Wunderkammern

Trouvailles pour esprits curieux

Month: avril 2015

La communion des chants. Juifs et trouvères au XIIIe siècle par Alla francesca

Add. 11639, f.114

Maître anonyme, nord de la France, dernier quart du XIIIe siècle,
Aaron allumant la menorah, c.1277-1286
Miniature sur parchemin, 16 x 12 cm (dimensions du folio),
Ms. Add. 11639, f. 114, Londres, British Library

Une des raisons pour lesquelles je suis fidèlement l’ensemble Alla francesca depuis plus de vingt ans est sa capacité à toujours proposer des programmes intéressants en n’hésitant parfois pas à s’écarter des chemins bien balisés du répertoire médiéval. Il se lance aujourd’hui dans un nouveau pari en s’aventurant sur des terres qu’il n’avait jamais abordées jusqu’ici et ressuscite des chansons juives du XIIIe siècle.

Comme on le sait, la place des Juifs dans la société française du Moyen Âge fut extrêmement ambivalente et, par là même, précaire, oscillant sans cesse entre intégration et rejet. Alors qu’ils bénéficièrent, durant la période carolingienne, de la protection du pouvoir, ce qui leur permit non seulement de participer activement à l’essor économique de la société, notamment grâce aux relations commerciales qu’ils contribuèrent à entretenir avec les comptoirs orientaux, mais aussi d’y exercer parfois des fonctions prestigieuses, le vent tourna à partir du XIe siècle, ouvrant la voie à des temps où se succédèrent périodes de tranquillité et de persécutions, ces dernières s’étant accru à la faveur de la première croisade. L’oppression prit plusieurs visages au fil des siècles, les plus coutumiers consistant en l’accusation d’usure, l’exclusion de nombre de métiers ou la suspicion irrationnelle de pratiques condamnables voire criminelles (dérives cultuelles, empoisonnement de l’eau durant la Grande peste), les plus spectaculaires en des décisions comme le brûlement des livres hébreux, Talmud en tête, en 1242 sous Louis IX, en diverses exactions tel le supplice de treize Juifs condamnés par l’Inquisition à mourir sur le bûcher à Troyes le 24 avril 1288, événement tragique dont l’élégie Mout sont il a meechief mis, enregistrée dans ce programme, rend compte de façon poignante, ou en diverses expulsions, naturellement assorties de la spoliation de l’intégralité des biens, dont les plus drastiques furent celles prononcées en 1182 par Philippe Auguste, qui devait néanmoins revenir sur sa décision seize ans plus tard, et par Charles VI en 1394, définitive, elle.

Les périodes d’accalmie permirent à une riche vie intellectuelle de se développer, particulièrement en Champagne qui ne fut rattachée au domaine royal qu’en 1285. Add. 11639  f.117bLa trajectoire d’un savant comme Rachi de Troyes (Salomon Ben Isaac, 1040-1105) illustre cet épanouissement. Cet érudit fonda dans sa ville natale une école talmudique dont l’influence très importante allait, grâce à ses disciples mais également à ses propres commentaires qui étaient connus y compris par des théologiens chrétiens dont Martin Luther, perdurer jusqu’à la fin du XIIIe siècle, tout en demeurant parfaitement accepté par la société de son temps — il était vigneron et fréquentait la cour des comtes de Champagne. L’anthologie que propose Alla francesca témoigne de cette indiscutable intégration des Juifs au sein de la culture de leur époque. Les huit pièces issues de manuscrits hébraïques copiés dans le nord de la France à la fin du XIIIe siècle ont été transmises sans musique, mais l’une d’entre elles, Shalfu tzarim, un poème liturgique qui évoque les persécutions des Juifs durant le règne de Louis IX, mentionne qu’il faut la chanter sur l’air d’une vadurie, une chanson d’amour qui a été identifiée comme Lonc tens ai mon tens usé de Moinot de Paris (actif vers 1250). Ce principe du contrafactum, consistant à adapter un texte nouveau sur une mélodie existante, était courant au Moyen Âge et a permis de reconstituer l’intégralité du corpus qui prouve que le répertoire des trouvères était parfaitement connu par la communauté juive — parmi les pourvoyeurs de mélodies, on croise ainsi les noms du champenois Gace Brulé, de l’artésien Conon de Béthune et des picards Raoul de Beauvais et le Châtelain de Coucy. Mieux encore, la deux chansons de mariage El-givat ha-levona (« A la colline d’encens ») et la très érotiquement suggestive Uri liqr’a ti yafah (« Hâte-toi vers moi, Belle ») alternent vers en hébreu et en français comme si la célébration d’épousailles joyeuses devait naturellement s’étendre à la langue, de la même façon que les enluminures du manuscrit Add. 11639 conservé à la British Library transposent dans un univers hébraïque, en les adaptant légèrement, des modèles à la physionomie et aux attitudes en tout point semblables à celles qui auraient été utilisées pour la décoration de n’importe quel codex chrétien contemporain.

