y atteler dès février de cette année, une fois ce nouveau blog pleinement sur les rails.
      Bises à toi !

  5. Que ce nouveau départ puisse être une source supplémentaire pour continuer de nous éclairer de ton esprit vif, de nous faire mieux encore découvrir et aimer in extenso la vertu des arts.

  6. Cesse de trembler Jean-Christophe, cette première chronique nous invite à poursuivre le chemin que nous avions emprunté avec Passée des Arts …
    Pour ma part, je suis heureuse à l’idée d’élargir ton horizon avec des comptes-rendus de concert, des portraits, et de la pop et du rock et tout autant ravie d’écouter de la musique « classique », comme celle qui accompagne cette première et belle chronique.
    Je te dis merci du temps passé, de la partie financière qui va faire encore râler ton banquier.
    Reste sur ce chemin cher Jean-Christophe, il est beau et marcher à tes côtés est un grand bonheur ….
    Je t’embrasse 🙂
    Tiffen

    • Je crois bien que je ne cesserai jamais vraiment de trembler, chère Tiffen, parce que même si l’on fait les choses avec cœur et sincérité, on n’est jamais certain de la façon dont elles seront reçues — les mois à venir nous en diront plus à ce sujet.
      Quoi qu’il en soit, je compte fermement rester sur le chemin que je trace patiemment et sur lequel je suis reconnaissant de croiser des visages amis. Peu importe les banquiers et les petits marquis, laissons-les mâchonner leur aigreur et leur autosatisfaction sans nous en préoccuper.
      Merci de ta présence, je t’embrasse 🙂

  7. Alors là, les poussières vont virevolter à tout vent, car il est des trésors cachés, oubliés même, sur la tranche des volumes!
    « Quatre déménagements valent un incendie » nous rappelle le dicton populaire…

    • J’espère bien que la poussière va effectivement voler mais aussi que la fortune ne m’obligera pas à faire le déménagement de trop — ce n’est « que » le troisième et je ne voudrais pas brûler mes vaisseaux.
      Merci à vous d’avoir suivi jusqu’ici, en tout cas.

  8. Merci cher Jean-Christophe pour tant de merveilles et bon vent à Wunderkammern. Ce cabinet de « curiosités » laisse augurer de bien jolies choses. Amitiés. Anne

    • J’ai déjà quelques petites choses intéressantes en gestation, chère Anne, et j’ose croire qu’il en est qui trouveront grâce à certaines oreilles.
      Merci pour votre mot et pour vos encouragements.
      Amicales pensées à vous.

  9. « Ce que tu as vu, tu ne le vois que plus tard »
    Cette ligne du poète, je la modifie un peu:
    « Ce que tu as vu, nous ne le verrons que plus tard » …
    Avec grande curiosité !
    Tous mes voeux pour vous et vos amis du blog accompagnent cette métamorphose.
    Michèle.

    • C’est un bien beau viatique dont vous me gratifiez, Michèle, et j’espère que ce que j’aurai vu et vous proposerai vous agréera. Je suis heureux de vous savoir de l’aventure, mais je pense que vous l’aviez deviné.
      Merci à vous !

  10. Mille mercis pour votre blog et très belle continuation.
    Je continuerai à être curieuse et à partager !
    Bien à vous.

    • C’est moi qui vous remercie pour l’attention que vous voulez bien témoigner à mon travail. J’espère que mes propositions à venir continueront à aiguiser votre curiosité.
      Bien à vous.

  11. Bonne chance pour cette nouvelle « aventure » de grand intérêt culturel. Je continuerai fidèle, bien sur!

    • Je pense que le mot d’aventure n’est pas excessif, cher João, et il est d’autant plus rassurant de savoir que de bonnes énergies accompagnent ces premiers pas.
      Merci de votre fidélité.

