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Trouvailles pour esprits curieux

Le feu sacré. Devotional songs & anthems pour trois voix d’hommes de Henry Purcell par La Rêveuse

Godfried Schalcken Vieil homme lisant à la bougie

Godfried Schalcken (Made, 1643 – La Haye, 1706),
Vieil homme lisant à la bougie, c.1700-06 ?
Huile sur toile, 58 x 47 cm, Madrid, Musée du Prado

 

Pour ceux qui suivent son travail depuis un certain nombre d’années, retrouver La Rêveuse dans un programme dédié à Henry Purcell aura quelque chose de l’ordre de l’évidence, tant ce compositeur semble jouer pour l’ensemble le rôle d’une divinité tutélaire. Ne partageait-il pas, en effet, l’affiche de son tout premier disque aux côtés de Matthew Locke (The theater of musick, K617, 2006) avant de régner entièrement sur le second (Cease, anxious World, Mirare, 2008) qui a d’ailleurs, malgré quelques approximations de jeunesse, plutôt bien vieilli et sera réédité dans le courant de cet automne au sein d’un coffret triple ? Fidèle à la ligne qui rend leur travail aussi intéressant qu’attachant, les musiciens se sont attachés, dans le cadre de ce nouveau projet, à sélectionner des pièces pour voix d’hommes peu souvent visitées au sein de la vaste production sacrée de l’Orpheus britannicus dont l’intégrale enregistrée par Robert King pour Hyperion ne remplit pas moins de onze volumes.

Lorsque Purcell mourut à Westminster le 21 novembre 1695, Godfried Schalcken, qui avait fait l’essentiel de sa carrière dans ses Pays-Bas natals, séjournait à Londres depuis trois ans. Son mauvais caractère ne lui permit pas, contrairement à d’autres étrangers, de s’imposer dans la capitale anglaise et d’y faire carrière, mais on peut gager qu’il ne manqua pas d’y entendre des œuvres du musicien. L’écoute de l’anthologie de La Rêveuse m’a instantanément fait songer aux scènes ténébristes aux sujets tour à tour légers ou sérieux dont cet élève de Gerrit Dou s’était fait une spécialité, comme le montre le portrait qu’il fit, sans doute durant son séjour outre-Manche, de Guillaume d’Orange qui devint, en 1689, roi d’Angleterre sous le nom de Guillaume III. Qu’elle prenne la forme d’une devotional song ou d’une anthem, la musique de Purcell jaillit ici du cœur des ténèbres qu’elle va, à la façon d’une bougie, éclairer, réchauffer, transfigurer, sans que la précarité de sa bienfaisante lumière soit pour autant oublié — la chandelle dont la lueur s’amenuise ou s’éteint fait partie des symboles de prédilection des peintres, au moins depuis les Époux Arnolfini de Jan Van Eyck, pour signifier la caducité de l’existence.

La majorité des pièces composant ce programme remonte au début des années 1680, à l’exception des plus tardives With sick and famish’d eyes (Z200) et Blessed is he that considereth the poor (Z7) toutes deux datables de 1688 ; on ignore tout, en revanche, de leur destination et si leurs effectifs réduits semblent plaider en faveur d’un usage domestique, le cisèlement et l’exigence des parties vocales demandent des interprètes très exercés tant du point de vue technique qu’expressif. Ce n’est pas le moindre des talents de Purcell d’ouvrir, dans un cadre apparemment restreint, un horizon de possibilités musicales d’une variété telle qu’on la croirait infinie. En dépit de percées plus lumineuses, comme l’exultation du Gloria sur lequel s’achève Blessed is he that considereth the poor, la vigueur d’I was glad (Z19) ou l’élan de confiance qui baigne Since God so tender a regard (Z143), ce sont toutes les nuances de l’imploration, du doute, de l’affliction et même du désespoir qu’explore le compositeur en exaltant les affects portés par des textes que l’on devine minutieusement choisis – on ne rappellera jamais assez la sensibilité peu commune de Purcell aux possibilités offertes par la plasticité de la langue anglaise – en usant de tous les moyens rhétoriques à sa disposition, de la dissonance la plus acérée au plus absolu silence (les extraordinaires O, I’m sick of life et With sick and famish’d eyes en offrent des exemples absolument saisissants). Déployant toutes les ressources de son art, un ground dans Since God so tender a regard, l’écriture d’une ligne pour la basse indépendante de celle du continuo afin d’obtenir une structure à quatre parties comme, entre autres, dans Hear me, O Lord, the great support (Z133) ou Plung’d in the confines of despair (Z142), et ainsi une plus grande sensation d’ampleur, une distribution de chaque voix pensée pour assurer variété et couleurs et, surtout, une tension dramatique de tous les instants dosée avec une efficacité souvent sidérante, Purcell nous entraîne dans un univers où le verbe se fait chair palpitante de la musique pour mieux toucher l’auditeur au cœur et le conduire à faire sien le message de la Parole. Notons, pour finir, que La Rêveuse a fort judicieusement choisi, pour ponctuer ce programme très dense, trois pièces de Godfrey Finger, un compositeur morave actif à Londres de 1687 à 1701 auquel on espère voir un jour l’ensemble, qui s’est déjà penché sur lui par le passé, dédier un enregistrement monographique tant ce que l’on en découvre ici est une nouvelle fois de très belle facture.

