Wunderkammern

Trouvailles pour esprits curieux

Le feu sous la grâce. Les Sonates du Rosaire de Biber par Hélène Schmitt

johann-nikolaus-gasner-paysage-avec-ruines

Johann Nikolaus Gasner (Francfort sur le Main, 1637 – ?, après 1680),
Paysage avec ruines, deuxième moitié du XVIIe siècle
Gouache sur parchemin, 7,8 x 9,4 cm,
Strasbourg, Cabinet des Estampes et des Dessins
Cliché © Mathieu Bertola/Musées de la Ville de Strasbourg

 

Il y a un peu plus de deux ans, fort avant dans la nuit claire du mois d’août, les Sonates du Rosaire de Heinrich Ignaz Franz Biber résonnaient sous les voûtes de l’église d’Arques-la-Bataille. Hélène Schmitt et ses musiciens ont pris quelques semaines plus tard la route de Gut Holthausen, en Allemagne, pour enregistrer l’intégralité d’un recueil qui est devenu, au même titre que les Sonates et partitas pour violon seul de Johann Sebastian Bach, un des Everest auxquels tout violoniste baroque rêve un jour de s’affronter. Que de chemin parcouru depuis la lecture pionnière d’Eduard Melkus gravée à Vienne aux premiers jours du printemps 1967 ! En janvier 1990, celui qui fut son élève, Reinhard Goebel, offrait aux micros d’Archiv, accompagné par son Musica Antiqua Köln, une interprétation dont la suprématie, malgré les réussites de Gunar Letzbor (Arcana, 1995), Alice Piérot (Alpha, 2003), Andrew Manze (Harmonia Mundi, 2004), Patrick Bismuth (Zig-Zag Territoires, 2004) ou, très récemment, Rachel Podger (Channel Classics, 2014), n’a jamais été réellement remise en cause.

La part de mystère qui, se jouant des études les plus savantes, entoure toujours ces seize pièces – quinze sonates pour violon et basse continue et une passacaille finale pour violon seul dont la date de composition est toujours disputée (avant 1676 ? vers 1684-85 ?) – autorise des approches très différentes dont le ton peut sensiblement varier en fonction, par exemple, du poids que l’interprète donne à leur dimension spirituelle, voire mystique. Nous sommes, en effet, en présence d’un rosaire, mot qui d’emblée désigne l’œuvre comme d’inspiration sacrée et de conception cyclique, rosarium désignant en latin ecclésiastique une guirlande de roses dont on couronnait la Vierge — notons au passage que l’intitulé le plus juste à donner à ce recueil serait Sonates sur les Mystères du Rosaire, puisqu’y sont évoqués des épisodes de la vie de Marie et de Jésus. Fleurs aussi enivrantes qu’épineuses que ces roses musicales ; pour l’oreille des auditeurs – et gageons qu’à l’époque, si l’on en juge par le soin remarquable apporté à la réalisation du manuscrit, tant du point de vue de sa graphie que de l’adjonction de vignettes gravées ornant le début de chaque sonate, ils furent peu nombreux et triés sur le volet – sollicitée par la succession des préludes et des mouvements inspirés par le chant (aria, lamento, recitativo, canzon et même l’antienne grégorienne Surrexit Christus hodie) ou la danse (allemande, courante, gigue, sarabande, gavotte, chaconne), parfois très brefs et faisant donc apparaître chaque sonate comme un paysage que la lumière recomposerait en permanence, cette démonstration souvent assez ébouriffante de virtuosité mise au service de l’expressivité – il aurait été passionnant de savoir comment ces pièces certes dotées d’un titre, fors la passacaille finale, mais finalement si peu descriptives étaient interprétées à l’époque, et notamment si l’on introduisait brièvement l’audience, si tant est que l’exécution ne se limitât pas au seul prince évêque Maximilian Gandolph, dédicataire du recueil, à ce qu’elle allait entendre – devait être une formidable source de délectation esthétique ; pour le violoniste, en revanche, ce chapelet représente autant de défis hérissés des difficultés parfois les plus acérées. Hormis dans la première sonate (L’Annonciation, comme il se doit) et la passacaille conclusive (ce qui nous entraîne curieusement du côté de l’opéra qui se refermait généralement sur cette danse, convention que le compositeur connaissait), Biber fait usage de la scordatura, un procédé qui consiste à modifier l’accord normal du violon (sol, ré, la, mi), quelquefois à un degré extrême (la Sonate XI, La Résurrection, intervertit ainsi la corde de ré et celle de la, ce qui aboutit à la matérialisation d’une croix derrière le chevalet), pour en élargir les possibilités en termes de technique, avec la réalisation de certaines triples et quadruples cordes particulièrement périlleuses, de résonance, notamment par un accroissement du phénomène de sympathie, et conséquemment de couleur. Il faut, en écoutant ces musiques aux sonorités parfois irréelles et aux détails minutieusement agencés dans un sens symbolique (on a, par exemple, une citation de la Sonate X, La Crucifixion, dans la Sonate III, La Nativité, ce qui s’accorde avec les représentations iconographiques de cet épisode dont on aurait tort d’oublier qu’il n’est pas uniment joyeux), s’imaginer que le violoniste qui joue ce qui est écrit sur la partition entend un résultat sonore différent de celui que ses doigts devraient produire ; pour lui comme pour l’auditeur, on peut parler d’un parcours initiatique semé de chausse-trapes nécessitant une concentration extrême, voire une véritable ascèse, où les frontières entre profane et mystique – notons que nous assistons ici à un mélange qui peut sembler singulier à notre modernité entre sujet sacré et formes séculières, comme en atteste la présence des danses qui étaient normalement interdites à l’église et confèrent à chaque sonate un caractère de suite –, réalité et idéalité tendent à se brouiller et même à disparaître, comme dans ces paysages rêvés par les miniaturistes du XVIIe siècle que leur sujet entraîne à dépasser le cadre matériel contraint, à l’instar de celui d’une sonate, dans lequel ils travaillent pour laisser se déployer leur imagination vers l’immensité.

