Wunderkammern

Trouvailles pour esprits curieux

Le Nord magnétique. Sonates en trio de Dietrich Buxtehude par La Rêveuse

Johannes Vermeer (Delft, 1632 – 1675),
Le Géographe, 1669
Huile sur toile, 45,4 x 51,6 cm, Francfort sur le Main, Städel Museum

 

La parution, en 2009, d’un magnifique album consacré à Buxtehude et Reinken (hélas a priori supprimé du catalogue physique de Mirare) avait marqué une étape importante dans le parcours de La Rêveuse en révélant les profondes affinités que cet alors tout jeune ensemble nourrissait pour le répertoire de l’aventureuse Allemagne du Nord du XVIIe siècle. Si la nécessité l’a éloigné un temps de ces chemins, le voir les emprunter à nouveau représente déjà en soi une promesse de bonheur.

Dietrich Buxtehude est la dernière étoile à avoir brillé d’un si vif éclat au firmament de la cité de Lübeck. Il y fut engagé le 11 avril 1668 pour succéder à Franz Tunder, mort le 5 novembre de l’année précédente, en qualité d’organiste de la Marienkirche, alors un des postes les plus prestigieux de cette aire géographique ; ses responsabilités s’étendaient au-delà de ses attributions de compositeur et d’interprète, puisqu’il lui incombait également d’organiser la vie musicale, mais également d’administrer et de veiller à la trésorerie de sa paroisse. Celle de Sainte-Marie était opulente, car elle regroupait en son sein nombre de puissantes familles de la finance et du négoce, ce qui explique le niveau particulièrement relevé du concours d’accès à la tribune de son impressionnante église. Quelque alléchant que fût le poste qu’elle lui avait octroyé, Lübeck n’en était pas moins, à l’époque où Buxtehude s’y installa, entrée dans une période de déclin ; un conservatisme grandissant doublé d’un luthéranisme intransigeant qui rejetait aussi bien les catholiques que les calvinistes, ainsi qu’un ralentissement des activités commerciales la plaçaient insensiblement sous l’éteignoir au profit de sa voisine, Hambourg. À cinq heures de route, la cité de l’Elbe, soutenue par une économie florissante, s’imposait comme le lieu d’une intense effervescence intellectuelle et artistique, le plus éclatant symbole de sa prééminence étant probablement l’inauguration, le 2 janvier 1678, de son Opéra, premier établissement du genre en terres germaniques. Hambourg n’avait cependant pas attendu le dernier quart du XVIIe siècle pour s’imposer comme un creuset musical de tout premier plan, place qu’elle conserva ensuite grâce à l’action de Telemann puis de Carl Philipp Emanuel Bach ; dès la seconde moitié du XVIe siècle, cet important comptoir s’était en effet montré très réceptif aux innovations venues d’autres pays d’Europe, en particulier l’Italie (on y pratiqua tôt la polychoralité à la vénitienne) et l’Angleterre (on songe à l’apport de William Brade en matière de musique de danse et de son organisation en suites).

