Wunderkammern

Trouvailles pour esprits curieux

Liberté(s)

« Soustrais-toi, si tu peux, au tracas de tes affaires ; sinon, arrache-toi de là. »
Sénèque, À Lucilius, II, 19

Chapelle Saint-Nicolas, Alsace, août 2016

 

Ce maintenant traditionnel billet du premier de l’an est né par une de ces chaudes journées d’été comme l’Alsace sait en réserver, à l’ombre fraîche de la chapelle Saint-Nicolas près les ruines de Niedermunster et sous les bienveillantes frondaisons du chemin qui grimpe en sinuant vers le mont Sainte-Odile. On gagne beaucoup, je crois, à se mettre en retrait de ses activités, loin de toute forme de lien et de sollicitation, pour les considérer d’un œil différent.

Pour un blog comme Wunderkammern que je fais vivre, tant du point de vue éditorial que matériel, avec mes seules ressources, la communication est un enjeu de taille, non pour chatouiller le nombril du chroniqueur qui a honnêtement d’autres plaisirs, mais pour apporter de la visibilité aux projets qu’il souhaite défendre. Or, aujourd’hui, il est absolument inconcevable de se passer, sur ce point, de l’apport des réseaux sociaux ; une des décisions prises à la fin de cet été a pourtant été non de m’en extirper définitivement, ce qui n’arrivera que lorsque j’aurai trouvé un moyen aussi efficace pour diffuser mes publications, mais de prendre de claires et durables distances avec eux, une attitude qui a parfois été interprétée, à tort, comme un mépris d’autant plus inacceptable, pour ceux qui l’ont ressenti comme tel, qu’une des oukases de notre époque est de ne pouvoir émettre aucune critique sur ces fabuleux réseaux sauf à se faire traiter d’ennemi du progrès et d’une liberté de communiquer qui n’est, bien trop souvent, que celle de s’exposer en espérant se faire reluire. Chers utilisateurs de ces médias qui me liriez, sachez qu’à moins que se soient tissés entre nous de vrais liens, je n’éprouve aucun intérêt pour les photos de vacances, de décoration d’intérieur, de repas du jour, de fringues ou de bagnoles, pas plus que je n’ai envie de voir les ego-portraits des narcisses qui n’ont que leur miroir pour horizon – quelle stupide manie ont ces gens de ne pouvoir photographier un tableau ou un paysage sans y insérer leur trogne – et de subir ceux qui font étalage ou, pire, commerce de leur vie privée ; je me passe également fort bien des lamentations météorologiques éplorées à la première averse, des mondanités entre gourmés de même sérail, des réflexions philosophiques pour vade-mecum du concours de miss France, des commentaires des spécialistes biberonnés à Wikipédia, des larmes crocodiliennes qui ne mettent pas même vingt-quatre heures à sécher, des indignations et des slogans qui se rêvent tempétueux et ne sont que venteux. Je récuse absolument la tyrannie de l’hyper-connexion qui, selon le mot très juste entendu d’un pasteur, coupe les gens de leur intériorité, ainsi que l’obligation de la transparence, de l’emballement – quel ridicule de voir fleurir des « joyeux Noël » dès le 23 décembre – et de la sur-réactivité hystériques. Je ne crois plus aux réseaux sociaux autrement que pour les mises en contact qu’ils facilitent ; l’expérience m’a démontré qu’ils n’étaient pas aussi efficaces qu’on le prétend pour favoriser l’accès à du contenu, du moins si celui-ci fait plus de cinq lignes ou ne se résume pas à une image : j’ai pris tant et tant de pratiquants de ce qu’une amie nommait pertinemment le « clic furtif hypocrite » en flagrant délit de lecture cursive, voire inexistante, que je serais bien sot de me faire encore des illusions. Si j’ai une dette envers 2016, année cruelle qui a tant meurtri la France et a par ailleurs enlevé nombre de talents en donnant souvent le sentiment qu’un monde était en train de disparaître, c’est de m’avoir ramené vers cet essentiel qu’est la liberté. Entendons-nous bien, je ne dis surtout pas : « faites comme moi », mais je dis plus que jamais : « faites ce que vous voulez mais ne me demandez ni d’acquiescer, ni de vous imiter. »

Il y aura sans doute peu d’évolutions profondes dans la ligne de Wunderkammern durant cette nouvelle année ; l’accueil réservé aux quelques recensions de livres publiées en 2016 m’incite à poursuivre mon effort dans ce domaine, et les désinscriptions consécutives aux chroniques de disques hors du champ de la musique dite classique, y compris celles de tel ou tel musicien dont j’ai autrefois soutenu le travail avec constance, ne me découragent pas de persévérer ; je n’écris pas pour me faire cajoler par un microcosme d’esprits qui faute d’être aussi supérieurs qu’ils l’imaginent ne peuvent souvent se prévaloir que d’être installés ; je ne retiens personne, n’ai rien à vendre et rien à gagner ; je ne m’exprime que sur des projets qui me touchent sans me préoccuper de quoi que ce soit d’autre. Je revendique également cette liberté-ci et laisse bien volontiers aux commentateurs et polémistes des réseaux sociaux le soin de tenir ces salons pour lesquels je ne suis définitivement pas fait. J’ai lancé, il y a quelques jours, un projet parallèle à ce blog-ci ; son titre, La belle Alsace, en explicite le propos et j’invite avec plaisir celles et ceux d’entre vous qui le souhaiteraient à lui rendre une petite visite.

2017 sera marquée par des commémorations autour de deux compositeurs qui me sont depuis longtemps chers, Claudio Monteverdi et Georg Philipp Telemann ; je pense néanmoins que je tenterai plutôt de mettre l’accent (sans qu’il soit envahissant) sur un autre anniversaire, celui de la Réforme, événement historique dont on sait quelle floraison musicale il provoqua, engendrant un répertoire qui a toujours été un de mes sujets d’exploration favoris.

Cette année sera, en France, électorale et on peut conjecturer sans être grand clerc que les caniveaux y seront abondamment remplis. Pendant que les myrmidons qui seront demain au pouvoir fourbissent leurs armes, des nouvelles assez alarmantes continuent à arriver, la culture étant systématiquement la première sacrifiée sur l’autel des économies, victime du peu de goût qu’ont pour elle des édiles prompts à instruire son procès en élitisme pour mieux la condamner, procédé d’autant plus scandaleux lorsque l’on sait que nombre de collectivités territoriales ont continué à recruter abondamment en faisant fi de tout équilibre budgétaire ; du Musée des Beaux-Arts de Chartres fermé jusqu’à nouvel ordre dans une indifférence assez consternante aux subventions retirées par la ville d’Auxerre à l’ensemble La Fenice, il y a du souci à se faire, d’autant que la culture demeure, pour l’heure, la grande absente des débats politiques d’avant la présidentielle. Il est à souhaiter que les citoyens seront vigilants lorsqu’ils useront d’une de leur libertés, qui est celle du choix qu’ils feront dans le secret de l’isoloir.

