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Trouvailles pour esprits curieux

Nocturnes napolitains. Caresana, Veneziano & A. Scarlatti par L’Escadron Volant de la Reine

Luca Giordano Marie-Madeleine pénitente

Luca Giordano (Naples, 1632 – 1705),
Marie-Madeleine pénitente, c.1660-65
Huile sur toile, 153 x 124 cm, Madrid, Musée du Prado

 

Depuis l’apparition sur la scène discographique, au début des années 1990, d’une joyeuse bande de musiciens qui avait pris le nom de la Cappella della Pietà de’ Turchini et eu le discernement de se faire épauler par le musicologue Dinko Fabris, les archives musicales de Naples ne cessent de nous livrer des témoignages de la fabuleuse vitalité artistique de cette cité aux XVIIe et XVIIIe siècles. On a cependant vu assez peu d’ensembles français se risquer dans l’exploration de ce répertoire au dramatisme souvent exigeant et c’est donc non sans une certaine surprise que l’on a appris que le choix du tout jeune Escadron Volant de la Reine s’était porté sur lui pour son tout premier enregistrement.

Une célébrité, deux méconnus, voici pour les ingrédients d’un programme conçu comme une évocation d’un des temps forts de l’année liturgique dans l’Occident chrétien, la Semaine sainte au cours de laquelle prenait place l’office de Ténèbres, dont les amateurs de musique ancienne connaissent bien aujourd’hui l’esthétique et le déroulement. Le texte des Lamentations de Jérémie, qui forme la substance des fameuses Leçons qui étaient chantées durant cette période, constitue, par les images de déploration, de contrition mais aussi de violence qu’il convoque, une véritable mine d’inspiration pour les compositeurs qui peuvent y déployer à l’envi l’arsenal rhétorique propre à évoquer les mouvements de l’âme et démontrer l’étendue de leur savoir-faire expressif. Celui du Palermitain Alessandro Scarlatti, dont l’essentiel de la carrière se déroula entre Rome et Naples, était immense, et l’on déplore que sa production ne fasse pas l’objet d’une exploration et d’une documentation au disque plus systématique. Son cycle de Lamentations, au sujet duquel planent nombre de questions de chronologie et de destinataire (le nom le plus fréquemment cité est celui du grand-duc de Toscane Ferdinand III de Médicis, grand patron des arts), a néanmoins eu la chance d’être intégralement gravé par les soins d’Enrico Gatti et de son ensemble Aurora (Symphonia, 1992, réédité par Glossa et parfaitement recommandable) ; il apporte une parfaite illustration de la capacité du compositeur à faire cohabiter la sévérité d’un rigoureux contrepoint à l’ancienne et les trouvailles les plus modernes, comme les chromatismes, syncopes et autres changements abrupts de rythme, pour illustrer avec une inventivité toujours renouvelée les affects du texte.