Buxtehude eut maintes fois l’opportunité de se rendre à Hambourg où demeuraient et travaillaient certains de ses confrères et amis, tels Johann Theile et Johann Adam Reinken représentés à ses côtés dans un célèbre tableau peint par Johannes Voorhout en 1674, et sa musique conserve nécessairement quelque chose des diverses influences qu’il y côtoya. Ses sonates en trio, véritables espaces d’expérimentation comme le démontre leur liberté formelle – les modèles italiens, en particulier celui de Corelli, lui étaient connus mais il n’hésita visiblement pas à s’en émanciper – en apportent un vivant témoignage. En dépit de leurs exigences techniques, signalées par le toujours curieux Sébastien de Brossard, elles rencontrèrent indiscutablement un grand succès dont les conditions de diffusion de celles qui furent réunies en recueil donne un excellent indice ; l’opus 1 fut, en effet, publié à compte d’auteur, probablement en 1694, par l’éditeur hambourgeois Nicolaus Spieringk, qui prit en revanche entièrement à sa charge les frais de parution de l’opus 2 de 1696. Parallèlement à ces quatorze sonates « officielles », on en dispose d’une petite dizaine d’autres demeurées manuscrites, la plupart rassemblées par son ami Gustav Düben, à qui il dédia ses Membra Jesu Nostri ; l’ensemble démontre les capacités du compositeur à user de toutes les formes en usage à son époque, comme l’ostinato, qui forme l’essentiel de la Sonate BuxWV 272 où un bref Adagio de transition fait le pont entre deux savantes élaboration fondées sur cette forme, tout en prenant ses distances avec les mouvements de danse qu’il jugeait sans doute top conventionnels. D’une grande richesse d’invention, les œuvres de Buxtehude, auxquelles ont été ici jointes une fort belle Sonate & Suite en ré majeur de Dietrich Becker, actif à Hambourg, et une magnifique Sonate en la mineur anonyme pour viole de gambe, illustrent parfaitement, par leur caractère imprévisible et leur mélange de théâtralité, d’humour et d’intériorité, la liberté du stylus phantasticus. Elles révèlent également, en particulier la Sonate III op.2 BuxWV 261, l’intelligence d’un musicien qui, tout en faisant s’enchaîner des mouvements bien différenciés, parvient à les fondre en un tout extrêmement cohérent en architecturant solidement son discours par un subtil jeu de réminiscences motiviques. Alors que l’on en sait fort peu à son sujet, les sonates de Buxtehude nous permettent donc de nous rapprocher de lui et d’entrapercevoir l’homme qu’il fut. Comme le Géographe de Vermeer, on imagine ce compositeur érudit, dont le rayonnement attira à lui nombre d’élèves dont un certain Jean Sébastien Bach, et affable s’interrogeant, calculant, réfléchissant, rêvant sans jamais oublier d’observer le monde extérieur par la fenêtre de son cabinet – on sait qu’il en fit construire un tout exprès dans son logis de fonction pour y travailler à son aise – et d’esquisser un sourire au spectacle qu’il lui offre.

Si l’on me demandait pourquoi je suis avec fidélité le travail de La Rêveuse depuis presque ses débuts, je pense que je serais assez tenté, pour toute réponse, de tendre ce disque en conseillant de l’écouter attentivement. Ce que l’on y entend est, en effet, d’une pertinence dans les choix, d’une maîtrise dans l’exécution et d’une profondeur dans l’émotion qui me semble parler de soi-même. Les affinités de l’ensemble avec le répertoire d’Allemagne du Nord sont intactes et son approche a même gagné, avec les années, une chaleur et une sensualité qui offrent un antidote souverain aux exécutions trop sévères de ces pièces qui ont parfois cours ailleurs. Ici, l’influence ultramontaine, restituée de façon partout perceptible et pourtant jamais envahissante, apporte son sourire et son allant aux tournures septentrionales plus volontiers rigoureuses, le tout s’équilibrant assez idéalement sous les archets et les doigts de musiciens qui aiment et comprennent ces musiques comme bien peu d’interprètes de leur génération. Très sollicités, le violoniste Stéphan Dudermel et la gambiste Florence Bolton se jouent des embûches pourtant nombreuses des partitions avec une apparente aisance qui ne doit pas faire oublier de quelle exigence elle procède ; l’un se montre volontiers solaire et conquérant tandis que l’autre explore des territoires plus intériorisés et à fleur de peau (sa lecture de la Sonate pour viole de gambe m’a laissé aussi ému qu’admiratif) ; leur dialogue, soudé par des années de pratique en commun, est parfait, d’une éloquence permanente, tout comme celui tissé entre les deux violes dans la Sonate BuxWV 267, avec une Emily Audouin engagée et attentive. Les continuistes livrent également une prestation impeccable, qu’il s’agisse de Benjamin Perrot, précis dans son soutien et inspiré dans ses contre-chants au théorbe, de Carsten Lohff, d’une belle liberté d’invention au clavecin ou de Sébastien Wonner au jeu très fluide à l’orgue positif. Captée avec beaucoup de naturel par Hugues Deschaux, cette réalisation qui conjugue l’enthousiasme et la rigueur, la concentration et la fantaisie, l’intimisme et l’ampleur est, à mes oreilles, un des meilleurs enregistrements consacrés depuis un moment à la musique de chambre dans l’Allemagne du Nord du XVIIe siècle.