  12. Bonjour Jean-Christophe, je découvre et suis heureuse d’entendre et de découvrir la même ambiance que j’aimais tant sur ton, désormais, ancien blog.
    Je regrette juste ces superbes enluminures qui le décoraient mais vive le changement.
    Je me suis empressée de m’abonner à ton nouveau site qui me réserve de très belles surprises.
    A bientôt avec mes bises amicales
    Annick

    • Bonjour Annick,
      Je souhaitais une continuité forte entre les deux univers, car si le lieu change, ma démarche reste, elle, la même. J’ai volontairement opté pour une présentation plus épurée que sur Passée des arts, afin qu’aucune publication ne jure avec son contexte — tu retrouveras des enluminures dans les billets consacrés à la musique médiévale.
      J’espère que les nouveautés qui viendront alimenter ce nouvel espace seront à ton goût et je te remercie d’avoir souhaité poursuivre cette aventure.
      Je t’adresse de bien amicales bises.

  13. Cher Jean-Christophe,
    Lorsque j’ai découvert Passée des Arts, n’étant nullement aguerrie aux musiques anciennes, je me suis laissée guidée en ouvrant les écoutilles, en affinant au fur et à mesure des années et, grâce à votre savoir, les bien fragiles connaissances dont je disposais. L’invitation à la découverte d’un genre musical, qu’il fut médiéviste, classique ou autre, ne fut en rien un frein à ma grande joie de découvrir les oeuvres, les compositeurs qui y sont associés et parallèlement le contexte historique, social, culturel dans lequel ils s’insèrent.

    Elargir et étendre vos chroniques à d’autres palettes musicales, picturales et pourquoi pas littéraires n’enlèvent rien à ce qu’il m’apparait être une si noble quête de la Beauté; bien au contraire. Un élan, comme le votre, mérite d’être salué car, dans un panorama culturel qui se recroqueville, s’étiole, voire même agonise, vous faites figure de modernité éveillée.
    Merci, merci, merci de vous.
    Bien sur, les chapelles sonneront toujours les mêmes petits refrains mais laissons les sonner! Quand bien même les pâles reproches pourraient se faire mordant, l’histoire nous montre combien ceux qui ouvrent les ailes sont conviés à des voyages d’exception.
    Auprès de celles et ceux qui ont accompagné Passée des Arts, je me réjouis de prendre mon billet d’accès à ce « Cabinet de curiosités » où je rêve – en mon coeur – qu’il accueille le Jazz et les Musiques du monde… oulah.. j’en entends déjà certains crier haro à ce salmigondis (rires aux éclats) mais comme Artaud, « j’ai pour me séparer du jugement des autres toute la distance qui me sépare de moi ». Pour ma part, je souhaite belle et longue vie au « Cabinet de curiosités » où je ne manquerai pas de venir déguster les mets raffinés, les trouvailles pour esprits curieux que vous nous proposerez d’y découvrir. Je vous embrasse de tout coeur et avec joie.
    Do

    • Chère Do,
      Je n’appartiens à aucune chapelle, aussi Wunderkammern s’ouvrira-t-il à ce qui retiendra l’attention de son auteur et pourrait fort bien être le jazz ou les musiques du monde. Je crois aux rencontres, à ces disques ou ces livres qui s’invitent au creux de votre main sans vous en avertir, au tableau qui s’offre à vous au détour d’un recoin de musée, aux passeurs qui vous signalent ce que vous auriez loupé.
      C’est tout à fait volontairement que je place cette nouvelle aventure sous la bannière de la curiosité, rempart contre les certitudes, la routine, la sclérose. Disposer d’un espace moins « contraint » me permettra de ne plus me poser de questions de cohérence ou d’adéquation dans mes propositions, comme je le dis dans mon texte — j’espère que cette démarche sera comprise.
      Merci pour votre long message, je suis sincèrement touché par votre attention et votre soutien.
      Je vous souhaite une belle fin de dimanche et vous embrasse

  14. Cher Passée des Arts,
    Je n’ai pas été la plus fidèle pour ce blog que vous fermez mais j’en ai été une fervente admiratrice.
    Les échanges que vous avez proposés sont d’une lumineuse qualité et venir vous lire est la garantie d’un enrichissement fabuleux.
    Je vous souhaite une douce et heureuse fin d’année en attendant de vous retrouver dans « Wunderkammern ».
    Avec l’expression de ma profonde admiration.
    Laura Limido

    • Chère Laura,
      Je ne pensais pas que vous suiviez l’actualité de mon blog d’aussi près et vous lire ici est une surprise, une heureuse surprise.
      Ce premier billet de Wunderkammern marque à la fois une rupture et une continuité, des horizons plus larges pour un même esprit. J’espère que ce projet saura retenir votre attention et vous remercie d’en accompagner si joliment les premiers pas encore timides.
      Avec ma gratitude et mes meilleurs sentiments.