Hélène Schmitt est une violoniste d’exception à laquelle son peu de goût pour l’exposition médiatique n’offre malheureusement pas toute la reconnaissance que son talent mériterait, mais dont ceux qui ont suivi son parcours en tout point exemplaire chez Alpha savent combien de découvertes et de bonheurs ils lui doivent. Ayant eu la chance d’assister aux deux concerts d’Arques-la-Bataille, j’attendais avec impatience la publication d’un enregistrement qui me semblait destiné, comme je l’avais écrit alors, à marquer la discographie pourtant relevée de l’œuvre. Avec sa magnifique pochette signée Petrus Christus, sa note d’intentions juste et touchante signée par la musicienne et sa captation chaleureuse et finement ciselée, le disque est aujourd’hui là et c’est un accomplissement, un des très rares, à mon sens, à pouvoir tutoyer la version désormais mythique de Reinhard Goebel. Bien sûr, la technique violonistique est irréprochable tant en terme d’intonation que de sûreté des traits, la sonorité est épanouie, sensuelle, solaire même, mais sans la dimension narcissique qui peut s’attacher à cet adjectif (voir, sur ce point, la version de Gunar Letzbor), la maîtrise de l’archet et la discipline de la pensée sont partout évidentes. Composé de musiciens aguerris, le continuo est impeccablement tenu et s’impose, mieux qu’un simple soutien, comme un partenaire à part entière qui dialogue avec la soliste et apporte à ses broderies de riches touches colorées ; son inventivité, sa discrétion agissante qui n’exclut aucunement la fantaisie contribuent indiscutablement à la réussite de cette réalisation. Toutes ces qualités de facture, que d’autres lectures possèdent également à des degrés divers, ne seraient rien sans la profonde réflexion menée par Hélène Schmitt sur ce recueil dont aucune dimension ne paraît lui avoir échappé ; elle ose aussi bien la lenteur que la fulgurance, le murmure que la flamboyance, toujours fervente et concentrée, d’une sensibilité passionnée et pourtant formidablement humble devant des musiques si fabuleusement complexes, aussi tortueuses que torturantes, auxquelles elle donne un souffle et une élévation que l’on cherche en vain chez la majorité de ses concurrents (la comparaison avec la lecture de Rachel Podger, adoubée par la critique notamment anglo-saxonne, est éloquente : on ne saurait lui contester l’élégance et la finesse, mais où est la flamme ?) À mes yeux, Hélène Schmitt et ses compagnons ont su approcher l’essence même de ces fameuses Sonates du Rosaire et si mon attachement envers certaines des versions qui m’accompagnent depuis de nombreuses années demeure intact, je sais que c’est vers ce disque de feu touché par la grâce que je me tournerai dorénavant, comme je le fais depuis qu’il m’est arrivé, pour sentir palpiter au plus près l’incroyable invention de Biber.