Qu’il s’agisse du soin apporté aux recherches musicologiques ayant permis la restitution des pièces composant la majeure partie de ce programme dont il convient de souligner l’intelligence de la conception, puisqu’il instaure un jeu de miroirs tout à fait intéressant entre les chansons juives et leurs sources d’inspiration puisées dans le corpus des trouvères, dont les deux seules œuvres conservées de Mahieu le Juif, converti au catholicisme par amour de sa dame, ou des moyens musicaux déployés pour les porter jusqu’à nous, il faut saluer l’investissement total d’Alla francesca dans ce projet, ainsi que la cohérence et la justesse de ses choix. De façon tout à fait pertinente, car outre la variété que cette disposition autorise, elle permet également à chacun d’interpréter les morceaux qui conviennent le mieux à son tempérament et à ses capacités, les parties vocales ont été distribuées entre deux chanteurs ; Brigitte Lesne se montre très à son aise dans le registre élégiaque (sa Complainte de Troyes, toute d’émotion retenue, est un des très beaux moments du disque), Alla francesca 2014tandis que Lior Lebovici est volontiers plus solaire, sans pour autant négliger d’être touchant. Michaël Grébil, excellent comme souvent aux luth, citole et cistre à archet, hérite, lui, de Ne puis ma grant joie celer, dont il s’acquitte fort bien. Du côté de la réalisation instrumentale, il n’y a guère que des éloges à formuler, mais il faut dire qu’outre Brigitte Lesne et Michaël Grébil, déjà cités, tant Pierre Hamon que Vivabiancaluna Biffi nous ont habitué à des prestations de haut niveau, ce qui est à nouveau le cas ici. Beauté des coloris, justesse d’intonation, précision des traits, fluidité des lignes, équilibre entre les différents pupitres qui s’écoutent mutuellement sans chercher à prendre le pas les uns sur les autres, tout concourt à rendre cette anthologie au propos plus ambitieux que sa diffusion hélas modeste le laisserait supposer un peu plus que simplement séduisante pour la curiosité et la sensibilité. Il y passe, en effet, quelque chose de profondément humain, parfois lumineux, parfois meurtri, qui reflète les angoisses et les joies quotidiennes qui pouvaient être celles de toute la communauté juive de France en ce lointain XIIIe siècle, partagée entre conscience des menaces qui planaient sur elles et volonté de vivre malgré tout. Dans les temps troublés que nous traversons actuellement, il est plus que jamais nécessaire que de tels disques existent et que chacun d’entre nous prenne le temps de les écouter et de les méditer.

Juifs et trouvères Alla francescaJuifs et trouvères, chansons juives du XIIIe siècle en ancien français et en hébreu

Alla francesca
Brigitte Lesne & Pierre Hamon, direction

1 CD [durée totale : 60’12] IEMJ/Buda musique 860261. Ce disque peut être acheté chez votre disquaire ou en suivant ce lien.

Extraits proposés :

1. Shalfu tzarim, poème liturgique (« Les oppresseurs ont tiré leurs épées »)

2. L’autrier par un matinet/Au nouveau tems

3. Les anfanz des avot, poème pour le nouvel an (« Les enfants des ancêtres »)

Illustrations complémentaires :

Maître anonyme, nord de la France, dernier quart du XIIIe siècle, Le roi David jouant de la harpe, c.1277-1286. Miniature sur parchemin, 16 x 12 cm (dimensions du folio), Ms. Add. 11639, f. 117v, Londres, British Library

La photographie de l’ensemble Alla francesca est utilisée avec son autorisation.