  15. Bonjour,
    Bonne chance pour cette nouvelle aventure.
    1 remarque, quand on clique sur une image, on quitte l’article et la musique s’arrête.
    Amicalement
    Pascal

    • Bonsoir Pascal,
      J’ai grand plaisir à vous retrouver de ce côté-ci du quai et je vous remercie pour vos bons souhaits, qui me vont droit au cœur.
      Pour ce qui est des images interruptrices de son, je vous recommande de faire « clic droit / ouvrir dans un nouvel onglet » en attendant que j’aie trouvé une bonne solution pour vous prémunir du désagrément que vous décrivez — j’y travaille, les peintures sont encore fraîches par ici.
      Bien amicalement.

  16. la où le vent te porte nous te suivons Jean-Christophe … c’est le lot du marin
    et pour initialiser les commentaires j’ai opté pour le nouveau courant,
    bonne nouvelle année d’écriture et de tout ce qui te fera plaisir
    amitiés. B
    PS. tu as choisi le jour des Saints Innocents pour te lancer, un clin d’oeil sans doute

    • Devines-tu, ô Cap’taine, à quel point il est rassérénant et réjouissant de savoir que tu es là au moment où je me lance en haute mer ? Le choix du jour est surtout dû au fait que, travaillant aujourd’hui, je n’aurais pas eu le temps nécessaire pour me consacrer au lancement du blog — je t’avoue n’avoir pas regardé plus avant le calendrier, même si j’ai de bonnes raisons pour bien connaître cette période de l’année 😉
      J’aurai sans doute l’occasion de te le redire, mais je te souhaite le meilleur pour l’année qui vient — embruns, mer d’huile, île au trésor.
      Avec mon amitié,
      JCh

  17. passée des arts aux curiosités, j’en suis !
    l’art n’a pas de frontières, ni en musique, ni en arts plastiques et la curiosité en ces domaines n’est certainement pas un défaut mais une qualité
    merci à vous pour ces découvertes qui nous ravissent !!
    bon courage pour le projet 2015 et que cette année vous comble de vos souhaits !
    j’en profite pour suggérer à ceux qui aiment les arts graphiques et le Japon 2 très belles expo à Paris, Hokusai bien sûr au musée Guimet et le Japon au fil des saisons au musée Cernuschi
    Maryse

    • Je suis absolument d’accord avec vous, Maryse, pour dénoncer ce que les frontières peuvent avoir de réducteur, voire de castrateur, et c’est cette logique qui m’a en grande partie poussé à fonder ce nouveau blog, comme un refus de ces limites et une réaffirmation de proposer aux lecteurs qui me font l’honneur de me suivre de sortir des sentiers trop bien balisés.
      Grand merci pour vos suggestions que je ne manquerai pas de suivre si mes pas me conduisent jusqu’à Paris.
      Bien cordialement à vous.

  18. S’il est des comètes (en ut majeur, ou bien chevelues se promenant autour du soleil) qui laissent des traces dans l’imaginaire des successives générations ; il en est tout autant des louables projets qui, mine de rien, laissent une trace dans le parcours de chacun. Après Jardin Baroque puis Passée des Arts, voici que nous souhaite le bonjour Wunderkammern.
    Tu connais déjà tout le bien que je pense de cette belle entreprise et tout l’intérêt que m’inspire cette nouvelle aventure. Et, nonobstant que « les déménagements, même virtuels, sont tuants » l’art, libre, de partager au plus grand nombre demeurera toujours essentiel lorsqu’il est comme chez toi désintéressé, pensé et produit avec bienveillance, loin de toute chapelle débilitante voire dogmatique.
    Ces cabinets de curiosités en devenir sont autant de jalons pour les esprits curieux fidèles et à venir. Autant de sentiers vers un même cheminement : celui de chercher, de découvrir, et de chercher encore ; d’être émerveillé d’apprendre.
    Remercions Loïc Chahine de sa disponibilité en amont. Remercions la passeur (et l’ami) que tu es. Remercions aussi et surtout la Musique qui fait que l’existence de tout un chacun est si belle.
    Je t’embrasse.