heinrich-ignaz-franz-biber-sonates-du-rosaire-helene-schmittHeinrich Ignaz Franz Biber (1644-1704), Sonates sur les Mystères du Rosaire

Hélène Schmitt, violon
François Guerrier, claviorganum
Massimo Moscardo, archiluth & théorbe
Francisco Mañalich, viole de gambe
Jan Krigovsky, violone

Wunder de Wunderkammern2 SACD [durée : 66′ & 79’41] Æolus AE-10256. Wunder de Wunderkammern. Ce double disque peut être acheté chez votre disquaire ou en suivant ce lien.

Extraits choisis :

1. Sonate I en ré mineur, L’Annonciation : Præludium

2. Sonate IV en ré mineur, La Présentation au Temple : Ciacona

3. Sonate XI en sol majeur, La Résurrection : Surrexit Christus hodie

4. Sonate XIV en ré majeur, L’Assomption de la Vierge : Gigue

J’adresse mes plus chaleureux remerciements à Florian Siffer et à Mathieu Bertola pour m’avoir permis d’utiliser la miniature de Johann Nikolaus Gasner, qui fait partie de l’exposition Petits mondes organisée au Musée de l’Œuvre Notre-Dame de Strasbourg jusqu’au 16 janvier 2017.

14 Comments

  1. Cher Jean-Christophe,

    j’admire toujours l’acuité d’écoute et d’analyse, le sens musical qui permettent à certains « happy few », dont vous faites partie, d’apprécier et d’évaluer la qualité de l’interprétation de tel ou tel musicien, et d’y mettre les mots qu’il faut pour faire partager votre analyse au plus grand nombre. Je suis à mon grand regret dépourvue de ce type d’oreille (ou d’intelligence), contrainte à un misérable « j’aime », « j’aime moins » ou « je déteste » qui me fait honte (« je n’y connais rien mais je sais ce que j’aime…. ») et me laisse muette de tout argument recevable.
    C’est très frustrant.
    Je prends d’autant plus de plaisir à découvrir vos impressions et, les échantillons musicaux que vous nous offrez venant en support, les raccrocher à ce que je peux entendre.
    Et à m’y fier, bien souvent, pour augmenter encore d’un volume ma discothèque idéale.

    Un grand merci, donc, pour ce nouveau trésor, qui me convainc d’emblée – mais vous avez bien compris que je ne saurais vous dire pourquoi !

    • Chère Anne,
      Je suis incapable de vous dire comment ces mots finissent par s’agréger, la seule chose dont je suis certain, c’est qu’il faut beaucoup de temps, de silence et d’écoutes successives pour commencer à « tenir » quelque chose qui soit susceptible de constituer une matière acceptable pour offrir ensuite aux lecteurs quelque chose d’à peu près « présentable. » Je trouve honnêtement qu’il n’y a rien de honteux ou de misérable à n’exprimer son ressenti que par des gradations d’affinité; elles sont souvent plus sincères que bien des approches qui se prétendent profondes.
      Si cette petite chronique a pu vous convaincre de l’excellence de cette lecture des Sonates du Rosaire par Hélène Schmitt, si elle a pu vous emmener sur les chemins de ce recueil si singulier, elle a atteint son but.
      Grand et sincère merci à vous pour votre attention et votre commentaire.
      Belle journée à vous.

