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Trouvailles pour esprits curieux

Drames d’atours. La Reine de Haydn par Le Concert de la Loge

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Attribué à Alexandre-Jean Noël (Brie-Comte-Robert, 1752 – Paris, 1834),
Une vue de la place de Louis XV, avant 1787
Huile sur toile, 49,8 x 74,9 cm, Los Angeles, The J.Paul Getty Museum

 

Après les démêlés épiques autour de l’interdiction qui lui était faite, au mépris de la réalité historique, par un comité sportif crasseux du bulbe d’utiliser l’adjectif « olympique » dans son nom, on attendait avec une impatience non dissimulée le premier disque du Concert de la Loge, pierre inaugurale d’une intégrale annoncée des Symphonies parisiennes de Joseph Haydn, dont je persiste à estimer qu’il n’est pas assez régulièrement mis à l’honneur en France.

Cette relative indifférence constitue un singulier retournement de l’histoire, car peu de compositeurs furent autant fêtés que lui dans le Paris du dernier quart du XVIIIe siècle où ses œuvres fréquemment interprétées régalaient les auditeurs autant qu’elles suscitaient l’émulation des musiciens, débutants ou plus confirmés. La toute jeune Société Olympique, très probablement pour asseoir la réputation des concerts qu’elle organisa à partir du 11 janvier 1786, se tourna assez naturellement vers le maître d’Ezsterháza et lui passa commande, vers la fin de 1784 ou le début de 1785, de six symphonies dont son orchestre, que les archives nous décrivent comme imposant (65 membres !) et brillant, assurerait la création en exclusivité. Comme la presque totalité des titres des œuvres de Haydn qui en sont dotées, celui de la Symphonie en si bémol majeur, qui porte le numéro I.85 dans le catalogue d’Anthony van Hoboken, est apocryphe, même s’il semble s’être fixé assez tôt, dès l’édition d’Imbault en 1788 ; peut-être peut-on déceler dans son intitulé « La Reine de France » un indice de la dilection particulière qu’éprouvait Marie-Antoinette à son égard. Ce qui est, en revanche, indiscutable, c’est que cette partition a su capturer de façon parfois troublante un certain esprit français d’Ancien Régime que, contrairement aux contemporains, nous savons finissant, au travers notamment de la présence affirmée, dès la brève introduction Adagio précédant le Vivace initial, des rythmes pointés qui constituent une sorte de gallicisme musical, ou de l’utilisation de mélodies d’allure populaire traitées avec un raffinement tout aristocratique – le deuxième mouvement, noté de façon là encore très française Romance et à variations, citerait la chanson La jeune et gentille Lisette –, un peu comme on jouait à la bergère à Trianon sans oublier pour autant sa sphère sociale d’appartenance. Hormis deux passages orageux, dont seul le premier est en mode mineur, qui éclatent dans le Vivace liminaire et sont des citations de la Symphonie en fa dièse mineur Hob. I.45 dite « Les Adieux » (1772), rien ne pèse dans cette « Reine de France » aux élans quelquefois théâtraux et portée de bout en bout par une formidable et altière énergie, où Haydn semble s’être plu à déguiser ses trouvailles les plus méditées (le Finale est, sur ce point, éloquent) sous les apparences de la simplicité, comme une révérence spirituelle à cette véritable élégance toute de fluidité qui ne souligne rien mais dont on sent qu’elle procède d’une harmonie où aucun élément n’a été laissé au hasard.