Je me suis replongé, afin de tenter de rendre compte au mieux de la réalisation proposée par les musiciens réunis autour de Florence Bolton et Benjamin Perrot, dans le coffret enregistré sous la direction de Robert King pour Hyperion entre 1991 et 1994. La comparaison s’est révélée plutôt cruelle pour le chef anglais ; certes, son interprétation est, comme toujours avec lui, très probe et soignée, avec l’avantage d’une distribution entièrement anglophone, mais on découvre, à l’écoute de la proposition de La Rêveuse, qu’il lui manque ces choses essentielles que sont le relief et la vie. Je demeure assez stupéfait, s’agissant d’un ensemble dont je suis le travail depuis son excellent florilège dédié à Buxtehude et Reincken (2008), par la capacité de La Rêveuse à se réinventer sans cesse sans jamais se reposer sur des acquis ou, pire, des certitudes. Je gage que son Purcell ne sera pas du goût de ceux qui ont coutume de l’entendre de la façon volontiers sage et polie dont on le présente souvent. Ici, en effet, on rencontre bel et bien l’œuvre d’un compositeur dont le propos est « d’émouvoir les passions » et qui emploie tous les moyens pour les faire naître chez l’auditeur, un défi qui a été parfaitement compris par les musiciens qui le relèvent avec un brio confondant. Les trois chanteurs sont excellents, car non seulement ils affrontent vaillamment les difficultés techniques des partitions, mais ils investissent ces dernières avec une implication totale qui n’empêche pas pour autant leur approche d’être nuancée et raffinée. La Rêveuse Projet Purcell 2014 © Nathaniel BaruchGeoffroy Buffière est une basse à la fois solide et souple et le ténor Marc Mauillon séduit par l’élégance, la clarté et l’éloquence qu’on lui connaît ; c’est néanmoins à Jeffrey Thompson que j’accorde la palme tant sa théâtralité naturelle s’exprime ici à son meilleur. Canalisée avec beaucoup d’art et enflammée par le désir de laisser parler les émotions, chacune de ses interventions fait mouche et atteint même une sorte d’absolue évidence dans un With sick and famish’d eyes d’anthologie d’une intensité parfois suffocante qui saisit à la gorge et justifierait à lui seul l’acquisition du disque. Du côté des instrumentistes, on se situe au même niveau de qualité et si la finesse attentive de Benjamin Perrot et le lyrisme sans débordements de Florence Bolton forment toujours le même remarquable duo, il faut également saluer le travail de haute tenue effectué par Pierre Gallon au clavecin et à l’orgue, à la fois discret et substantiel. Unies dans un véritable projet commun, ces brillantes individualités servent la musique de Purcell sans l’affadir, en y mettant autant d’instinct que d’intelligence et leur lecture, servie par une prise de son aérée et claire qui permet d’en goûter pleinement les détails, marque une étape importante dans l’interprétation de ce répertoire — essayez de revenir à des versions « façon King » après l’écoute de celle-ci et vous comprendrez ce que je veux dire.