En ce premier jour de l’année, je vous adresse, chers lecteurs, tous mes sincères vœux pour un bel et libre 2017. J’ai une pensée toute particulière et chaleureuse pour ceux d’entre vous que je sais avoir été cruellement éprouvés en 2016.

À bientôt et merci pour votre fidélité.

Accompagnement musical :

Felix Mendelssohn-Bartholdy (1809-1947), Symphonie n°5 en ré mineur, Reformations-Symphonie : [IV] Choral « Ein feste Burg ist unser Gott » – Andante con motoAllegro vivaceAllegro maestosoPiù animato poco a poco

Orchestra of the 18th Century
Frans Brüggen, direction

Symphonies 3 à 5. 1 double CD Philips 456 267-2. Indisponible.

56 Comments

  1. Catherine Arranger

    1 janvier 2017 at 08:58

    Merci, Jean-Christophe, pour votre sincérité, belle, qui va droit au cœur. Merci surtout pour vos cadeaux si profondément riches en découvertes. Année 2017 inspirée, je vous, je nous les souhaite. Merci !

    • Je ne sais pas fonctionner autrement que de cette façon-ci, Catherine, et si j’en paie parfois le prix, j’en retire surtout des joies durables.
      Je vous remercie d’être venue jusqu’ici en ce premier jour d’une année que je vous souhaite sereine et riche de mille belles choses.
      À très bientôt.

  2. Chacun fait comme il veut, comme il peut, au moins les réveillons souhaités à l’avance, les étalages de bons sentiments ont-ils le mérite de ne pas appeler à la haine et au meurtre…
    J’utilise beaucoup wikipedia qui m’apporte les choses que je ne connais pas encore.
    Je te souhaite d’être paisible, musical et poétique !

    • C’est exactement le message de ces vœux, Catherine : chacun est libre de faire comme il veut, y compris de dire qu’il ne se reconnaît pas dans les « valeurs » que charrie le monde complètement incohérent dans lequel nous vivons.
      Je te souhaite une année 2017… florissante, naturellement 🙂

  3. Bonjour Jean-Christophe,
    Merci pour tes voeux et tes coups de coeur (j’ai acheté à la suite de ton article le dernier enregistrement Bach de Vox Luminis, une merveille…) et reçois en retour mes voeux les plus chaleureux pour 2017 où nous aurons encore bien besoin de s’évader et de s’ouvrir l’esprit à la lecture de tes billets.
    Amicalement
    Pascal

    • Bonjour Pascal,
      Quelle bonne surprise de te retrouver autour de ce billet de vœux et d’apprendre par la même occasion que tu as apprécié le si beau disque Bach de Vox Luminis. Je suis d’accord, nous allons avoir besoin, cette année encore, de puiser largement dans tout ce qui nous apporte beauté et intelligence pour faire face à une conjoncture quelque peu grisâtre, pour user d’un euphémsisme.
      Je te remercie pour tes souhaits et t’adresse les meilleurs des miens en retour pour 2017.
      Amitiés,
      Jean-Christophe

  4. Re bonjour Cher Jean-Christophe

    Quel bel extrait tu nous offres là !! (Un hommage aussi à Frans Brüggen).

    Et cette petite et adorable chapelle donne envie de se poser là, loin de tout…..

    C’est une bien belle remarque que fait Sénéque à Lucilius………. autant que faire se peut ..

    Je comprends tout à fait le sens de ton billet et je suis tout à fait d’accord avec toi , et ton amie a trouvé le terme exact « le clic furtif hypocrite » ! Tant pis pour eux, ils ne savent pas ce qu’ils perdent…
    Quant à moi, je suis droguée à Wunderkammern, drogue douce, stimulante et enrichissante.. 🙂
    Bravo encore pour ton nouveau blog « La belle Alsace »., … je te suis fidèlement, et tu auras toujours mon soutien par des commentaires à la Tiffen…
    Je t’assure une nouvelle fois de mon amitié, merci pour tout et plus encore…..
    Je t’embrasse bien fort.
    Tiffen

    • Bonsoir chère Tiffen,
      Les premières journées de l’année ne filent visiblement pas moins vite que les autres; je comptais te répondre ce matin, nous voici en fin d’après-midi.
      Il y a effectivement une claire dimension d’hommage dans mon choix musical, mais ce billet est, de toutes façons, tissés d’un nombre de fils très personnels; comment pourrait-il en être autrement lorsqu’on livre un peu de sa vision du monde ?
      Je te remercie pour ta fidélité que je sais réelle et te donne rendez-vous tout au long de l’année au gré des découvertes ici ou sur La belle Alsace.
      Je t’embrasse bien fort.

  5. Ce billet de voeux, je l’attendais. J’attendais les messages qu’il contient, et le principal message qu’il expose au grand jour. Ce message essentiel qui doit plus que jamais être entendu et que nombre d’inconstants et d’inconséquents pervertissent, ou bien en oublient la beauté et la force. Ce message plein de sagesse. Celle-là même proposée par Sénèque à Lucilius que tu partages en exergue, et renforcée, illustrée dans ton incipit.
    En ta compagnie, mon ami, 2017 s’envisage déjà par d’heureux auspices.
    Je t’embrasse avec toute l’amitié que tu sais, et te souhaite un lumineux premier dimanche de l’année nouvelle.

    • Sénèque m’a fourni un fil d’or que je n’ai plus eu qu’à suivre, ami Cyrille. Je crois bien que j’ai cette citation en tête depuis mes années à la fac, ce qui n’est pas précisément hier, et elle s’est naturellement imposée à moi pendant que je réfléchissais à ce que j’allais développer ici. Je n’entends pas convaincre qui que ce soit : j’expose juste les choses telles que je les envisage, libre à chacun de faire ensuite comme il l’entend.
      Je me réjouis d’ores et déjà du chemin de 2017 à parcourir au fil de nos échanges et te renouvelle ici tous mes plus sincères vœux.
      Je t’embrasse, mon ami.

  6. En très peu de mots mais avec grande sincérité, mes meilleurs vœux à vous et en très grande reconnaissance, merci pour toutes ces perles musicales que vous me faites découvrir, faisant ainsi briller les moments plus ternes de la vie,

    • Point n’est besoin de longs discours, Renée, seule la sincérité (m’)importe, et c’est avec la même que je vous adresse, en retour des vôtres, tous mes vœux les meilleurs pour cette nouvelle année durant laquelle j’espère continuer à pouvoir porter jusqu’à vous de belles découvertes musicales.
      Merci pour votre mot.

  7. Michelle Didio

    1 janvier 2017 at 11:16

    En vous remerciant de vos bons vœux, cher Jean-Christophe, je vous souhaite une année pleine de sérénité, celle qui convient à l’écriture de vos si belles chroniques. C’est une joie de savoir que je vais pouvoir trouver encore en 2017, dans vos billets, des informations précieuses et un grand plaisir musical. Que la musique vive plus que jamais. De bien amicales pensées.