Que pouvait-on entendre, en cette seconde moitié du XVIIIe siècle, lors d’une représentation de sociétés musicales comme le Concert Spirituel ou le Concert de la Loge Olympique ? Ce programme, dont le fil conducteur le plus évident est la dramatisation du discours, que ce dernier comporte ou non des paroles, nous en offre un aperçu au travers, outre de celle de Haydn, d’une symphonie de Henri-Joseph Rigel et de deux airs italiens extraits d’opéras signés respectivement Giuseppe Sarti et Johann Christian Bach. Ces derniers, avec instruments obligés, illustrent parfaitement ce qui pouvait faire s’enthousiasmer le public d’alors ; le premier, extrait de Didone abbandonata (1762), dépeint, dans une veine sensible que souligne encore la plainte du hautbois, les soupirs de Sélène, amante malheureuse délaissée par un Énée préoccupé par des conquêtes qui n’ont rien de sentimentales, tandis que le second, tiré de la sérénade Endimione (1772), est une aimable et virtuose mise en garde, ornée d’une flûte babillante à souhait et d’un style qui fait une nouvelle fois mesurer l’immense dette de Mozart envers le dernier des fils Bach, contre les tourments qu’inflige l’amour à qui ne sait pas lui résister. Originaire de Wertheim et ayant travaillé à Stuttgart et Mannheim avant de s’installer à Paris vers 1767, Rigel fait partie de ces compositeurs, qu’il faudrait mieux documenter au disque, ayant fait souffler sur la musique française le vent nouveau du préromantisme. Volontiers orageuse et heurtée en ses mouvements extrêmes, sa trépidante Symphonie en ut mineur op. 12 n°4 (1774) sait également trouver des accents plus apaisés, plus tendres mais pas totalement exempts d’une certaine nostalgie dans son Largo non troppo central, opérant ainsi une intéressante synthèse entre goûts français et germanique.

Ce premier enregistrement du Concert de la Loge offre de nombreuses raisons de se réjouir, dont l’une des principales est d’assister à l’éclosion d’un véritable collectif formé de remarquables individualités qui, avec humilité et cœur, mettent tout leur talent au service de la réussite du projet qu’ils défendent. Invitée de marque, Sandrine Piau se montre excellente dans les deux airs qu’elle interprète avec intelligence, finesse et un vrai sens du théâtre ; l’orchestre offre à sa voix souple et chaleureuse un écrin de choix, se montrant très attentif et réactif dans le soutien qu’il lui apporte et soucieux de faire vivre les dialogues qui se tissent entre eux ; on félicitera particulièrement Emma Black (hautbois), Javier Zafra (basson) et Tami Krausz (flûte) pour le brio dont ils font montre dans leurs parties obligées. Les deux symphonies sont également bien maîtrisées et le sens du drame y souffle avec une indéniable efficacité, en particulier celle de Rigel dont les emportements sanguins et la mélancolie diffuse sont rendus avec beaucoup de justesse par un ensemble dont la discipline et la cohésion font plaisir à entendre. Il me manque, dans celle de Haydn, un rien de détente et de sourire, en particulier dans la Romance, pour être complètement séduit, mais les enjeux de ce disque et le contexte dans lequel il a été réalisé sont sans doute pour beaucoup dans cette légère lacune ; pour le reste, tout est là, le discours est impeccablement construit et avance sans temps mort et sans errance sous la houlette d’un Julien Chauvin qui a manifestement pris le temps de laisser mûrir sa réflexion sur les œuvres avant d’y entraîner ses troupes, les traits sont fermement dessinés, les couleurs indéniablement belles, ce travail étant mis en valeur par une captation bien équilibrée.

Ce volume inaugural est donc globalement une réussite qui augure fort bien de la suite de cette intégrale des Symphonies parisiennes dont on va guetter les prochaines étapes avec attention et gourmandise. Je recommande à tout amateur de la musique de Haydn et à tout curieux de la vie musicale française durant les dernières décennies de l’Ancien Régime de se plonger dans ce programme où le connu côtoie intelligemment le moins fréquenté.