Si prendre des risques n’est pas toujours payant, La Rêveuse prouve avec ce disque que lorsque ceux-ci sont négociés avec volonté, lucidité, humilité et enthousiasme, ils peuvent aboutir à d’indiscutables réussites qui renouvellent le regard que l’on porte sur un compositeur que l’on croyait jusqu’ici bien connaître. Puissiez-vous avoir à votre tour l’envie de vous plonger dans ce Purcell singulier et superbement défendu qui m’a fait revenir à l’esprit ce vers du Chantecler d’Edmond Rostand : « C’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière. »

Henry Purcell Devotional Songs & Anthems La RêveuseHenry Purcell (1659-1695), Devotional songs & anthems pour trois voix d’hommes, Godfrey Finger (c.1660-1730) Sonata quarta en ré mineur, Divisions en sol majeur et sol mineur

La Rêveuse
Jeffrey Thompson & Marc Mauillon, ténors
Geoffroy Buffière, basse
Pierre Gallon, clavecin & orgue
Benjamin Perrot, théorbe & direction
Florence Bolton, basse de viole & direction

Wunder de Wunderkammern1 CD [durée : 70’03] Mirare MIR 283. Wunder de Wunderkammern. Ce disque peut être acheté chez votre disquaire ou en suivant ce lien.

Extraits choisis :

1. Godfrey Finger : Sonata quarta : [I] Adagio

2. Henry Purcell : Since God so tender a regard, Z143

3. Henry Purcell : With sick and famish’d eyes, Z200

Illustrations complémentaires :

John Closterman (Osnabrück, 1660 – Londres, 1711), Henry Purcell, c.1695. Craie noire et rehauts de blanc sur papier, 38,1 x 28,6 cm, Londres, National Portrait Gallery

La photographie de La Rêveuse, avec les musiciens ayant participé à ce projet Purcell, est de Nathaniel Baruch.

22 Comments

  1. Merci beaucoup Jean-Christophe

  2. Le feu sacré. Effectivement.
    Frissons garantis d’émotion pure, transcendante, à l’écoute de « With sick and famish’d eyes » ; pièce pour laquelle tes lignes suivantes, ami J.-Ch, justifient et soulignent, à mon sens, la lumineuse valeur : « Purcell nous entraîne dans un univers où le Verbe se fait chair palpitante de la musique pour mieux toucher l’auditeur au cœur et le conduire à faire sien le message de la Parole »…
    Tu n’en pouvais, sans doute, mieux traduire l’évidence palpable.
    Heureux dimanche, mon ami.
    Je t’embrasse.

    • Il est très difficile, ami Cyrille, de trouver les mots justes (ou les moins faux possible) non seulement pour tenter de décrire les émotions que la musique fait naître en nous, mais aussi pour essayer d’expliquer comment elle peut fonctionner pour nous dire ce qu’elle a à nous dire. Je suis heureux de m’en approcher parfois, même si j’ai bien conscience qu’il me reste encore des progrès à faire.
      Je te remercie de m’en donner acte et suis ravi que cette chronique t’ait emporté à sa suite.
      Belle fin de dimanche à toi.
      Je t’embrasse.

  3. Très belle musique et des voix, surtout l’une d’elles, très émouvantes. Sans doute une interprétation qui s’enrichit d’une riche expérience ! L’impression, pour une oreille profane, d’une grande proximité avec le chant profond qui se dégage de ces oeuvres.
    Mille remerciements pour la découverte de cet enregistrement.

    • Je crois aussi, Michèle, et sans doute ne l’ai-je pas suffisamment souligné dans mon texte, que cette émotion qui devient si nettement palpable pour les auditeurs que nous sommes découle d’une réflexion approfondie sur les œuvres et leurs enjeux. Sans doute est-ce également pour ça que la musique se lève avec autant de force tout au long de ces 70 minutes d’anthologie.
      C’est moi qui vous remercie pour l’attention que vous avez accordée à cette chronique et, plus globalement, pour votre fidélité à ce blog.
      Puisse cette soirée être belle pour vous.