    • Devant le monde comme il va, chère Michelle, nous avons plus que jamais besoin des arts, et si ce rempart peut sembler bien dérisoire, je le crois néanmoins essentiel, d’autant qu’il nous raccorde à ce que l’homme peut produire de meilleur quand nous sommes si habitués qu’il nous fasse voir le pire de sa nature. Je tenterai donc de continuer, durant l’année qui vient, à apporter des petites pierres pour que qui le souhaite puisse se bâtir un univers qui lui ressemble.
      Tous mes vœux vous accompagnent pour 2017 et de bien amicales pensées, toujours.

  8. Cher Jean-Christophe,

    Vous êtes notre invité du dimanche (pas toujours mais fréquemment) comme nous vous l’avons déjà écrit… car c’est dimanche de vous lire.
    Grâce à vous nous avons découvert (entre autre) en cette dernière année « l’Affaire Arnolfini » et l’Ensemble Vox Luminis avec un plaisir tellement immense que nous avons partagé et ce livre et les CDs avec certains encore capables de lire et d’écouter. Aujourd’hui vous nous faites sortir de notre discothèque ce CD un peu mis de côté et vous avez raison.
    Comme souvent.
    Belle année à vous en découvertes dont nous bénéficierons avec un réel plaisir.
    Véronique et Bernard.

    • Chers Véronique et Bernard,
      Celui qui écrit ignore très souvent comment ses propositions arrivent dans le quotidien de ceux qui lui font l’honneur de le lire et si vous m’aviez déjà écrit que mes chroniques étaient les invitées de certains de vos dimanches, l’idée que vous ayez eu envie, à votre tour, de faire profiter d’autres de vos découvertes m’enchante, tout comme de savoir que j’ai rappelé à votre souvenir ce beau disque de Frans Brüggen qu’il faut thésauriser, les éditeurs se souciant visiblement bien peu de rendre à nouveau disponible le legs de ce chef confié aux micros de Philips.
      Je vous remercie pour votre mot et vos vœux et vous souhaite à tous deux une très belle année.
      Jean-Christophe

  9. Maman de trois enfants, mamie de sept petits enfants, je suis pourtant là, dans mon petit studio amiénois, libre de prendre le temps de te lire.
    Pas étonnée de tes mots, heureuse de découvrir ton nouveau site sur l’Alsace, je pensais justement qu’on ne parlait pas assez de cette très belle région, voilà que tu me fais un beau cadeau.
    Hier soir justement je suis allée, avant sa fermeture, au chalet Alsacien de mon marché de Noël et j’ai dégusté en guise de repas de réveillon une part de flammekueche et un bretzel gratiné, en disant adieu à cette année 2016 si éprouvante pour beaucoup.
    Que 2017 préserve la « Culture » avant tout.
    Continuons de préserver aussi notre « Liberté » en sachant utiliser avec intelligence comme tu le fais, les réseaux sociaux.
    Belle journée Jean-Christophe et à très bientôt, ici et en Alsace.
    Mes bises amicales
    Annick

    • Tu rappelles une des libertés les plus essentielles à mes yeux, Annick, qui est celle d’utiliser à notre guise le temps dont nous disposons, denrée précieuse s’il en est, et je te remercie d’en consacrer un peu à ce blog, comme je prends plaisir à suivre tes déambulations au sein de la ville que tu aimes tant et dont tu es une excellente ambassadrice.
      Je partage complètement ton avis concernant l’Alsace à laquelle la majorité des gens ne prête attention qu’un mois dans l’année, ce qui a d’ailleurs été le point de départ de ma réflexion. J’espère parvenir à attirer l’attention sur elle avec ce nouveau blog.
      Je te souhaite une année 2017 riche de couleurs et de bonheurs et me réjouis déjà des beaux moments que ton objectif saura capturer.
      Merci encore et de bien amicales bises.

  10. mireille batut d'haussy

    1 janvier 2017 at 12:51

    Nous accompagnerons vos saisons, sans jamais tricher ; quant à nos assentiments et nos partages, ils resteront ce qu’ils ont toujours été : sans concessions, enthousiastes, déconcertants parfois, toujours sincères, jamais calculés.
    Votre message est clair et ne suscite aucune réserve de ma part.
    Je vous adresse à la fois les voeux très cordiaux des éd. d’écarts et les miens, sans adjectif.
    Bonne route ! Nous ne serons jamais loin. M.

    • De vous, Mireille, je sais que je peux attendre cette sincérité presque tranchante qui m’est infiniment précieuse, car elle me permet de me remettre en question et de progresser. Quelles que puissent être les distances – et vous êtes déjà plus loin et plus haut que j’imagine un jour être –, parcourir cette année en me disant que vous demeurerez attentive me rendra sans doute le chemin moins ardu.
      Je vous remercie pour vos vœux et vous adresse les meilleurs des miens.

  11. Bonne et belle année à vous, Jean-Christophe, pleine de cette énergie que l’on ressent à vous lire ce matin. Faites nous encore partager vos coups de coeur (et le mot « partage » ne vient pas ici au hasard) il y a de grandes chances qu’ils s’invitent peu après dans notre bibliothèque ou sur notre platine !
    Petit partage de ma part : ‘ai passé la période de Noël avec alternativement :
    – Les « Noëls baroques » de la Maîtrise de Radio France et les Musiciens de Saint-Julien (éditions Radio france)
    – « The High Road to Kilkenny », chants gaeliques des 17e et 18e siècles, par les mêmes musiciens de Saint-Julien (Alpha-Classic)
    – « A Queen of Hearts, » chanté magnifiquement par Rosemary Stanley (ne serait-ce pas sur vos conseils, d’ailleurs ?)

    Bien à vous,

    ANNE

    • C’est une fort jolie sélection que celle qui a accompagné votre fin d’année, Anne, et j’y reconnais un disque que j’aime beaucoup et avais conseillé lors d’une de mes chroniques d’été (The high road to Kilkenny). Mes choix se sont plutôt portés sur de la musique française (le disque Charpentier de Correspondances chroniqué le 24 décembre) et germanique (Bach, bien entendu, mais également une assez forte dose de répertoire XVIIe) avec une légère touche italienne (un disque de cantates profanes dont je reparlerai ici), cette période étant également propice, pour moi, au retour sur les disques qui ont accompagné les douze mois écoulés.
      Je vous remercie pour vos bons vœux et vous adresse tous les miens en retour, en espérant vous retrouver au fil des partages de l’année qui vient.
      Bien à vous,
      Jean-Christophe

  12. Colette MEYER

    1 janvier 2017 at 16:38

    Je vous adresse mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année. C’est une joie de vous lire quand j’ai le temps car je ne veux même pas que l’on me signale que le nouveau partage que vous nous offrez est là. Vous m’êtes nécessaire car vous m’ouvrez d’autres univers et vous aiguiser mon sens critique. Des personnes averties savent si bien vous faire part de leurs émotions qui ont la même résonance chez moi que je me permets juste de vous écrire aujourd’hui en ce premier de l’an pour vous souhaiter longue vie. Vielen dank comme on peut le dire dans ma Moselle profonde.