Si vous aimez ce répertoire et Buxtehude en particulier ou si vous souhaitez vous familiariser avec l’un et l’autre, ce disque en tout point réussi est fait pour vous et ne vous décevra pas. Si les projets connus de La Rêveuse devraient entraîner ces musiciens décidément attachants vers d’autres horizons, puissent-ils ne pas attendre trop longtemps pour remettre cap au nord pour une nouvelle anthologie ou, pourquoi pas, une intégrale des opus 1 et 2 de l’organiste de Sainte-Marie de Lübeck.

Dietrich Buxtehude (1637-1707) & Dietrich Becker (1623-1679), Sonates en trio & Suites, Anonyme, Sonate pour viole de gambe et basse continue

La Rêveuse
Stéphan Dudermel, violon
Florence Bolton, viole de gambe & direction artistique
Benjamin Perrot, théorbe & direction artistique
Emily Audouin, viole de gambe (BuxWV 267)
Carsten Lohff, clavecin
Sébastien Wonner, orgue

1 CD [durée totale : 69’25] Mirare MIR303. Wunder de Wunderkammern. Ce disque peut être acheté chez votre disquaire ou en suivant ce lien.

Extraits choisis :

1. Buxtehude, Sonate & Suite BuxWV 273 : [Allegro]

2. Becker, Sonate & Suite en ré majeur : Allmandt

3. Anonyme, Sonate pour viole de gambe : [PassacagliaAdagio]

4. Buxtehude, Sonate III op.2 BuxWV 261 : Gigue

28 Comments

  1. Voilà bien de gourmandes contrées où il est loisible d’y vagabonder avec un appétit grandissant, à mesure que savoure l’oreille en compagnie de tels musiciens et interprètes…
    Une mention particulière pour la Passacaglia d’un anonyme très inspiré.
    Beau dimanche à toi, ami J.-Ch que j’embrasse.

    • Des contrées qui me sont familières, ami Cyrille, et où je suis ravi de savoir que tu as également pris plaisir; il faut dire que La Rêveuse s’y entend pour servir de guide éclairé et éclairant. Je partage tout à fait ton avis en ce qui concerne la Passacaille et je regrette que l’auteur en demeure inconnu, car il s’agit manifestement d’un maître.
      Je te remercie pour ton commentaire, le premier sur cette chronique « de retour », et t’embrasse en te souhaitant une belle soirée dominicale.

  2. Enfin… une chronique Jean-Christophe…

    et la présentation de ce CD qui, je n´en doute pas sera mien, sous peu.

    Si belle interprétation.

    • Il y a eu deux chroniques entre temps sur La belle Alsace, Chantal, et un temps de silence nécessaire pour reprendre souffle. Je vous remercie d’avoir répondu présente à cette chronique dominicale et ne doute pas que ce disque fera votre bonheur.

  3. Si concentrée dans l´ écoute, j´ai oublié de saluer ce Vermeer, qui je suppose sera à Paris bientôt.

  4. Magnifique, merci pour cette nouvelle découverte. La viole de Florence est incroyable dans la sonate anonyme et cet accompagnement de Benjamin, décidément ces artistes ne nous décoivent pas, leur disque Telemann que tu m’avais fait découvrir déjà était une merveille.
    Bonne journée.