    • Vois-tu, ami Cyrille, j’ai presque envie de ne retenir que la dernière phrase de ton commentaire qui me touche beaucoup : soyons toujours reconnaissants à la musique et à ceux qui lui permettent de nous parvenir et de nous toucher d’être ce formidable lien qui nous réunit au-delà même des querelles que son interprétation peut faire naître et nous divisent. Restons toujours attentifs à la servir sans jamais la transformer en hochet mondain ou décoratif, sans jamais nous en servir. Elle nous dépasse, dans tous les sens du verbe, et cette évidence doit, à elle seule, suffire à nous rendre humbles.
      Je te remercie pour ton soutien, en ligne comme hors ligne – l’amitié est un bien précieux –, et pour ta fidélité.
      Je t’embrasse.

  19. lesideesheureuses

    28 décembre 2014 at 19:52

    Les chemins sont parsemés de détours, de va et vient, on tourne la tête par dessus l’épaule mais le regard va de l’avant… Que de belles aventures en devenir, cela ne peut que porter, après un temps de gestation qui nous échappe, de beaux fruits si indispensables en ces périodes peut-être mises insidieusement dans un état de camaïeu. Il faut des esprits lumières curieux comme vous pour tracer le chemin avec ces petites pépites qui nous indiquent la direction vers l’émotion et le sensible.
    Un peu littéraire mais on est rempli de jolis mot en cette période de nouvelle année.
    2015 sera donc remplie de nouveautés, on compte sur vous, on vous suit.
    Mamina de Sclos

    • Sous la forme littéraire se perçoit la sincérité, qui seule m’importe. Que cet « on compte sur vous, on vous suit » est à la fois lourd et lumineux, qu’il donne envie de faire les choses, de remettre sur la platine le disque que la fatigue en avait écarté, de rouvrir le livre que la lassitude avait fait fermer. Les signes que l’on nous envoie sont des étincelles; sans elles, le feu ne peut pas prendre.
      Merci d’avoir mis, en ces jours pour moi doublement particuliers, autant d’Idées Heureuses en mon âme.

  20. Comme une vieille porte fermée dont on désire savoir ce qui se cache derrière, attirés par sa serrure rouillée, comme ces anciens secrétaires dont les petits tiroirs ne demandent qu’à être ouverts, WUNDERKAMMERN nous rend très impatients !

  21. La présentation de ce nouveau BLOG est superbe. Moi aussi, je regrette l’ancienne présentation mais je la garde bien vivante dans ma mémoire. En tous cas je vous suis dans cette nouvelle entreprise passionnante. Pierre.

    • J’ai vraiment souhaité jouer la carte de la sobriété dans la conception graphique de ce blog, Pierre, afin que le moins d’éléments possible viennent s’interposer entre la musique et l’auditeur; j’espère que ce choix ne paraîtra pas trop austère aux lecteurs et qu’ils ne regretteront pas Passée des arts (qui reste disponible) trop longtemps.
      Merci pour votre présence et vos encouragements.

  22. Bonne route Jean-Christophe, ce tableau et cette musique nous invitent à vous suivre.

  23. l’effraiera ….. le diable annoncerait-il la couleur ? Il faut laisser Lucie faire, pour le moment c’est la sobriété (rédactionnelle) 😉 et ne compte pas sur moi pour les balises !