  2. Michelle Didio

    12 novembre 2016 at 14:06

    Le climat si particulier de ces sonates sur le mystère du Rosaire est très bien rendu dans votre chronique, cher Jean-Christophe. Le « paysage avec ruines » campe le décor, empreint de mélancolie avec les tons de gris, mais aussi d’espoir avec la multitude de fleurs champêtres blanches qui surgissent au milieu des herbes fraîches. C’est le cycle des saisons, de la vie et de la mort, à travers la Vierge et Jésus, de la naissance jusqu’à la résurrection.
    Les détails que vous donnez au sujet de l’audience et du jeu des musiciens sont très instructifs et très utiles pour permettre de saisir les subtilités de cette oeuvre au plus près des intentions du compositeur. Le violon d’ Hélène Schmitt est en dialogue permanent avec les autres musiciens, dans une tension fine qui ne nous quitte plus.
    L’écoute en continu ne fera que renforcer le plaisir que j’ai eu en écoutant, ici, les extraits de ce joyau musical.
    Merci pour ce choix de disque et la qualité du travail que vous avez effectué, cher Jean-Christophe.
    Je vous souhaite une très agréable fin de semaine. Bien amicalement.

    • Je ne voulais surtout pas, chère Michelle, une illustration trop littérale (ce qui excluait de facto les représentations religieuses) pour cette chronique et je vois que vous avez en grande partie saisi l’esprit qui a présidé à mon choix.
      Les extraits proposés ici donnent une idée de la réussite de cette interprétation, mais vous verrez, à l’écoute en continu, à quel point elle est cohérente et fervente; il faut vraiment se plonger dedans comme on entame un parcours de méditation afin de mieux sentir son pouls si particulier.
      Je vous souhaite bonne découverte de ces Sonates du Rosaire et vous remercie pour votre mot.
      Bon après-midi et amicales pensées.

  3. Bonjour cher Jean-Christophe,
    Dès les premières notes du premier extrait, j’ai été saisi d’une incroyable émotion, proche de ce sentiment de plénitude qui m’avait envahi dans l’abbaye de Montmajour, tu sais, quand tu ne retiens que le beau ou le laid s’efface , le temps d’un instant …et aujourd’hui, c’est un sentiment que j’accueille avec plaisir, vu les circonstances de ce jour dont nous retenons tous la date.
    Et quelle belle écriture encore, quelle belle pochette !!
    Quant à la peinture elle me laisse vraiment admirative, peindre sur une aussi petite surface, avec autant de détails, c’est magnifique. Comme j’aimerais aller visiter cette exposition au musée de l’Oeuvre de Notre-Dame, qui sait …
    Pour tout cela, je te dis un IMMENSE merci , merci aussi pour le lien « L’exposition » où je me suis promenée un peu…
    Je te souhaite une journée aussi belle que possible, sans oublier de t’embrasser bien fort .
    Tiffen

    • Bonjour chère Tiffen,
      Plénitude me semble un mot assez juste pour définir cette interprétation et j’en ai ressenti beaucoup moi aussi à l’écoute de ces deux disques que j’ai pris le temps de fréquenter longuement avant d’écrite à leur propos. Cet équilibre m’a semblé une réponse appropriée à l’agitation de cette semaine et au bien triste anniversaire de ce jour.
      Le beauté et la culture sont à la fois des armes et des refuges, et il me semble plus que jamais indispensable de les cultiver dans ce monde qui va tellement dans tous les sens qu’il en perd toute direction.
      Je te remercie bien sincèrement pour ton mot et te souhaite une bonne fin de dimanche; il n’a cessé d’hésiter ici entre averses et éclaircies, ce qui me semble un symbole parfait.
      Je t’embrasse bien fort.

  4. La grâce est présente également sur la miniature … Un pointillisme d’une finesse inégalée, à la gouache sur parchemin, réalisé avec une très fine plume, de colombe ? je trouve cela merveilleux. L’écoute demande une grande disponibilité alors je vais tenter de me l’offrir.