    • Votre message, Colette, me touche beaucoup, et pour avoir vécu moi-même quelques années en Moselle, je n’y songerai plus sans avoir en même temps une pensée pour vous.
      Le but que je poursuis avec ce blog est justement d’essayer d’ouvrir des horizons vers ce que je pense être digne d’intérêt et c’est une belle récompense pour moi de penser que c’est ainsi que vous l’accueillez.
      Je vous remercie de tout cœur pour vos vœux et vous en adresse de très chaleureux pour 2017.

  13. Emile Meunier

    1 janvier 2017 at 16:39

    Bonjour Jean Christophe, que cette nouvelle année vous soit douce et heureuse dans votre vie privée et qu’elle nous procure grâce à votre entremise les belles découvertes et émotions artistiques que vous nous transmettez depuis déjà quelques années. Je ne manquerai pas d’aller régulièrement vous suivre sur les routes de l’Alsace que j’ai decouverte il y a plus de 50 ans à l occasion d un voyage scolaire et fait découvrir à nos enfants par la suite. Que de beaux paysages,châteaux, eglises,villages,musées. ..que de belles randonnées pédestres et cyclistes à parcourir…et maintenant c ‘est le patrimoine de la musique et danse traditionnelle que nous y explorons avec nos amis d' »au gré des vents »…Avec mon amitié. Emile

    • Bonsoir Émile,
      Nous verrons bien ce que l’année qui commence nous réserve, mais j’ai déjà dans l’esprit un joli rendez-vous de février que je guette avec impatience 😉
      Il y a beaucoup de belles choses à voir en Alsace, d’où le titre de ce blog parallèle, et s’il peut vous donner l’envie d’aller y poser vos chaussures de randonnée, je considérerai qu’il a atteint un de ses buts.
      Je vous adresse tous mes souhaits les plus sincères pour 2017; puisse-t-elle être faste sur tous les plans pour vous.
      À bientôt et avec mon amitié,
      Jean-Christophe

  14. TOUQUET DEREAC

    1 janvier 2017 at 16:52

    Bonjour Jean-Christophe si je puis me permettre cette proximité;
    Je vous lis avec grand bonheur chaque fois que je le peux et suis si souvent ravi de tout ce que vous nous offrez à découvrir, et, aujourd’hui, après moultes hésitations dues probablement à un manque de simplicité de ma part, je me risque à déposer un commentaire sans autre but que de vous remercier de ce partage, cette considération que vous faites naître et circuler au travers de ce blog.
    Que cette nouvelle année, dont le cours va déjà irrémédiablement vers son flot de belles et heureuses surprises mais aussi, sans nul doute, son lot de déconvenues, soit pour vous comme pour tous ceux qui vous suivent, une belle année de rencontres humaines, artistiques, amicales, vraies et sincères. Que cette « liberté » que vous revendiquez à juste titre soit porteuse de cette ouverture aux autres, aux cultures, aux arts… si nécessaire en ces temps où bien des formes d’obscurantismes d’où qu’elles viennent, se voudraient d’être érigées en dogmes!
    Oubliez mes mots s’ils vous importunent, retenez seulement: Bonne année et merci!
    Très cordialement.
    Yves

    • Bonsoir Yves,
      Comment pourrais-je être importuné par un commentaire comme le vôtre ? Vous avez eu une riche idée de vous exprimer en toute simplicité – une des choses auxquelles je tiens beaucoup ici – et je vous en suis reconnaissant.
      Il est évidemment très difficile d’imaginer ce que sera l’année qui nous attend, mais quelques dates cerclées sur le calendrier peuvent servir de balises : la parution d’un livre ou d’un disque que l’on attend, telle exposition ou telle échappée à envisager sont autant de points lumineux sur une carte qui reste majoritairement obscure. Pour le reste, efforçons-nous de demeurer libres et ouverts pour laisser souffler un maximum de vie sur nos existences sans nous accrocher à une foule de hochets qui nous infantilisent. Je pense que le bonheur découle tout naturellement de la capacité que nous avons à être au clair avec nous-mêmes; c’est un cheminement qui n’est pas simple, mais qui est exaltant.
      En vous remerciant pour vos vœux, je forme à votre endroit les souhaits les meilleurs pour cette année qui commence. Puisse-t-elle être belle et sereine pour vous.
      Très cordialement,
      Jean-Christophe

  15. Bonjour Jean-Christophe,
    Je n’ai pas encore laissé de commentaires à votre blog. Votre message de vœux m’y invite.
    Soyez assuré que ce n’était pas faute d’intérêt, au contraire, mais peut-être par timidité ou par paresse, peu importe. Sachez que j’y trouve l’occasion faire de belles découvertes, de perfectionner mes goûts et d’aiguiser ma curiosité.
    Si je vous écris aujourd’hui, c’est pour vous remercier pour votre billet « Liberté(s) » qui m’a fort touché par sa sincérité et son indépendance par rapport à un certain courant général de la pensée unique.
    Vous exprimez par des mots justes, et mieux que je ne pourrais jamais le faire, ce que je pense et ressens à l’égard entre autres des réseaux sociaux, nourrissant à leur égard une certaine aversion et une évidente défiance.
    Je suis chagriné de constater l’addiction de nos contemporains aux smartphones et autres portables qui envahissent la vie au quotidien, polluent les transports en commun, les restaurants et les foyers, donnant l’apparence d’une population de zombies autistes.
    Paradoxalement on nous déclare vivre dans l’ère de la communication !? Mais de quelle communication s’agit-il ?
    Il semble plus facile pour beaucoup de ne plus « communiquer » que par l’intermédiaire de ces engins. Quoi de plus triste que de voir 2 personnes à table au restaurant n’ayant plus rien à se dire si ce n’est « communiquer » chacun dans son coin avec les réseaux sociaux ou à défaut, rester dans un profond silence ou un mutisme confondant.
    Je suis sidéré par la mode des selfies et le narcissisme qu’il développe. Ces smartphones qui sont à présent agrémentés de perches pour être sûr d’être au rendez-vous photographique devant de magnifiques paysages ou d’œuvres d’art que les utilisateurs s’approprient pour y insérer leur ego. Triste aussi de constater que l’émotionnel prend le pas sur la compassion, triste aussi de voir que les slogans envahissent les médias, que les formules toutes faites fassent tâches d’huile et que tout le monde braie la même chose au même moment. Le « prêt à penser » fait florès et voue aux gémonies la réflexion et le jugement personnel.
    Les amitiés virtuelles et la culture « Zapping » seraient-ils le reflet actuel de notre société ?
    Je me refuse à l’admettre et, personnellement, ce sont la musique, le silence et la marche dans la nature qui me réconcilient avec la société et me sauvent. J’y puise la force de croire encore à la nature humaine dans ce qu’elle a de plus positif.
    Votre blog en est un bel artisan et je vous remercie pour cet apport intelligent et instructif.
    Bonne année à vous aussi
    Pierre M.