On pense que Cristofaro Caresana étudia auprès de Pietro Andrea Ziani dans sa ville natale de Venise avant d’aller s’installer à Naples vers l’âge de 18 ans. Il y servit, entre autres, comme ténor et organiste à la Chapelle royale et occupa le poste prestigieux de maître de chapelle au Conservatoire de Sant’Onofrio. La Première Leçon du Vendredi saint qui nous est proposée se distingue par une facture d’une grande sobriété qui permet à l’attention d’être essentiellement focalisée sur le texte dont tout est fait pour préserver la lisibilité ; si l’expressivité est toujours recherchée, elle l’est avec une mesure que l’on pourrait presque qualifier de classique tant elle préfère une certaine forme de décantation – on est ici parfois proche de la monodie accompagnée – et de rigueur à des débordements émotionnels plus extérieurs. Avec Gaetano Veneziano, on entre résolument dans un autre univers. Élève de celui que les musicologues ont reconnu comme une, sinon la figure musicale napolitaine majeure de la seconde moitié du XVIIe siècle, Francesco Provenzale, il en retient, dans ses Lamentations datables de la décennie 1690, la sensualité et un sens aigu de la théâtralisation qui s’exprime au travers du déploiement d’un vaste éventail de dynamiques et d’ornementations et ne répugne pas à regarder du côté d’une virtuosité toute profane et même de la danse, en parvenant à créer avec des moyens somme toute relativement modestes une véritable sensation d’opulence sonore et de diversité par une découpe en sections souvent nettement contrastantes. Ces qualités font de l’œuvre de Veneziano un maillon essentiel pour saisir l’évolution de la musique sacrée napolitaine vers l’esthétique du XVIIIe siècle telle qu’elle prendra forme, entre autres, chez Pergolèse, Durante ou Leo. Les concepteurs de cette anthologie ont eu la riche idée de ponctuer les trois Leçons retenues par des pièces instrumentales d’Alessandro Scarlatti que l’on entend également trop peu, alors qu’elles offrent une synthèse tout à fait convaincante entre style savant et fluidité mélodique, ainsi qu’une dramaturgie soigneusement élaborée sans le secours de la voix dont son fils Domenico saura se souvenir.

S’il n’a qu’une poignée d’années d’existence, L’Escadron Volant de la Reine a déjà une flatteuse réputation, ayant notamment remporté, en 2015, le Premier Prix et le Prix du public du Concours international du Val de Loire dont le jury était présidé par l’exigeant William Christie. Le premier disque que dévoile l’ensemble vient corroborer ces flatteuses rumeurs et ce sur plusieurs points. Le plus immédiatement évident est l’intérêt d’un programme qui ose s’aventurer sur des terres relativement peu fréquentées en dépit de leur intérêt et de leur beauté et donne à entendre, sauf erreur, deux Leçons inédites de Caresana et Veneziano. L’écoute réserve ensuite une succession d’excellentes surprises. On saluera tout d’abord la très grande qualité de la prestation de la soprano Eugénie Lefebvre dont le timbre offre un bel équilibre entre rondeur et clarté mis au service d’un investissement dramatique constant qui s’avère particulièrement convaincant. L'Escadron volant de la Reine Notturno © Adrien ToucheOn sait gré à la chanteuse d’habiter ces versets latins comme elle le ferait s’il s’agissait d’un texte écrit en langue vernaculaire, d’en solliciter le sens avec verve et subtilité et de les rendre ainsi très vivants et émotionnellement agissants. La réalisation instrumentale est également de haut niveau, non seulement sur le plan de la propreté technique, mais aussi par la finesse du trait, le sens du coloris et les contrastes intelligemment ménagés dont elle n’est jamais avare. Sans jouer la surenchère mais avec une fermeté d’intentions qui révèle leur capacité à construire un discours cohérent et une déjà tangible maturité, les musiciens suggèrent ici une atmosphère, soulignent là une trouvaille harmonique, et montrent un souci permanent de l’éloquence qui fait plaisir à entendre. Aussi audiblement à l’aise dans les démonstrations d’énergie que dans la suggestion poétique, L’Escadron Volant de la Reine signe avec ce Notturno un premier disque ambitieux et prometteur qui dénote de réelles affinités avec le répertoire italien dont il a choisi de faire un de ses chevaux de bataille. On attend la suite des aventures de cet ensemble avec une bienveillante curiosité.

Notturno L'Escadron volant de la ReineNotturno : Cristofaro Caresana (c.1640 – 1709), Première Leçon du Vendredi saint, Alessandro Scarlatti (1660 – 1725), Agar e Ismaele esiliati : Sinfonia, Sinfonia a quattro senza cembalo, San Filippo de Neri : Sinfonia avanti l’oratorio, Première Leçon du Jeudi saint, Gaetano Veneziano (1665 – 1716), Troisième Leçon du premier Nocturne du Vendredi saint

L’Escadron Volant de la Reine

1 CD [durée totale : 55’31] Evidence classics EVCD021. Ce disque peut être acheté chez votre disquaire ou en suivant ce lien.