    • Je vais laisser Lucie faire, bien chère Marie, et ce mot de lumière m’a fait rire 😉 Et puisque nous en sommes aux rougeoiements, si j’annonce la couleur, c’est pour ne prendre personne à rebrousse-poêle 😛
      Merci d’être là, ta présence m’est précieuse.

  24. C’est avec plaisir que je continuerai de vous suivre sur ce nouveau blog

  25. Voici qui met l’eau à la bouche…. La curiosité me pique et je m’embarque avec vous dans cette nouvelle aventure. Je sais que j’y trouverai toujours la qualité que j’appréciais avec la Passée des Arts. Donc : En avant la musique ! Fouettes Cocher !

    • Le lieu et la forme changent, Frédérique, mais l’esprit restera le même et j’espère que vous vous y retrouverez.
      Je vous remercie d’avoir franchi le pas et vous dis à très bientôt autour de nouvelles publications.

  26. Des mots et des merveilles, quel beau programme. J’espère trouver un peu de temps pour être plus assidu que je ne l’ai été à Passée cette dernière année.

    Ainsi que tous tes lecteurs, je me réjouis pour toi et pour nous de cette nouvelle aventure qui commence au …Gallot.

    Amitiés,
    Laurent

    • Nous avons tous des contraintes avec lesquelles il nous faut composer, cher Laurent, et j’ai eu bien du mal, moi aussi, à être assidu aux blogs que je suis durant l’année qui vient de s’écouler, tant cette dernière a été dense.
      Comme tu peux l’imaginer, se lancer dans l’aventure d’un nouveau blog quand le précédent était bien installé est un gros pari, mais les premiers retours sont plutôt bons et me rassurent un peu. On verra à l’usage si ce courant favorable se maintient.

      En te remerciant pour ton mot, je te souhaite le meilleur pour l’année qui commence et te sera, je l’espère, pleinement favorable.

      Bien amicalement à toi.

  27. Cher Jean-Christophe, je ne m’inquiète pas en vous suivant ici de savoir si les réalités seront ou non au-dessus ou au-dessous des promesses de vos mots et merveilles ! J’y vais, simplement parce que, depuis que j’ai découvert Passée des Arts il y a quelques années maintenant, j’y trouve, comme sûrement tous vos lecteurs, une bonne nourriture. Et peu importe le champ des curiosités, du rock au baroque, si l’exigence et l’humilité, la finesse, la sincérité et la liberté nécessaires sont là. La page n’est plus aussi blanche lorsque l’on oeuvre avec coeur et rigueur, jour après jour, même si tout reste à recommencer toujours, et j’ai grande confiance de vous voir avancer en gardant ce même cap.
    Amitiés fidèles

    • Chère Catherine,

      Je vous laisse imaginer à quel point ce que vous m’écrivez est rassérénant pour l’éternel inquiet que je suis, qui a longuement tourné et retourné son projet avant de se lancer dans une nouvelle aventure. En dépit de la petite expérience que l’on peut avoir, on se retrouve presque nu et balbutiant, esquissant timidement ses premiers pas, et chaque encouragement est un baume.
      J’espère que Wunderkammern ne vous semblera pas trop indigne de son prédécesseur; l’esprit demeure le même, mais j’espère pouvoir introduire, au fil des mois, quelques petites nouveautés qui me trottent en tête depuis un moment mais que je laisse mûrir encore un peu.

      Je vous remercie bien sincèrement pour vos mots et vous adresse mes plus sincères vœux d’accomplissement, tant personnel que professionnel, pour l’année qui vient de commencer.

      Soyez assurée de ma fidèle amitié.

  28.  » Des mots et merveilles « , un beau titre pour cet article, et qui me rappelle le livre de Claude Gagnière,  » Pour tout l’or des mots – Le bonheur des mots – Des mots et merveilles « . Je me régale toujours à l’ouvrir, parfois aléatoirement, et je pense que je me régalerai aussi à suivre  » Wunderkammern « .
    À bientôt.

    • Je ne connais pas l’ouvrage de Claude Gagnière que vous mentionnez, Midolu, mais je vais m’en enquérir puisqu’il semble digne d’intérêt. Je vous remercie de me l’avoir signalé et j’espère que vous ne regretterez pas de lui faire quelques infidélités pour suivre Wunderkammern.