    • Bonjour Pierre,
      Je pourrais reprendre presque mot pour mot ce que vous écrivez tant vos constats recoupent ceux que je fais au quotidien. J’ai souvent le sentiment d’être dans une société dans laquelle nombre de gens semblent incapables de vivre les choses par eux-mêmes et ont absolument besoin de le faire sous les yeux des autres, ce qui me semble une façon d’agir pour le moins singulière. Cette privation de l’intime, souvent volontaire même si les gens n’ont pas conscience des portes qu’ils laissent ouvertes, a quelque chose de terrifiant et même si je n’ai rien à cacher, je me vois mal exposer ma vie où que ce soit et de quelque façon que ce soit.
      J’ai bien conscience qu’agir en suivant les principes que je décris ici et applique dans ma vie de tous mes jours isole, mais je l’assume sans problème, tant je suis payé en retour de sérénité et d’écoute comme de regard vis-à-vis des choses — avez-vous remarqué à quel point cette civilisation qui avance casque sur la tête et nez sur son écran de téléphone a désappris à voir et à écouter ? Je reste stupéfait également de voir combien les relations entre les gens sont rapidement consumées, loin de tout approfondissement. Je ne serais pas étonné, à ce rythme, qu’un jour on considère le mot de durée comme insultant.
      Je vous remercie bien sincèrement pour votre intervention si juste. Il est très rassérénant de savoir que l’on n’est pas seul à jeter sur ce qui nous entoure un regard critique.
      Je vous souhaite le meilleur pour l’année qui vient; puissent la vraie communication et la quiétude de l’esprit être au rendez-vous.
      Jean-Christophe

  16. Le salut bien en accord du Capitaine, mon cher Jean-Christophe. Je suis bien en phase avec tes opinions sur la façon de vivre des réseaux. On pose des questions mais on ne s’en pose pas vraiment. On juge sans analyse. On réagit mais on n’agit pas. Mais je ne vais pas paraphraser ce que tu as si bien exprimé. Ayant quitté le fameux réseau depuis trois ans déjà, je sais ce que tu ressens, mais ces espaces virtuels ne sont pas la vraie vie, et c’est de surcroît très chronophage. Je dirai seulement que je regrette les quelques personnes qui prennent du temps pour s’y exprimer sérieusement. Mais bon, comme pour la minette de Lorraine, trop de gangue tue le minerai.
    Alors si je puis me permettre, ne te pose plus la question, puisque apparemment depuis quelques mois tu y as répondu. Pour autant ne ferme pas ton compte, c’est toujours utile d’aller voir de temps à autre ce qu’on t’aura signalé par ailleurs.
    Et puis pour cette année nouvelle, je souhaite que tes chroniques soient toujours aussi passionnantes et éclectiques, et pour toi, un enthousiasme de découvreur et un regard émerveillé sur tout.
    amitiés

    • Cher Capitaine,
      Comme je suis heureux de te lire, et si je sais les raisons de ton silence, je peux te dire que ton regard et ta patte ont manqué ici.
      Nos opinions sur les réseaux dits sociaux convergent largement et l’expérience que j’en ai m’a fait mesurer à quel point ce qui s’y échange pouvait manquer de substance; on y vend du lien frelaté qui finit par rendre les gens dépendants puis malades (ce qui est peu ou prou synonyme), comme l’a démontré une étude qui a établi que le niveau de stress des personnes qui rompaient avec ce genre de site baissait rapidement et durablement.
      Je ne fermerai pas mon compte, qui me sert à diffuser les informations de mes blogs tout en restant informé sur ce qui m’intéresse (grosso modo, l’actualité des musiciens et des expositions), mais je n’ai pour ainsi dire aucune autre activité, n’en ayant ni le temps, ni l’envie.
      Je te remercie bien sincèrement pour ton commentaire plein de cette attention qui encourage celui qui écrit à toujours tenter d’offrir le meilleur.
      Que cette année soit aussi belle que possible pour toi.
      Mes plus amicales pensées te rejoignent.

  17. Bonsoir Jean-Christophe,
    A plus d’un titre je me retrouve dans vos écrits dont je partage totalement l’avis, les réseaux sociaux (j’en suis quasi absente et n’y suis venue à la base que pour Marc), Wikipédia (utile pour une petite info mais quand on sait que n’importe qui peut y écrire, l’on peut douter de ce qui y est affirmé), La belle Alsace à laquelle je viens de m’abonner, la Culture sacrifiée, la Liberté dont je profite amplement et je me recentre également depuis quelques mois tout comme vous.
    Si je vous disais ce que je fais depuis quelques semaines…. chut ! Trop privé et personnel mais passionnant et créatif : j’adore. Ce qui est amusant, c’est que j’étais justement en train d’écrire sur la Liberté, voire aussi la Libération et la trahison quand j’ai accédé à votre billet. Revenons-y justement. Je ne vous étonnerai guère si je vous écris n’adhérer que peu à Monteverdi et Telemann mais la Réforme, pourquoi pas ? L’avenir me le dira. Splendide cet extrait que j’ai adoré. Normal : période des Romantiques, un être qui vous (nous) était très cher à la tête de son merveilleux orchestre.
    J’ai senti une larme pointer lorsque j’ai lu vos dernières lignes me sentant quelque peu concernée… Me tromperais-je ?
    Merci pour vos cadeaux sans cesse renouvelés, ce que vous faites pour nous et ce que vous êtes, je ne l’écrirai jamais assez. Je vous souhaite également une excellente année 2017 qui me semble bien partie pour vous avec ce nouveau blog. Quant à moi, j’appréhende quelque peu les élections. Le Grand Est… pour la Lorraine, ce serait une honte ! L’Alsace fera, je l’espère, pencher la balance et, pour une fois je lui serais extrêmement reconnaissante d’être si infailliblement droite 😉 A propos, il est heureux que vous y soyez allé en été car « les inséparables régions » sont glaçantes avec – 5° voire plus bas encore. Ben oui, je parle météo ici 😀
    Toujours fidèle et silencieuse n’étant point en confiance et à l’aise pour m’exprimer comme vous le savez. Mais quand je le fais, c’est une sacrée tartine à digérer : bon courage !
    En espérant une très belle première soirée de l’année pour vous,
    Bien cordialement,
    Evelyne