Le secret de la flamme. Les Leçons de Ténèbres de Lalande par Sophie Karthäuser et l’Ensemble Correspondances

Jean-Baptiste Santerre Portrait d'une jeune femme avec une lettre

Jean-Baptiste Santerre (Magny en Vexin, 1651-Paris, 1717),
Portrait d’une jeune femme avec une lettre, c.1708 ?
Huile sur toile, 91 x73 cm, Collection privée

Lorsque François Boivin publia, en 1730, le petit recueil contenant Les III Leçons de Ténèbres et le Miserere à voix seule de ce Michel-Richard qu’à la suite de Louis XIV qui, semble-t-il, lui en fit le premier l’honneur, on ne nommait, en détachant bien la particule, que Lalande, il était probablement persuadé de faire une excellente affaire ; la vogue de ces compositions destinées à être interprétées durant la semaine sainte n’avait pas encore faibli – Franz Xaver Richter, maître de chapelle de la cathédrale de Strasbourg, en écrira encore en 1773 –, pas plus que la renommée de leur auteur dont la musique demeurait fort goûtée au point d’être très fréquemment programmée au Concert Spirituel.

Lalande, pourtant, était mort le 18 juin 1726 à Versailles des suites d’une fluxion de poitrine, au terme d’une carrière que l’on peut qualifier d’exemplaire. Ce fils d’un marchand tailleur parisien, né le 15 décembre 1657 en la paroisse de Saint-Germain l’Auxerrois, eut la chance de voir très tôt ses dispositions pour la musique repérées et encouragées par son maître, François Chaperon, et si le roi le jugea trop jeune, en 1678, pour occuper le poste d’organiste laissé vacant par Joseph de la Barre, l’excellente réputation qu’il se fit en qualité professeur de clavecin chez les Noailles puis auprès des filles qu’eut Louis XIV avec Madame de Montespan, lui assura le soutien du monarque au service duquel il entra en 1683. Nommé tout d’abord titulaire du quartier d’octobre de Sous-maître de la Chapelle royale (ce poste était divisé en quatre trimestres chacun tenu par un musicien différent), il cumula cette fonction avec celle de compositeur (1685), puis de surintendant (1689) et enfin de maître de la Musique de la Chambre du roi, responsabilités qui lui assurèrent la haute main sur la vie musicale versaillaise durant quarante ans, d’autant que les trois autres quartiers de la Chapelle finirent par tomber dans son escarcelle à la suite de la démission de ses confères en 1690, 1704 et 1714. Si l’on entend parfois des fragments des douze suites qui composent ses Symphonies pour les soupers du roy, la réputation de Lalande repose surtout sur son œuvre sacré, un genre que Madame de Maintenon l’encouragea à cultiver et dans lequel il excella si bien que la cour se pressait pour écouter ses motets comme le fit plus tard le public du Concert Spirituel.