  4. Bonjour,
    Merci pour la présentation de ce bel enregistremant, année faste pour La Rêveuse après leur magnifique enregistrement Télémann.
    Bon Dimanche, encore merci pour vos articles.
    Salutations
    Pascal

    • Bonsoir Pascal,
      Je me faisais exactement la même réflexion en écrivant mon texte : 2015 est un grand cru pour La Rêveuse et j’y vois la récompense d’un patient et minutieux travail, loin de toute surexposition médiatique mais qui a su fédérer autour de lui de vraies fidélités. J’espère que ce parcours assez exemplaire va se poursuivre longtemps encore et je sais que La Rêveuse enregistrera son prochain opus dans le courant de cet automne.
      Je vous remercie pour votre commentaire et vous adresse un bien cordial salut.

  5. Bonjour cher Jean-Christophe
    A force de te suivre, des mots me parlent, comme celui de « La Rêveuse » et bien entendu Henry Purcell.
    With sick and famish’d eyes m’a complétement bouleversée, c’est si beau et si émouvant , est ce dû aux instruments que j’affectionne ? Ou ces voix qui te remuent les sens ..
    En lisant ta chronique, je me disais que ces ensembles avaient bien de la chance, car tu sais les mettre à l’honneur et surtout nous donner l’envie de les écouter.
    Merci encore infiniment et sincérement cher Jean-Christophe .
    Je t’embrasse bien fort .

    • Bonsoir chère Tiffen,

      Étant donné que je suis un homme de fidélités, tu risques fort de voir certains ensembles et/ou compositeurs revenir au fil de mes chroniques et encore n’ai-je pas tout le temps dont je souhaiterais disposer pour nourrir ce blog, ce qui limite ces résurgences. J’espère servir ces musiciens (et les autres) du mieux que je peux, avec justesse surtout.

      Ce disque est merveilleux et With sick and famish’d eyes est un de ses nombreux joyaux, sans doute le plus singulier et le plus brillant de tous; son écoute me bouleverse toujours.

      Je te remercie pour ton commentaire et pour l’attention dont tu honores mes chroniques.

      Je t’embrasse bien fort.

  6. J’ai découvert ce nouveau disque de « La Rêveuse » un peu avant la chronique que vous venez de leur consacrer, et je partage pleinement votre commentaire élogieux, amplement mérité.
    C’est en effet un Purcell peu connu que celui-ci, et comme il est bien servi par ces musiciens remarquables !
    Des chromatismes hardis évoquent parfois Gesualdo dans mes oreilles.
    Habitant Orléans, j’ai la chance de pouvoir entendre cet ensemble assez souvent, et c’est à chaque fois un vrai bonheur.
    Je me souviens encore avec émotion de leur représentation des « Etats et empires de la Lune » avec Benjamin Lazar; toute la salle était sous le charme, même pour ceux que la prononciation du français « à l’ancienne » avait déconcertés au début.
    A nouveau merci Jean-Christophe.

    • Je n’aurais pas spontanément songé au rapprochement avec Gesualdo que vous effectuez, Bernard, mais il y a effectivement quelque chose de cet esprit qui plane sur ces œuvres pourtant très britanniques.
      Si je n’ai pas souvent eu la possibilité d’entendre La Rêveuse en concert, chacun d’entre eux m’a également laissé un excellent souvenir, en particulier un magnifique Charpentier donné au Prieuré de Saint-Cosme, tout près de Tours où je demeure, dans le cadre du Festival de la Grange de Meslay et que j’aurais aimé voir gravé au disque.
      Je suis ravi que vous partagiez mon avis sur ce disque Purcell que je trouve particulièrement abouti et qui révèle, à mon sens, le point de maturité auquel cet ensemble est aujourd’hui parvenu.
      Je vous remercie pour votre commentaire et vous souhaite une bonne soirée.

  7. « Le verbe se fait chair palpitante de la musique », comme Cyrille j’ai adoré cette expression tellement suggestive !
    On palpite d’ailleurs entièrement à l’écoute de ce cd.
    Merci à toi de m’avoir fait découvrir, il y a quelques années déjà, cet ensemble qui ne cesse de nous charmer.

    • Tu as raison, Clairette, ce disque est palpitant et émouvant de la première à la dernière note et je pense qu’il fait partie des plus marquants de La Rêveuse. Je souris dans la moustache que je n’ai pas en imaginant la tête que ferait certain chanteur qui m’a accusé d’avoir mauvais goût en lisant ce que j’écris à son propos 😉
      Merci pour ton mot et belle journée.