Extraits choisis :

1. Alessandro Scarlatti, Sinfonia a quattro : LargoAllegro

2. Gaetano Veneziano, Troisième Leçon du premier Nocturne du Vendredi saint

Illustrations complémentaires :

Sebastiano Conca (Gaeta, 1676 ou 1680 – Naples, 1764), Le prophète Jérémie, 1718. Sanguine sur papier, 36,4 x 23,4 cm, New York, Metropolitan Museum

La photographie de L’Escadron Volant de la Reine, prise durant les sessions d’enregistrement en juillet 2015, est d’Antoine Touche.

Suggestion d’écoute complémentaire :

Je vous recommande ce très beau disque d’Antonio Florio et de ses Turchini consacré uniquement à Caresana et Veneziano qui complète parfaitement (et sans doublon) celui de L’Escadron Volant de la Reine. La soprano Valentina Varriale n’est certes probablement pas aussi engagée qu’Eugénie Lefebvre, mais elle se coule avec beaucoup d’aisance dans ces musiques pour les Ténèbres. La réalisation instrumentale et la direction sont très efficaces et rendent justice à un répertoire fréquenté avec autant d’affection que d’expertise.

Tenebræ, musiques pour la Semaine sainte à Naples. 1 CD Glossa GCD 922602. Ce disque peut être acheté chez votre disquaire ou en suivant ce lien (site de l’éditeur, avec un extrait à écouter, sans frais de port.)

16 Comments

  1. Eh bien voila une pertinente entrée en Vendredi Saint.
    Le largo de Scarlatti méditatif et reccueilli accoste sur les rives plus alertes de l’allegro et tu nous conduis ensuite vers cette troisième leçon de Veneziano fleurie qui baigne dans des élégances somme toute assez mondaines. Mais n’allait-on pas à Naples, comme dans l’Italie entière, aux concerts des églises comme au spectacle ?
    Il est amusant de voir que l’illustration de la Magdeleine présentée en exergue répond avec un contraste malicieux à l’évocation de cette volière de séduisantes jeunes beautés dont aimait s’entourer Catherine de Médicis et dénommé l’Escadron Volant…

    • Cette chronique aurait dû paraître un peu plus tôt dans la semaine, mais elle n’était pas assez prête à mon goût; tant pis, elle est encore à peu près congruente à cette période de l’année.
      Les Ténèbres étaient effectivement devenues un moment tout à fait mondain, et pas qu’en Italie (je t’invite à te reporter à ce qui s’écrivait en France à ce propos durant le Grand Siècle); l’opéra ne fonctionnait pas durant cette période et on vit donc les compositeurs assouvir leur envie de beau chant à travers ce répertoire sacré — Veneziano en offre une magnifique illustration.
      Le tableau contient aussi un autre clin d’œil, mais à une chronique que je suis encore en train de méditer… affaire à suivre, donc.
      Merci à nouveau pour tes commentaires.

  2. Michelle Didio

    25 mars 2016 at 10:15

    Merci, Jean-Christophe. Une belle surprise et un grand plaisir de retrouver votre chronique avec ces belles propositions faites en ce Vendredi Saint. J’apprécie particulièrement la voix d’Eugénie Lefebvre qui est d’un équilibre parfait., à mon sens. Joyeuses fêtes pascales.

    • J’avais dans l’esprit quelques chroniques pour ce temps de Pâques, Michelle, mais la vie comme elle va en a décidé autrement; d’une certaine façon, ce papier est un peu un rescapé même si j’espère en faire réémerger d’autres. J’aime beaucoup également la voix d’Eugénie Lefebvre parce qu’elle ne se contente pas d’être belle : elle nous entraîne à sa suite au cœur de ces Leçons de Ténèbres dont elle nous fait sentir toute la densité.
      Bonne fin de dimanche pascal à vous et merci pour votre commentaire.