Michel-Richard de Lalande Thomassin d'après SanterreLa mise en musique de l’office de Ténèbres semble avoir occupé très tôt le compositeur puisqu’il est fait mention de sa contribution à celui qui eut lieu à la Sainte-Chapelle en 1680, avant, donc, le début de sa carrière versaillaise. Les Leçons écrites à cette occasion ne sont sans doute pas celles que nous connaissons aujourd’hui, dont la genèse demeure relativement obscure. Il est cependant probable que ces dernières aient été composées pour le couvent de l’Assomption, sis rue Saint-Honoré, où elles auraient été chantées « à l’admiration de tout Paris », selon Philidor, par les deux filles du musicien, Marie-Anne et Jeanne qui moururent lors de de l’épidémie de petite vérole de 1711, âgées de 25 et 24 ans. Notons également que le Miserere fut copié cette même terrible année par l’infatigable Sébastien de Brossard qui en harmonisa en faux-bourdon les versets destinées aux religieuses. Le cycle complet des Ténèbres de Lalande comportait, à l’origine, neuf Leçons dont un tiers seulement nous est parvenu, la troisième des mercredi, jeudi et vendredi ; sans qu’il soit possible d’en être absolument certain, ce groupe correspond peut-être à l’état de la révision de ses partitions qu’avait entrepris le compositeur à la fin de sa vie, le reste ayant malheureusement disparu. Telles qu’elles nous sont parvenues, ces œuvres se révèlent en tout point conformes à l’esthétique flottante de ce qu’étaient les Ténèbres, avec leur rituel spectaculaire d’extinction progressive des cierges et leur audience dont la présence était motivée, à part égales, par le recueillement et la mondanité, cette dernière de plus en plus violemment dénoncée par les censeurs du temps qui ne voyaient plus dans ces offices que le palliatif à l’absence de spectacles durant le temps de Pénitence qu’ils étaient effectivement devenus pour partie. Le texte des Lamentations de Jérémie s’y prêtant merveilleusement, Lalande exploite donc son caractère à la fois doloriste et théâtral, variant le plus possible les climats, du poignant au suave, du l’imprécation à l’abandon, tout en usant d’une virtuosité maîtrisée dans l’art de l’enluminure des lettres hébraïques par laquelle débute chacun des versets des Leçons du mercredi et du jeudi. Partout éclate l’excellence de ses capacités à souligner un mot ou un affect, par le choix d’une tonalité (In tenebrosis) ou l’emploi d’une suspension (O vos omnes), mais aussi son sens de la progression dramatique, particulièrement sensible dans la Leçon du vendredi dont le déroulement n’est pas interrompu par la scansion des lettres. Tout comme dans le Miserere, Lalande tire le meilleur parti du fractionnement du texte pour introduire dans ses Leçons de Ténèbres une grande richesse de nuances qui confère à sa mise en musique un caractère palpitant et une émotion palpable, dont le charme ambigu – est-on sur la scène ou au couvent ? – se révèle aussi prenant que tenace.

Cette nouvelle lecture des Leçons de Ténèbres et du Miserere de Lalande n’est, bien entendu, pas la première à documenter ces œuvres, même si les enregistrements qui en proposent l’intégralité ne sont finalement pas légion. Sophie Karthauser par Alvaro YanezNombre de mélomanes, dont votre serviteur, se souviennent avoir appris à les aimer grâce au disque réunissant Isabelle Desrochers, Mauricio Buraglia, Nima Ben David et Pierre Trocellier publié chez Astrée en 1996, dont la pochette s’ornait de la fameuse Vanité de Philippe de Champaigne conservée au Musée de Tessé, et qui joignait aux seules Leçons un choix de Tombeaux instrumentaux, beaucoup d’autres, et je fus de ceux-là, furent bouleversés, six ans plus tard, par l’interprétation intense qu’en livrèrent, chez Alpha, une Claire Lefilliâtre et un Poème Harmonique supérieurement inspirés, et revinrent ensuite systématiquement vers elle pour goûter l’intégralité du recueil de 1730. On pouvait, dès lors, se poser légitimement la question de l’intérêt, plus de douze ans après, d’en produire un nouvel enregistrement, qui plus est avec une soliste qui n’est pas identifiée comme une spécialiste du répertoire baroque. L’éclatante réussite de la version que proposent aujourd’hui Sophie Karthäuser, Sébastien Daucé et son Ensemble Correspondances vient nous rappeler avec force qu’aucune proposition interprétative, aussi forte soit-elle, n’épuise totalement des chefs-d’œuvre comme ceux de Lalande, et qu’un travail acharné peut permettre à un artiste de s’imposer là où personne ne l’attendait. Mesure-t-on l’humilité qu’il a fallu à cette soprano lyrique, que ses qualités partout célébrées auraient pu rendre sûre d’elle-même jusqu’à la désinvolture, pour faire siens et non pas seulement imiter, comme le font d’autres, les principes d’une vocalité éloignée de ses habitudes ? Mesure-t-on également le désir de servir ces musiques qui l’a animée pour qu’elle y plonge aussi totalement quand d’autres se seraient contentées de n’y risquer qu’un pied ? La récompense de cet investissement est une lecture parfaitement accomplie tant du point de vue esthétique – le timbre est partout riche et plein, le souffle impeccablement maîtrisé – qu’expressif, et l’on pourrait aligner ici les superlatifs ; disons simplement que la moindre inflexion du texte est restitué avec une finesse, une émotion et une efficacité admirables par une chanteuse qui le prend complètement à son compte au lieu de réciter une leçon bien apprise. Si elle n’emprunte pas la voie de l’expressivité parfois presque hallucinée de Claire Lefilliâtre, le subtil équilibre entre théâtralité et intériorité que trouve Sophie Karthäuser n’en est pas moins d’une éloquence constante. Ce travail de fond lui permet également de s’intégrer sans faux pli dans l’équipe de Correspondances, qui fait ici montre de ses habituelles qualités de lisibilité, de fluidité et de douce luminosité ; les passages en plain-chant sont parfaitement maîtrisés, le continuo est coloré et inventif sans être exubérant. Sébastien Daucé par Jean-Baptiste MillotIl est, enfin, absolument évident, et ce sentiment ne fait que croître au fil des écoutes, que la soliste et Sébastien Daucé se sont trouvés et que leurs natures a priori si différentes se nourrissent mutuellement, l’ardeur de l’une venant enflammer la retenue expressive de l’autre et y gagnant en retour un indéniable supplément de densité, de profondeur. Ce tandem qu’on aurait pu croire, au départ, assez mal appairé, fonctionne merveilleusement et nous entraîne loin avec lui.