haydn-la-reine-rigel-sarti-jc-bach-le-concert-de-la-logeFranz Joseph Haydn (1732-1809), Symphonie en si bémol majeur Hob. I.85 « La Reine de France », Henri-Joseph Rigel (1741-1799), Symphonie en ut mineur op. 12 n°4, Giuseppe Sarti (1729-1802), « Io d’amore, oh Dio! mi moro » (extrait de Didone abbandonata)*, Johann Christian Bach (1735-1782), « Semplicetto, ancor non sai » (extrait d’Endimione)*

*Sandrine Piau, soprano
Le Concert de la Loge
Julien Chauvin, violon & direction

1 CD [durée : 59’53] Aparté AP131. Ce disque peut être acheté chez votre disquaire ou en suivant ce lien.

Extraits choisis :

1. Franz Joseph Haydn, Symphonie Hob. I.85 : [I] AdagioVivace

2. Henri-Joseph Rigel, Symphonie op.12 n°4 : [II] Largo non troppo

16 Comments

  1. Vous nous offrez Les « belles couleurs » de Haydn, merveilleusement servies par le Concert de la Loge. Je suis heureuse de ce choix et je vous en remercie, Cher Jean-Christophe. Je vais déguster les extraits que vous proposez avant de me replonger dans les miniatures de Strasbourg dont j’ai à peine défini les détours. Je partage votre publication avec grand plaisir. Belle journée avec mes amicales pensées.

    • Ce qui me semble évident, chère Michelle, c’est que le Concert de la Loge a non seulement des choses à nous dire sur Haydn, mais aussi sur ses contemporains moins connus qui mériteraient de mieux l’être; en ce sens, ce disque est une contribution passionnante à une meilleure connaissance d’une période qui n’est pas si bien documentée au disque qu’on pourrait le croire. J’espère que vous prendrez plaisir à cette chronique et à celle, qui demande certes un peu plus de temps, des Petits mondes strasbourgeois et je vous remercie pour votre toujours grande attention à mes propositions.
      Belle suite de dimanche et amicales pensées.

  2. Jean-Noël BENOIT

    18 décembre 2016 at 20:50

    Merci pour cette interprétation de Haydn, si peu conventionnelle, avec ses vives couleurs, mais aussi la précision du jeu, son ton assez sérieux mais point trop studieux, loin en tout cas des grands effets orchestraux du temps de Dorati. Votre commentaire apporte comme chaque fois des éclaircissements précieux. C’est un art que de ne pas rendre Haydn ennuyeux, selon la réputation qu’on lui fait quelquefois, alors que le plus souvent c’est que notre sensibilité n’est plus préparée à percevoir les nuances de cette époque-là. Les rendre de nouveau perceptibles, le Concert de La Loge y parvient bien. Tous mes encouragements. Jean-Noël Benoit.

    • J’imagine sans mal que lorsque l’on est accoutumé à des interprétations plus « traditionnelles » comme celles de Dorati (écoutée autrefois à titre documentaire), cette lecture du Cercle de la Loge doit sembler assez inhabituelle, mais, à titre personnel, je me vois mal écouter aujourd’hui ce type d’œuvre avec un orchestre sur instruments modernes, pour des questions de couleurs et d’articulation notamment. Je pense qu’un travail comme celui du Concert de la Loge nous rapproche de Haydn et son univers et que, pour cette raison et le talent qu’il déploie pour le faire, il mérite d’être connu et promu.
      Je vous remercie bien sincèrement pour votre commentaire et vos encouragements.

  3. On peut toujours voir les mêmes interprètes dans un concert du 7 octobre dernier avec un programme analogue (le deuxième disque à paraître ?) avec la symphonie n° 83 et une symphonie en ré mineur de Guénin, sans compter les deux airs de Bach et de Sarti, toujours par Sandrine Piau.
    http://fr.medici.tv/#!/julien-chauvin-sandrine-piau-haydn-bach-guenin-sarti

    • Merci pour ce complément d’information bienvenu. Il me semble effectivement que la prochaine symphonie à être mise à l’honneur au disque sera la Hob.I.83 et je suis curieux des compléments de programme qui seront retenus, car je compte sur eux pour nous en apprendre encore sur l’activité des ces Concerts parisiens du XVIIIe siècle.