    • Bonsoir Évelyne,
      Je vous retrouve telle qu’en vous-même et avec un très grand plaisir à l’occasion de ce traditionnel billet, merci d’avoir pris de votre temps pour rédiger ce commentaire. Je me réjouis de vous savoir sur la voie d’un mieux-être voire d’une renaissance après les épreuves que vous avez traversées (non, vous ne vous trompez pas).
      Je me doute quelque peu que Monteverdi et Telemann ne sont pas des sujets qui vous font exulter (mais je vous assure néanmoins que vous pourriez y trouver de l’agrément), mais j’ai dans ma manche deux fort jolis disques dont je parlerai bientôt et qui devraient être à votre goût, du moins dans la période chronologique qui vous est chère. Bien entendu, le clin d’œil à monsieur Frans était volontaire; le tournant de l’année porte également en filigrane le souvenir de ceux qui ne le prendront pas avec nous.
      Je vous remercie pour votre élan envers La belle Alsace; la région m’est particulièrement chère et je connais bien la morsure de ses hivers, que je trouve plus supportable que l’humidité qui accompagne généralement cette saison ici. Pour le reste, je prévois une forte hausse des températures dans les mois qui viennent et j’espère simplement qu’elles ne deviendront pas extrêmes; attendons-nous à en entendre des vertes et des trop mûres.
      Je vous souhaite le meilleur pour ce 2017 tout neuf et vous adresse de bien amicales pensées.
      À bientôt.

  18. Merci Jean-Christophe pour les trésors 2016 de votre caverne aux merveilles. J’ai suivi certaines de vos recommandations avec grand bonheur cette année. Je me laisserai donc donc encore et fidèlement enchanter chaque dimanche par votre cabinet de curiosités. Je m’apprête également à vous suivre, « à l’allure poétique, à sauts et à gambade » sur les routes d’Alsace. Et allons de parentés en coups de coeur, libre et en dérive.
    Bonne année 2017 et merci encore.
    Sophie

    • À sauts et à gambades est une expression qui revient assez naturellement sous ma plume (Montaigne oblige), Sophie, et je vous remercie pour ce clin d’œil certes involontaire, mais savoureux.
      Je suis évidemment ravi que certaines de mes recommandations aient pu vous conduire à faire de belles découvertes; c’est le but qui m’anime et continuera à constituer le fil rouge de l’année à venir.
      Puisse-t-elle être faste pour vous.
      Merci pour vos vœux et votre fidélité.

  19. Fidèle lecteur et infidèle épistolier, je vous remercie tant pour le plaisir que me procurent toutes ces perles que vous égrainez sur mon écran et à mon tour je vous présente tous mes vœux pour 2017?
    Très cordialement vôtre,

    Francis Etienne Sicard Lundquist.

    • Je ne vous tiens aucune rigueur de votre infidélité épistolaire, Francis Étienne, car je suis assez bien placé moi-même pour savoir à quel point on ne trouve pas toujours le temps et l’énergie pour réagir partout où on le souhaiterait. Je vous remercie, tout au contraire, pour l’attention dont vous voulez bien honorer mes chroniques et pour les vœux dont vous me faites présent. Puisse l’année 2017 vous combler et mettre vos rêves à votre portée.
      Très cordialement à vous.

  20. Catherine B-C

    2 janvier 2017 at 17:35

    Merci, Jean-Christophe, de nous rappeler le précepte de ce bon Sénèque, que nous pouvons, tous tant que nous sommes, rivés devant nos écrans, méditer et faire nôtre en ce début d’année nouvelle !
    Je vous suis depuis longtemps, vous le savez, j’imagine et admire le travail que vous fournissez pour chaque article, nourri d’une passion éclairée, j’ai appris à apprécier, au fil des ans, la sincérité de votre engagement, votre intransigeance et votre honnêteté, mais jamais encore je n’avais pensé que ce blog puisse être le terrain de luttes (non intérieures !) et de mesquineries qui seraient capables d’affaiblir votre indépendance ! L’excellence de votre travail mérite une juste reconnaissance, celle des lecteurs qui je l’espère, vous témoignent nombreux leur enthousiasme et leur gratitude, assez régulièrement pour stimuler votre élan et éteindre vos doutes . Il est vrai que, pour ma part, je passe trop souvent ici sans rien dire, sans avoir jusque là véritablement mesuré la nocivité de ces silences… Ce billet m’éclaire définitivement sur ce point et m’incite à remédier à cela, saison des bonnes résolutions oblige !
    Je souhaite une belle et longue vie à cet espace d’expression riche, sincère et libre ! Force et courage pour continuer, Jean-Christophe, sans perdre votre énergie à justifier votre liberté !
    Amitiés sincères

    • Sans trop entrer dans des détails parfois peu ragoûtants, Catherine, le monde de la critique musicale et culturelle n’est malheureusement pas aussi « pur » que ce que l’on pourrait imaginer et on peut vous y assassiner tout en protestant de la plus parfaite amitié; si j’ai eu la chance d’avoir rencontré sur mon chemin des personnes qui ont eu la bonté de m’épauler, d’autres ne m’ont pas épargné et, naturellement, parmi ceux-ci se trouvaient des gens que je n’avais pas hésité à aider et à recommander. Avec les années, je distancie beaucoup ces coups bas, mais j’ai une conscience aiguë de la fragilité d’un blog comme celui-ci, qui ne repose que sur mes capacités, forcément limitées.
      Je sais l’attention que vous portez à ce qui se publie ici et chacune de vos interventions a été empreinte d’une bienveillance dont je vous suis infiniment reconnaissant. Je vous remercie pour vos encouragements et vos vœux; les meilleurs des miens vous accompagnent pour tout cette année et au-delà, à titre personnel comme dans votre activité dont vous savez à quel point elle me laisse durablement admiratif.
      Avec ma sincère amitié.

  21. Bonjour,

    J’ai atterri sur ce blog par hasard, cherchant au moyen de Google une photographie en haute résolution de je ne sais plus quelle peinture. Vos commentaires musicologiques me dépassent — je devrais me remettre à la musique savante, mais ce n’est pas mon plus grand centre d’intérêt, et j’en ai trop pour en cultiver aucun sérieusement, à part l’objet de mes études — mais vos propos artistiques et généraux m’ont retenu, ainsi que les belles œuvres que vous me faites découvrir.

    Les réseaux sociaux (et Twitter en particulier) favorisent effectivement la communication irréfléchie, mais je vous trouve assez injuste envers Internet : s’il n’est point la seule planche de salut, loin s’en faut, sa richesse est telle qu’elle oblige à se détourner de nombre d’articles, de lieux de discussions, voire de personnes ou de domaines, dont on voudrait s’enrichir. La bonne économie intellectuelle est un trésor, et la frugalité une vertu.

    Merci, bonne continuation, et heureuse année.