Doit-on en déduire que l’enregistrement du Poème Harmonique est détrôné par le nouveau venu ? Après confrontation, je serais, pour ma part, bien en peine de les départager, tout en estimant néanmoins que la lecture de Sophie Karthäuser et de l’Ensemble Correspondances possède un charme plus immédiat que sa prédécessrice et pourra donc faire venir à elle un public plus large. Je vous recommande cette nouvelle venue sans l’ombre d’une hésitation et j’espère, compte tenu du degré d’accomplissement de cette réalisation qui confirme une nouvelle fois, que la musique française du Grand Siècle (au sens large) a trouvé en Sébastien Daucé et ses musiciens des porte-parole inspirés, qu’ils pourront se pencher sur d’autres Leçons de Ténèbres. Qu’il me soit donc permis de conserver allumée une des bougies de celles de Lalande pour faire le vœu de celles de Lambert, de Bernier et, bien sûr, de Charpentier, peu ou imparfaitement servies au disque.

Michel-Richard de Lalande Leçons de Ténèbres CorrespondancesMichel-Richard de Lalande (1657-1726), Leçons de Ténèbres, Miserere (version du manuscrit de Sébastien de Brossard), avec plain-chant extrait du Processionnal pour l’abbaye royale de Chelles, 1726)

Sophie Karthäuser, soprano
Ensemble Correspondances
Sébastien Daucé, orgue & direction

Wunder de Wunderkammern1 CD [durée totale : 76’23] Harmonia Mundi HMC 902206. Wunder de Wunderkammern. Ce disque peut être acheté chez votre disquaire ou en suivant ce lien.

Extraits choisis :

1. Miserere : Libera me de sanguinibus/Quoniam si voluisses

2. Troisième Leçon du Mercredy : O vos omnes

3. Plain-chant : Ecce videmus eum

4. Troisième Leçon du Jeudy : Ego vir videns

5. Troisième Leçon du Vendredy : Jerusalem

Illustrations complémentaires :

Henri Simon Thomassin (Paris, 1687-1741) d’après Jean-Baptiste Santerre (Magny en Vexin, 1651-Paris, 1717), Portrait de Michel-Richard de Lalande, sans date. Burin, 40 x 32 cm, Paris, Bibliothèque nationale de France

La photographie de Sophie Karthäuser est d’Alvaro Yanez © Orfeo artist management

La photographie de Sébastien Daucé est de Jean-Baptiste Millot pour Qobuz .com

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