  3. Humilité. C’est, pour moi, la vertu qui traverse, irrigue l’ensemble de ton article. Et touche au plus profond. Tes lignes, la musique et Marie-Madeleine pénitente s’en font l’écho prégnant.
    Dans la « foire aux vanités » qui meurtrit sous bien des formes — jusqu’ aux plus sanglantes — l’époque contemporaine, la pause bienveillante et bienfaisante proposée ici est un baume qui ne se refuse pas. Bien au contraire …
    Je t’embrasse, ami J.-Ch., et te souhaite un lumineux congé de fin de semaine.

    • Je crois, ami Cyrille, qu’il faut s’effacer le plus possible pour laisser toute sa place à ce que les œuvres ont à nous dire et tu sais ce que je pense de cette manie très moderne qui consiste à tout ramener à soi; faut-il être plein de soi jusqu’au bord pour ne pas s’apercevoir que l’on obstrue l’horizon. Ce qui me touche dans ton commentaire est qu’il me fait sentir que tu as perçu que cette chronique s’évadait au-delà d’elle-même, ce qui est effectivement le cas — écrire est aussi témoigner, faire mémoire.
      Pour ceci et pour ton attention réelle, sois remercié.
      Je t’embrasse et te souhaite bonne fin de dimanche.

  4. Succès à ce nouveau jeune ensemble au nom évocateur d´une période riche en légende, rumeurs ou peut-être vérité historique ? Et musique…

    Luca Giordano s´est exprimé avec tout son coeur dans ce tableau.
    A ne pas oublier en visitant le museo del Prado.

    Merci Jean-Christophe.

    • Je m’efforce autant que possible de demeurer attentif à ce que proposent les jeunes ensembles, Chantal, et je pense que cet Escadron Volant de la Reine, s’il sait faire les bons choix, ira loin, je le lui souhaite, du moins.
      Si j’ai un jour la chance d’aller au Musée du Prado, je ne manquerai pas de saluer cette Madeieine de Luca Giordano — décidément, que de trésors dans ce musée.
      Merci pour votre passage ici et pour votre commentaire.

  5. Bonjour cher Jean-Christophe
    Trop occupée pour consacrer le temps nécessaire à ta chronique, j’ai préféré attendre (même si ce n’était pas facile), mais, enfin, j’ai pu me poser pour écouter et lire.
    Cette musique est absolument magnifique, la voix de la soprano Eugénie Lefebvre est une merveille. Quel plaisir ces deux extraits ! Je te remercie vraiment bien sincèrement.
    Ta chronique toujours aussi riche a été elle aussi un bonheur à lire. (Ce n’est pas très originale comme phrase, mais je sais que tu en saisiras le sens ).
    J’aime beaucoup le tableau, et une nouvelle fois, nous avons la chance de pouvoir zoomer pour en admirer les détails . Merci 🙂
    Quant à la sanguine, tu imagines bien qu’elle me plait..
    Alors un tout grand et sincère merci cher Jean-Christophe .
    Je t’embrasse bien fort .

    • Bonsoir chère Tiffen,

      Tu as bien fait d’attendre d’avoir un peu de vrai temps pour t’arrêter sur cette chronique qui était assez copieuse musicalement parlant. Je suis heureux que mes choix t’aient plu; j’avoue beaucoup aimer ces œuvres napolitaines et j’ai pris un vrai plaisir à écrire à leur propos.

      L’avantage de musées intelligents comme celui du Prado est qu’ils mettent à disposition de qui le souhaite des images en très bonne résolution qui permettent d’aller au plus près des œuvres — ce n’est pas demain qu’on nous offrira la même opportunité en France.

      Je te remercie pour ton commentaire et te souhaite une belle soirée.

      Je t’embrasse bien fort.

  6. Anne Le Maître

    29 mars 2016 at 15:26

    Bonjour Jean-Christophe,

    on est un peu en retard mais je reste dans l’octave pascale. Admettons donc que les Ténèbres ne soient pas encore très loin – à écouter l’actualité, qui en douterait ?