    • Bonsoir Nicolas,
      Le hasard a eu la main heureuse et je vous remercie d’avoir pris le temps de laisser un témoignage de votre passage. Je cultive tout comme vous un certain nombre de jardins dont ce blog ne donne à voir qu’une petite partie, parce qu’il faudrait sinon passer sa vie à écrire et la mienne ne me le permet pas.
      La critique qui fonde ce billet est bien celle des réseaux sociaux et non celle d’Internet : il serait assez incohérent de tailler en pièces un moyen qui me permet de m’exprimer sur des sujets qui me passionnent et m’autorise l’accès à des trésors qui, sans lui, demeureraient inaccessibles, faute, la plupart du temps, de moyens.
      Bonne continuation dans vos recherches et très beau 2017 à vous.

  22. A la fin de ce billet touchant pour la nouvelle année qui s’ouvre à la lumière d’un épais brouillard, une chanson me vient à l’esprit, un dialogue s’ouvrant ainsi
    Toi :
    Je sais pas être autrement que je suis
    Parce que j’ai pas choisi le monde qui m’a fait naître
    Moi :
    Même si j’ai aujourd’hui la chance de te connaître
    Je sais pas être… autrement que je suis
    Ne changeons rien, vivons libres

    • Et moi, ma bien chère Marie, je garde comme un viatique ta dernière phrase, ou peut-être comme un talisman.
      Merci de ton indéfectible présence et très belle année au vent, je l’espère, d’un souffle de liberté.

  23. jean pierre jacob

    4 janvier 2017 at 22:41

    L’avantage d’être un peu « en retard » pour vous souhaiter cette bonne année nouvelle, c’est de pouvoir aussi saisir la suite des voeux et des échanges de notre communauté de lecteurs de Wunderkammern avec vous , cher Jean Christophe, et de découvrir que vous arrivez souvent à me préparer inconsciemment à aller plus loin dans la connaissance et les émotions…Pourquoi ai-je réagi l’autre jour aux difficultés actuelles de la Fenice, pourquoi ai -je éprouvé le besoin d’approfondir mes connaissances de l’Histoire de la Réforme, y compris dans les lieux que je fréquente habituellement ? Sinon avec l’appui d’une fréquentation souvent irrégulière de vos articles…. Un grand merci donc…Bonne année 2017.

    • Vous faites bien d’employer des guillemets, cher Jean Pierre, car je ne considère pas qu’il puisse y avoir de retard ici; chaque lecteur y est le bienvenu, quel que soit le moment où il arrive.
      Je définis le travail que je mène sur Wunderkammern comme l’ouverture de chemins qu’il appartient ensuite à qui le souhaite d’emprunter et d’approfondir en fonction de ses envies; je m’emploie donc à être aussi peu directif que possible, du moins au sens contraignant que peut avoir ce terme — le choix de parler de libertés au pluriel à l’occasion de ces vœux est tout sauf innocent.
      Je vous remercie pour vos vœux qui ont été un baume en arrivant le même jour que des réflexions assez acerbes sur facebook et je vous adresse tous mes souhaits de plénitude pour cette nouvelle année.
      À bientôt.

  24. Milena Hernandez

    6 janvier 2017 at 20:19

    Cher Jean-Christophe, c’est un billet plein d’humeur et d’humour que vous nous offrez en guise de bons vœux, merci pour cette constance et cette fidélité à vos lecteurs, admiratifs n’en doutez pas. Une humeur que vous avez déjà exprimée envers les réseaux sociaux, je ne la partage pas vraiment car je n’ai pas votre expérience ; je les fréquente depuis moins longtemps que vous, ne visite que des pages consacrées à l’art et à la musique, ne publie pas sur ma vie privée, etc. Je n’ai donc pas de mauvaise expérience, au contraire, je suis informée sur des musées dont j’ignorais l’existence, j’admire de belles photos (notamment d’Alsace ou d’Ecosse grâce à l’un de vos « amis » ), je partage des informations sur des artistes que j’aime, et surtout c’est grâce à FB que j’ai connu votre blog, ce dont je me félicite chaque fois que j’écoute un disque que vous avez recommandé et pour lequel j’ai cliqué . À ce sujet, d’ailleurs, j’ai reçu dernièrement le double disque d’Hélène Schmitt (les sonates du Rosaire) que vous recommandiez. Comme tous les lecteurs de votre blog qui se sont déjà exprimés, je ne peux que vous remercier de continuer à nous enchanter. Continuez pour les disques, continuez pour les livres, j’ai adoré l’Affaire Arnolfini que j’ai fait connaître et que je n’aurais pas eu l’idée de lire sans votre chronique, et continuez pour votre Alsace que je n’ai pas eu le temps de lire encore mais que je me réjouis d’avance de découvrir car je n’ai fait dans cette région que deux petits séjours. Merci aussi pour votre humour lorsque vous faites la liste de ce que vous n’appréciez pas mais aussi lorsque vous nous offrez, en accompagnement musical, un disque…indisponible…pour une fois . Recevez mes vœux sincères de paix, de beauté et d’amitié. Milena

    • Chère Milena,
      Peu de lecteurs ont perçu la pointe (c’est bien le mot) d’humour que j’ai placée sous une critique qui a visiblement froissé quelques bonnes âmes sur ledit réseau social; certains m’ont même dit avoir été surpris par ce texte, alors qu’il se contente de rassembler et de formaliser des prises de position dont je n’ai jamais fait mystère — voici qui confirme en tout cas que les réseaux sociaux ont l’attention pour le moins distraite et la mémoire d’un poisson rouge. Je me retrouve tout à fait dans l’usage que vous faites de cet outil et qui est, soyons honnête, marginal.
      J’espère que vous n’avez pas regretté d’avoir investi dans la version des Sonates du Rosaire d’Hélène Schmitt, sur laquelle tous les retours que j’ai pu avoir à ce jour sont unanimement positifs — j’ai même appris récemment que le disque avait été retenu dans son palmarès de l’année 2016 par une radio musicale française que je n’écoute plus depuis un bon moment.
      Je vais, bien sûr, poursuivre mon chemin sereinement sur mes deux blogs, et tenter de vous proposer ici quelques pépites soigneusement choisies (j’en ai déjà quelques-unes pour ce mois de janvier dans des styles bien différents), en ne perdant pas de vue les livres.
      Je vous remercie pour vos charmants vœux et vous adresse les miens les plus chaleureux à l’aube d’une année que je vous souhaite riche et belle.
      Avec mon amitié,
      Jean-Christophe

  25. Bénédicte Gaulard

    7 janvier 2017 at 16:02

    Cher Jean-Christophe, j’aime votre franchise, vos propos clairs et sans ambiguités, où se glissent quelques signes pour celui qui veut bien les reconnaître…vous avez un don, que vous cultivez avec talent, alors laissez de côté les rapaces de toutes sortes, et continuez ! J’ai apprécié cette année vos détours par la musique contemporaine (grâce à vous j’ai découvert un autre David Bowie, Agnès Obel…) et par la littérature, me guidant ainsi vers des choix de lecture. J’avoue attendre avec impatience vos billets sur la musique issue de la Réforme, moi qui travaille sur les arts visuels de la Contre-Réforme…à très bientôt, pour une année 2017 aux découvertes musicales et littéraires sans cesse renouvelées grâce à votre blog (ou plutôt, vos blogs, car La belle Alsace est magnifique, j’y reviendrai) , et aux échanges que nous pourrons avoir sur ces sujets, même si, comme vous le savez, mes références musicales sont modestes.