  29. Jeanne Orient

    4 janvier 2015 at 17:40

    Cher Jean-Christophe,
    C’est très émouvant de vous lire et de faire connaissance avec ce « lieu » nouveau. Plus émouvant encore de lire les commentaires.

    Que puis-ajouter…peut-être simplement vous dire que je suis de ceux qui vous suivront partout, tant que vous l’acceptez (sourire).

    Longue vie cher Jean-Christophe à Wunderkammern. Je vous embrasse très affectueusement.

    Jeanne

    • Chère Jeanne,
      Passée des arts existe et perdurera toujours, mais à titre d’archives, puisque c’est ici à présent que va se poursuivre l’aventure dans le cours de laquelle vous êtes la bienvenue tant qu’il vous plaira de la suivre 🙂
      Je vous remercie pour les bons vœux que vous formulez pour Wunderkammern et vous embrasse bien affectueusement.
      Jean-Christophe

  30. Une des bonnes soirées de 2014 fut celle où Stéphane et moi avons musardé à l’infini au fil des chroniques de Passée des Arts…. Nul doute que cette nouvelle  » chambre avec vues » nous offrira de telles occasions. Nous ne manquerons donc pas de frapper à sa porte et nous espérons bien, en retour, entendre aussi trois , voire quatre coups sur une certaine porte cochère , annonçant ton arrivée dans un lieu qui nous est déjà cher…. A bientôt donc et mille bonbeurs

    • Je suis toujours touché quand on me dit que l’on passe un moment avec une de mes chroniques, Thierry, alors imagine ce que ça peut me faire quand il s’agit d’une soirée… Wunderkammern se veut le prolongement de Passée des arts, en un peu plus libre : j’ai vraiment ressenti le besoin de sortir d’un cadre que je trouvais un rien trop contraint pour élargir un peu mon horizon. Je suis heureux de t’y retrouver et j’espère qu’il me sera possible, durant l’année qui vient, de vous saluer, Stéphane et toi, moins virtuellement. Quoi qu’il en soit, ne doute pas que mes meilleurs vœux vous accompagnent tous les deux.
      Un sincère merci pour ton mot.

  31. Guillermina Castillo

    14 novembre 2015 at 15:28

    Peinture belle, musiquita belle, l’exterieur d’une sensibilité unique

    Guille (Mexique)

  32. Bonjour,

    Je viens de regarder la vidéo du concert de la messe en si que J.E Gardiner et le Monteverdi Choir ont donné à la Philharmonie de Paris en avril 2015.
    Ce qui est frappant en dehors de l’oeuvre qui est un monument magnifique, c’est la connivence qu’il y a entre le chef et ses troupes. J’ai rarement vu une interaction aussi forte entre musiciens. On sent qu’il y a beaucoup d’admiration dans les regards de part et d’autre. Il est vrai que faire l’intégrale des cantates, motets, passions, ça soude une équipe mais il y a aussi en plus une entente consommée entre musiciens, la joie de jouer ensemble, à l’unisson, dans un même élan.
    https://www.youtube.com/watch?v=JxKR7BaitxM
    Au fait ! un grand merci pour pour vos chroniques.
    Cordialement
    Marc

    • Bonsoir,
      Je suis arrivé à l’enregistrement de la Messe en si mineur chroniquée dimanche 17 janvier grâce au concert de la Philharmonie et j’ai été, tout comme vous, frappé par l’extraordinaire complicité qui s’est établie entre John Eliot Gardiner et ses ensembles; on peut vraiment parler d’un collectif qui avance comme un seul homme et n’a plus besoin de mots pour s’entendre, dans tous les sens qu’a ce verbe. J’avoue trouver ça assez impressionnant et ce n’est évidemment pas sans conséquence sur la cohérence globale de l’interprétation qui est ici, selon moi, portée à un niveau d’excellence.
      Grand merci pour l’attention que vous portez à mes chroniques et bien cordialement.

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