    Si on pouvait tout transformer en musique, en beauté, et en invitation à élever son âme…
    Ne rêvons pas : et prenons les consolations quand elles viennent. Celle-ci, voix et musique, en est une qui me touche beaucoup. Merci.

    • Bonjour Annie,
      Soyez sans crainte, il ne saurait y avoir de retard ici, et je me plais au contraire à imaginer que chaque lecteur peut disposer de mes chroniques comme bon lui semble ou comme il le peut.
      La pensée qui court en filigrane de votre commentaire recoupe un de mes constats familiers, et je crois qu’on ne combat bien les ténèbres (sans la majuscule qu’elles ne méritent pas) qu’en exaltant la beauté et l’intelligence là où elles se trouvent; elles imprègnent ce disque qui est d’autant plus réjouissant qu’il émane de jeunes interprètes qui n’ont donc théoriquement pas fini de nous surprendre et de nous réjouir.
      Je vous remercie pour votre commentaire et votre fidélité et vous souhaite un heureux dimanche.

  7. Milena Hernandez

    30 mars 2016 at 11:40

    Encore une belle chronique… Grâce à vous j’ai fait un joli voyage à Naples, avec l’Escadron de la Reine et, sur votre bon conseil, en compagnie également de I Turchini. Je ne connaissais pas Caresana mais j’avais entendu jouer I Turchini sur France-Musique du temps où peut-être vous aussi écoutiez cette radio . L’extrait de A. Scarlatti est extrêmement émouvant. La Marie-Madeleine du Prado en ultra-haute définition (et dont on peut apprécier les détails presque mieux que de visu, ce qui est quand même paradoxal en art…) s’accorde tout à fait au dépouillement de la musique. Luca Giordano en a peint une autre, très différente, mais (c’est amusant) avec les mêmes cheveux! Bonne semaine (bien entamée), amitiés, Milena.

    • Si je suis aujourd’hui amateur de musique napolitaine des XVIIe (surtout) et XVIIIe siècles, chère Milena, c’est largement au travail d’Antonio Florio que je le dois, lui qui m’a guidé sur ces terres depuis les années 1990 — je vous laisse imaginer la fébrilité avec laquelle je guettais la parution de chaque nouveau volume de la collection « Tesori di Napoli » d’Opus 111, dont je dois avoir l’intégralité sur mes étagères. Retrouver ce répertoire interprété par un tout jeune ensemble français est une belle surprise qui démontre qu’une certaine ambition artistique est encore possible aujourd’hui et qu’il se trouve même des labels pour la soutenir; je souhaite de tout cœur à ce prometteur Escadron Volant de la Reine de connaître avec ce premier opus un succès propre à l’encourager à persévérer — les réactions des lecteurs ayant pris connaissance de cette chronique sont encourageantes.
      Je suis très reconnaissant à des musées comme celui du Prado de proposer des images en haute définition de leurs collections, car si rien ne remplace le contact direct avec les œuvres originales (parole d’historien de l’art), il est extrêmement intéressant de pouvoir disposer de cette ressource quand on ne peut faire le déplacement jusqu’à elles, sans compter le confort induit par l’absence de public et de dispositif de sécurité.
      Je vous remercie pour votre commentaire et vous souhaite un bel après-midi dominical.
      Amicales pensées.

  8. Bénédicte Gaulard

    4 avril 2016 at 21:31

    Cher Jean-Christophe, ces pièces napolitaines sont un merveilleux voyage, une belle découverte, un doux apaisement…merci, tout simplement

    • Chère Bénédicte,
      J’ai dorénavant toujours une pensée pour vous lorsque j’écris sur l’Italie et je suis naturellement ravi que ces quelques lignes et surtout ces musiques aient su vous séduire — il faut dire qu’on s’y entend outre-monts pour ce qui est du charme.
      Merci pour vos mots et à très bientôt.

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