  4. Merci pour cette chronique et qu´elles fleurissent toujours en cette prochaine année 2017.

    Bien à vous.

  5. Bonjour Cher Jean-Christophe
    A peine remise d’une gastro qui m’a clouée au lit depuis dimanche, j’émerge un peu enfin, et que demander de mieux pour me remettre complètement, que cette belle chronique instructive et cette très jolie et émouvante musique . Bravo au Concert de la Loge.
    Merci !
    Je t’embrasse bien fort .
    A très vite 🙂

    • Bonsoir chère Tiffen,
      Tu vois que nous avons eu raison de soutenir Le Concert de la Loge et de diffuser la pétition qui a tenté de le rétablir dans ses droits, même si cette entreprise n’a hélas pas été couronnée de succès : voici un ensemble véritablement prometteur dont, je crois, nous n’avons pas fini d’entendre parler.
      Merci pour ton commentaire et remets-toi vite.
      Je t’embrasse bien fort et te dis à bientôt.

  6. C’est une belle réussite du Concert de la Loge, en dépit de l’acharnement dans l’opposition à reconnaître l’antériorité indiscutable. Le Concert de la Loge ne sera pas entaché de scandaleux dopages.

    • Eh oui, bien chère Marie, ces talentueux musiciens n’ont besoin ni de soudoyer qui que ce soit, ni de prendre des produits interdits pour nous faire rêver; il suffit de fermer les yeux et de les écouter, et nous y sommes.
      Merci pour ton écoute et pour ton commentaire.

  7. lenormand rémi et monique

    23 décembre 2016 at 12:13

    Cher Jean-Christophe,
    Merci de nous avoir fait découvrir « le concert de la loge » qui ne risque pas d’être dopé par les pubs intempestives à propos d’enregistrements commerciaux et d’artistes aléatoires hélas bien trop vite oubliés.
    Haydn est effectivement un très grand musicien pas assez connu du grand public mais susceptible de procurer bien du bonheur aux musiciens curieux non aliénés par les mass média.
    Bonnes fêtes de Noël et à l’an prochain pour de nombreuses et riches découvertes sur ce passionnant blog toujours vivement attendu.

    Amitiés.

    Rémi et Monique.

    • Chers Monique et Rémi,
      Je tiens Haydn pour le plus brillant musicien du XVIIIe siècle, devant Mozart pour lequel j’ai pourtant une très grande tendresse : que d’intelligence et de sensibilité ses œuvres révèlent-elles à ceux qui prennent le temps de les écouter vraiment ! Je suis toujours ravi quand de jeunes et talentueux musiciens comme ceux du Concert de la Loge s’en font les ambassadeurs, déplorant juste qu’ils ne soient pas plus nombreux à le faire.
      Je vous remercie pour votre mot et vous souhaite à mon tour de belles fêtes de Noël – vous avez peut-être vu que ma chronique du jour abordait ce thème – pleines de vraies attentions et de belles musiques.
      Amitiés.
      Jean-Christophe