    • Oui, bien chère Marie, il y a de la grâce un peu partout dans ces notes et cette image, et je tente de m’imaginer les heures de travail minutieux nécessaires pour réaliser ce vaste paysage que l’on pourrait presque tenir dans le creux de sa main. L’écoute fractionnée rend assez mal justice à l’excellence du travail d’Hélène Schmitt et de ses amis, mais en continu, ils nous font voyager très loin.
      Grand merci à la colombe – celle qui annonce la proximité de la terre ferme ? — de t’avoir d’un coup d’ailes conduite jusqu’ici 🙂

  5. lenormand rémi et monique

    15 novembre 2016 at 18:36

    Encore un disque rare. Nous avions eu le bonheur d’entendre la prestation à Arques la Bataille: difficile pour nos oreilles pas assez éduquées mais absolument passionnant et d’une richesse incomparable . Nous écouterons ce cd en nous rappelant cet incomparable festival d’Arques où une équipe dynamique, très cultivée, se fait fort de faire découvrir à tous dans un climat chaleureux des musiques toujours nouvelles .
    Merci Jean-Christophe pour cette encore très bonne nouvelle.

    Bonne soirée.

    Amitiés de nous deux.

    Rémi et Monique.

    • C’était une sacrée expérience que ces deux concerts, chers Rémi et Monique, et l’interprétation qu’Hélène Schmitt a donné de la Passacaille « de l’Ange gardien » est demeurée très vive dans ma mémoire — un instant de lumière et de grâce absolues. Une des vertus du disque est d’éliminer les inévitables scories inhérentes à l’interprétation en direct d’un recueil aussi exigeant et je suis certain que vous y retrouverez la magie de ces deux nuits du Rosaire. D’ailleurs, la chronique de demain devrait également vous permettre de renouer avec ce festival auquel on ne peut qu’être attaché.
      Grand merci pour votre commentaire et à nouveau belle soirée.
      Amitiés à tous deux.
      Jean-Christophe

  6. Milena Hernandez

    17 novembre 2016 at 17:51

    Cher Jean-Christophe, je ne vous ai pas remercié pour la longue réponse que vous avez eu l’amitié de m’écrire, je le fais maintenant et j’ai bien du retard, vous travaillez trop vite pour moi ! 🙂 J’aime beaucoup Biber aussi, votre chronique et les commentaires de vos lecteurs m’ont donné l’occasion cette semaine d’écouter de nombreuses interprétations de ces sonates dont la fameuse passacaille que j’adore !! De grands noms de la musique baroque les ont enregistrées et je comprends votre attirance pour le disque que vous nous avez si bien présenté. Il y a une certaine simplicité (même si ce mot paraît étrange et même antinomique étant donné la redoutable difficulté de ces pièces), une volonté de ne pas faire d’effets gratuits. Je vous avais avoué ma passion pour les chacones et passacailles (j’avais à la suite de votre chronique acheté le disque de Marie Leonhardt que j’écoute souvent), je ressens une émotion comparable avec le généreux extrait de la sonate IV et je suis sûre que le disque entier résonne de cette plénitude. Encore merci. Amitié. Milena

    • Chère Milena,
      Même si je vous ai demandé de ne pas en tenir compte, vous comprenez pourquoi ma préférence va (et ira toujours) au blog : je peux prendre tout le temps que je souhaite pour vous répondre et aussi longuement qu’il me sied — un luxe à l’époque du « vite publié, vite oublié » propre aux réseaux sociaux 😉
      Si vous aimez Biber, je ne saurais trop vous recommander ce disque de très haute tenue – s’agissant de la Passacaille, j’y ai trouvé ma version pour l’île déserte – qui, je le crois, ne vous décevra pas; vous avez vous-même défini certaines de ses qualités et son absence de gratuité dans les effets en fait beaucoup : c’est le compositeur qui tient ici le devant de la scène et les musiciens sont à son service, ce qui n’est hélas pas toujours le cas.
      Si vous vous laissez tenter, me direz-vous si la rencontre avec cette lecture a eu lieu ?
      Grand merci pour votre commentaire et belle fin de semaine.
      Amitiés.
      Jean-Christophe

  7. Redon Claudine

    22 novembre 2016 at 14:36

    Merci, cher Jean-Christophe pour cette musique qui berce , repose, réconforte, et rejouit l’âme, celle ci en a souvent bien besoin…

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