    • Chère Bénédicte,
      Et moi, j’apprécie tout particulièrement que vous fassiez partie de ces lecteurs qui savent lire entre les lignes, mais connaissant votre finesse d’esprit, je n’en suis aucunement surpris.
      Je me réjouis de poursuivre avec vous le dialogue que nous avons entretenu tout au long de 2016 et si les quelques parpailloteries que je vais semer sur le blog dans les mois à venir peuvent modestement contribuer nourrir votre réflexion, j’en serais évidemment ravi.
      Je vous souhaite, et sur tous les plans, le meilleur pour l’année qui vient tout juste de commencer : du courage, bien entendu, mais aussi de l’affection et de belles découvertes pour faire chanter votre cœur.
      Mon amitié vous accompagne.

  26. Redon Claudine

    8 janvier 2017 at 20:22

    Cher Jean-Christophe
    Je lis ce billet un peu en retard, mais comme cela fait du bien de constater que des gens tel que vous existent encore..Je pense que vous faîtes partie d’une espèce désormais en voie de disparition et devenez d’autant plus précieux aux yeux de ceux qui aimeraient pouvoir défendre la culture le plus possible..Je partage tout à fait vos points de vue et suis assez inquiète de l’avenir culturel de notre pourtant beau pays (Lorsqu’il n’est pas abimé par nos élus qui se caractérisent beaucoup trop souvent par leur manque de goût manifeste)..Le beauté est pour moi une valeur essentielle, la beauté de l’âme , la beauté de la nature, la beauté de la musique baroque, c’est tout ce qui rend, au moins,un peu meilleur et nous donne ,en tout cas, la joie de vivre et l’occasion de nous réjouir..Merci encore de contribuer à nous rendre la vie plus belle……

    • Chère Claudine,
      Je vous avoue être souvent inquiet moi aussi quand je vois comment tournent un certain nombre de choses, mais je veux croire qu’un jour les gens prendront pleinement conscience que la culture les élève et les protège de nombre de dérives; sauf exception, je n’attends pas grand chose des élus si ce n’est qu’ils ne fassent pas trop de casse. J’ai bien peur que nous devions nous résigner à ce que l’époque où ils étaient amateurs voire connaisseurs soit définitivement révolue. Continuons donc à chercher la beauté partout où elle se trouve – et ce n’est parfois pas très loin – et à tenter, chacun à notre petit niveau, de la transmettre à ceux qui veulent bien l’accueillir.
      Je vous remercie bien sincèrement pour votre mot et vous dis à bientôt.

  27. Cher Jean-Christophe,
    Voilà une photo qui dénote de celles illustrant les cartes de vœux habituelles, allant des paysages enneigés aux feux crépitant dans une cheminée, images qui sont de saison, mais qui ne font que nous rappeler la parfois dure réalité de l’hiver. A contrario, la vôtre me procure une sensation de douce chaleur et une invitation à la contemplation de la beauté de la nature, beauté que ce monument érigé ici par l’homme ne perturbe absolument pas. Quel bel endroit pour méditer ce doit être…
    Je constate, sans aucun étonnement, que nous avons les mêmes griefs envers les comportements d’une certaine catégorie de personnes sur les réseaux sociaux, et envers les modes qui y circulent – selfie, challenges idiots, étalage de vie privée et colportage de banalités pseudo-idéologico-philosophico-politico-comiques. C’est malheureusement humain, tristement voire désespérément humain.
    Je ne peux pas dire mieux que vous, chacun est libre de faire ce qu’il veut sur ces réseaux, du moment que nous ne sommes pas obligés de « liker » ou d’applaudir à chaque fois . La liberté est à double sens ou n’est pas.
    Quant à la « ligne » actuelle et future de Wunderkammern, elle me convient parfaitement, et vous pouvez être assuré que je vous suivrai toujours avec un vif intérêt (même si cela sera parfois avec un léger décalage, comme aujourd’hui, selon mon emploi du temps). Déjà les noms de Telemann et de Réforme titillent ma curiosité, comme vous pouvez vous en douter.
    Je ne manquerai pas de suivre également votre blog sur l’Alsace, région qui me fascine depuis plusieurs décennies. Et comme en plus, je pense avoir lu le mot « jardin » dans votre billet de présentation…
    Longue vie à vos deux blogs et une belle, paisible et créative année à vous.

    • Cher Jean-Marc,
      Un peu de ciel d’été pour adoucir la rigueur de l’hiver, l’idée m’a bien plu et c’était également une façon de sortir un peu des contraintes du temps; la chapelle Saint-Nicolas n’est pas bien vaste, c’est, en quelque sorte, un oratoire de campagne que sa situation en contrebas de l’imposant Mont Sainte-Odile fait paraître plus modeste encore. Je vous confirme que l’endroit est idéal pour méditer et qu’on y sent vraiment quelque chose de tout à fait particulier — un esprit, pour tout dire.
      Je ne reviens pas sur les travers des réseaux sociaux; je sais que nous partageons le même regard critique à leur propos et la volonté de ne jamais en devenir dépendant. Je préfère me concentrer sur les découvertes et l’écriture, bref sur tout ce qu’il est possible de partager sur l’un ou l’autre blog puisque j’en ai fait mes canaux d’expression privilégiés. La belle Alsace est un défi sur nombre de plans et vous avez bien lu, il y sera bien question de jardins — j’en avais envie depuis longtemps, ce projet m’en donne la possibilité.
      Je vous remercie infiniment pour votre fidélité et pour vos vœux; vous savez que mes meilleures pensées vous accompagnent pour cette année et au-delà.
      Amitiés.

  28. Très belle année 2017 et longue vie à ce magnifique journal en ligne.
    J’ai beaucoup apprécié le bel accompagnement musical de cette chronique et je signale à tout hasard qu’on peut retrouver cette version en musique dématérialisée à prix très abordable -ou en CD d’occasion pour très cher !-.

    • Excellente année à vous également, Diablotin — votre passage me rappelle que je ne suis pas allé me promener chez vous depuis un moment (j’ai été pas mal occupé entre ce blog-ci, l’autre et tout le reste), ce que je réparerai bientôt.
      Je sais que bien des références sont disponibles aujourd’hui sous forme dématérialisée, mais je vous laisse deviner mon degré d’affinité avec de type de consommation de la musique; je fais confiance à mes lecteurs pour aller débusquer tout ceci sans que j’aie à en faire la promotion 😉

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

*

© 2017 Wunderkammern

Theme by Anders NorenUp ↑