  8. lenormand rémi et monique

    3 janvier 2017 at 16:10

    Cher Jean-Christophe,

    Nous vous souhaitons une excellente année 2017 : santé, affection, culture.
    C’est toujours grand plaisir que de vous lire et de découvrir ce que nous allons encore écouter de vraiment nouveau. Vos critiques, vos goûts sont toujours très personnels et c’est très bien. Ne vous occupez de personne et faîtes comme bon vous semble, c’est dans ce sens que vous serez le meilleur. Vous êtes loin – très loin – de prêcher dans le désert, les enregistrements dont vous faîtes un éloge communicatif sont très souvent eux-mêmes recommandés par des critiques à la solde de personne, au jugement subjectif sûr. En voici, un exemple avec « le concert de la loge » ci-dessous, Il y en a bien d’autres ; continuer vos tribunes musicales et picturales, on s’instruit grâce à vous, on s’enrichit – non financièrement certes – et ce n’est que pur bonheur de partager les avis avec vous-mêmes et ceux et celles qui fréquentent ce blog indispensable.
    « Et la fleur vole » est une véritable merveille. Nous allons commander les Noël de ce très grand musicien qu’est François Lazarevitch.
    Et nous écoutons aussi tous les autres cd- tels Sébastien Daucé – achetés grâce à vos conseils, profitant de ce que le Pays de Bray est enfoui dans le givre et le froid.
    Merci infiniment pour tout et surtout continuez.
    Vive 2017 en votre compagnie et celles des autres contributeurs de ce blog.

    Amitiés.
    Rémi et Monique.

    La sélection de Pierre Gervasoni (Le Monde).
    A ceux qui croient avoir tout entendu en musique classique comme à ceux qui n’en ont jamais écouté, il faut recommander l’album qui permet au Concert de la Loge de décrocher la palme d’or d’une sélection pour oreilles non académiques. Galvanisante dans des partitions plus (Haydn, Symphonie n° 85, « La Reine de France ») ou moins (Rigel, Symphonie n° 4) connues, la formation emmenée par Julien Chauvin accompagne idéalement la soprano Sandrine Piau dans des pages (Sarti, J.-C. Bach) annonciatrices de Mozart. Puissance de fauve, souplesse de félin, la patte d’Hugues Dufourt inscrit Burning Bright dans l’histoire, classique avant l’heure, d’un monde qui se suffit à lui-même.
    Toujours éclairant, jamais démonstratif, le jeu de Geoffroy Couteau se renouvelle dans la fraîcheur intimiste de l’univers brahmsien. Un jalon dans l’histoire du disque, tout comme l’enregistrement de la Sonate d’Henri Dutilleux par Arthur Ancelle, contribution d’importance à la commémoration du centenaire de la naissance du compositeur. Savoir lire entre les lignes est aussi l’apanage de Bernard Cavanna, qui, dans ses arrangements de Schubert (avec accordéon !), se montre aussi inspiré que dans sa propre musique pour invalider l’opposition entre « populaire » et « savant ».
    1) Haydn La Reine, du Concert de la Loge, Julien Chauvin et Sandrine Piau (Aparte)
    2) Burning Bright, de Hugues Dufourt – Les Percussions de Strasbourg (PDS)
    3) Johannes Brahms, L’Œuvre pour piano seul, de Geoffroy Couteau (La Dolce Volta/Harmonia Mundi)
    4) Œuvres pour piano de Chopin et Dutilleux, d’Arthur Ancelle (Melodiya/Outhere Music)
    5) Cavanna et Schubert, transcriptions de Lieder, Trios avec accordéon, d’Isa Lagarde (soprano), Anthony Millet (accordéon), Noëmi Schindler (violon), Atsushi Sakaï (violoncelle) (NoMadMusic)

    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/musiques/article/2016/12/30/2016-en-musiques-nos-tympans-font-le-bilan_5055512_1654986.html#wmru3AbKwR1RMHPk.99

    • Cher Rémi, chère Monique,
      J’ai pris quelque délai pour répondre à votre si sympathique message, veuillez m’en excuser. Je vais suivre très exactement le conseil que vous me donnez et continuer de ne me préoccuper que des projets qui m’ont touché et que je souhaite faire connaître à mes lecteurs — je n’ai, entre nous, pas l’envie de fonctionner autrement.
      Je tiens à vous remercier bien sincèrement d’avoir été aussi présents et réactifs tout au long de l’année qui vient de s’écouler; ne doutez pas que je vous en suis profondément reconnaissant.
      Je vous souhaite à tous deux le meilleur pour ce 2017 encore tout neuf et vous adresse de bien amicales pensées.
      Jean-Christophe

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