  8. Gaulard Bénédicte

    25 septembre 2015 at 17:18

    Cher Jean-Chrisptophe, ce feu de Dieu est une merveille, ardent comme l’est ce XVIIe siècle que j’apprécie et que je redécouvre à travers vos billets (et pas seulement le XVIIe siècle !). Les extraits m’introduisent dans ce monde méditatif que j’aime chez Caravage, Georges de la Tour, Jacques Bellange et cet élan me rappelle ce feu des jésuites, comme le trompe-l’oeil du père Pozzo à S. Ignazio. Un élan qui monte…merci !

    • Chère Bénédicte,
      Je me sens assez naturellement en affinité avec le XVIIe siècle, qu’il s’agisse de musique, de peinture ou de littérature, et je tente d’être attentif aux initiatives qui jettent sur cette période un regard renouvelé. On oublie parfois que ce siècle s’est intensément penché sur la question des passions et c’est ce que ce disque vient rappeler très opportunément : « une flamme, un élan qui monte » comme vous le dites si justement. Et on se demande, après l’écoute, comment on a pu vivre sans eux…
      Je vous remercie pour votre commentaire et vous souhaite une bonne journée.

  9. Quelle belle surprise de retrouver ce tableau que j´aime tant.

    Captivantes, fascinantes ces « Devotionnal songs », ces voix…

    Merci encore Jean-Christophe.

    • J’ai forcément eu une pensée pour vous en choisissant ce tableau, Chantal, et je suis ravi que le retrouver ici vous ait fait plaisir; avouez qu’avec Purcell et La Rêveuse, il ne pouvait pas être en meilleure compagnie.
      Merci pour votre message et bonne soirée.

  10. Jean-Marc Poncelet

    28 septembre 2015 at 16:21

    Je viens d’entendre pour la troisième fois ce programme en concert. J’étais à la création à Strasbourg en avril 2014, puis plus récemment à Utrecht et hier encore au festival Contrepoints 62. A chaque fois, je suis transporté par la performance de la Rêveuse et particulièrement celle de Jeffrey Thompson, dont la théâtralité s’accorde remarquablement à cette musique sombre et intense. Le disque est magnifique mais je vous recommande d’aller écouter une de leurs prochaines performances avec ce programme. Cela vaut le déplacement !
    Bravo pour votre blog !
    Bien cordialement,

    jean-Marc

    • Toutes les personnes qui ont assisté au concert de Strasbourg m’en parlent avec le même enthousiasme, Jean-Marc, et je ne doute pas que ce devait être un moment d’exception. Si jamais j’ai la possibilité d’écouter ce programme autrement qu’au disque, il est certain que je ne laisserai pas passer l’occasion.
      Je vous remercie bien sincèrement d’avoir pris de votre temps pour venir lire cette chronique et vous adresse mon plus cordial souvenir.

  11. Purcell, compositeur cher à mon coeur et les « Devotional Songs et Anthems » par La Rêveuse, que dire sinon te remercier pour ce billet ?
    Cela me remet en mémoire – et c’est agréable ! – le travail effectué ensemble autour des « Divine Hymns » par William Christie et Les Arts Florissants 🙂 Le temps passe, la vie est ainsi faite.
    Je t’embrasse JC et te dis à bientôt.

    • Purcell fait partie, avec Monteverdi, des compositeurs qui étaient là dès le début de mon intérêt pour la musique ancienne, Ghislaine, inutile de te dire qu’il m’est également particulièrement cher. Tu fais bien de rappeler ce fort beau disque des Arts Florissants que je vois sur mes étagères 🙂 Un certain nombre de gens ont tendance aujourd’hui à minimiser le rôle de défricheur et de catalyseur qui fut celui de William Christie dès la fin des années 1970, je trouve ça aussi injuste que faux, et si d’autres pistes s’ouvrent aujourd’hui, il ne faut jamais oublier de témoigner de la reconnaissance à ceux qui ont permis qu’elles soient.
      Je te remercie pour ce second commentaire et t’embrasse avant d’aller répondre au premier.

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