    • J’ai été emballé par ce disque, Pascal, et je réécoute également souvent ce petit bijou qu’est le Telemann. Quelque chose me dit qu’avec La Rêveuse, nous ne sommes au bout ni de nos surprises, ni de nos bonheurs, et on ne va certainement pas s’en plaindre.
      Merci pour ton commentaire et à bientôt.

  5. Merci beaucoup Jean-Christophe pour ce magnifique CD. Après un très bel album consacré à Telemann, voir un nouvel album sur lequel je vais me précipiter. Ces trois groupes de sonates opus1, opus 2 et sans opus sont absolument fascinants. La sonate opus 1, n° 4 en si bémol majeur BuxWV 273 fut une révélation pour moi quand je la découvris. L’ambitus de la partie de viole de gambe se superpose à celle de mon alto baroque pour l’essentiel de la partition, ce qui me permet de la travailler. Cette chaconne liminaire est incroyable avec cet ostinato de quatre mesures et demi qui se répète trente deux fois. Dédaignant les courses de vitesses, les artistes de La Rêveuse adoptent un tempo mesuré ce qui permet à l’auditeur de goûter la subtilité du contrepoint. Je suis curieux de découvrir l’allegro final, peut-être encore plus jubilatoire que le premier mouvement. Je vous souhaite un excellent dimanche.

    • Une des choses que j’apprécie avec La Rêveuse, Pierre, est la capacité qu’a cet ensemble de creuser son sillon avec patience et conviction, sans se précipiter comme vous le notez si justement. Le Buxtehude qu’il propose est, à mon avis, de toute beauté, à la fois dense et délié, et toujours tellement limpide et chaleureux. J’espère que vous prendrez plaisir à découvrir entièrement ce disque qui en appelle clairement d’autres.
      J’ai eu une pensée pour vous aujourd’hui en découvrant un brillant enregistrement de sonates de Haydn au clavecin dont je parlerai dans les semaines à venir.
      Bonne fin de dimanche et merci pour votre commentaire.

  6. Michelle Didio

    12 février 2017 at 12:25

    Heureux dimanche à vous aussi, cher Jean-Christophe. Votre chronique apporte, en ce dimanche, la belle lumière qui nous manque aujourd’hui au Sud. Amicales pensées.

    • Lumineux, ce disque l’est indubitablement, chère Michelle, et ceux qui associent les musiques du Nord avec la sévérité et la froideur en seront pour leurs frais. Nous avons bien de la chance d’avoir La Rêveuse pour nous offrir ce genre de bijou.
      Je vous remercie pour votre mot et vous souhaite belle soirée et bonne semaine.
      Bien amicalement.

  7. Katharina Fischer

    12 février 2017 at 13:50

    Beautiful sound flowing and heart braking. Congratulations!

  8. Bonjour cher Jean-Christophe

    Quatre extraits avec des instruments que j’aime, une chronique que j’ai lu plusieurs fois et un tableau que j’aime beaucoup. Tous les ingrédients pour passer un très beau moment.

    Je comprends tout à fait ta fidélité concernant le travail de la Rêveuse. Je crois que je suis loin d’imaginer la somme de travail pour atteindre un tel résultat. Comme c’est beau !!

    Je tiens à te remercier chaleureusement pour cette belle chronique, et ces extraits que j’ai écouté et que j’écoute encore en ce moment même. C’est difficile parfois de quitter ce blog, tu sais, c’est un peu comme lorsque tu lis un beau livre, et quand tu le termines, tu aurais aimé qu’il y ait encore des pages. …. Mais ici, je peux revenir..

    Je te souhaite un bel après-midi cher Jean-Christophe
    Je t’embrasse bien fort.
    Tiffen

    • Bonsoir chère Tiffen,
      La Rêveuse fait un formidable travail depuis ses débuts, loin des projets faciles et des effets de mode, et je suis ces musiciens pas à pas — disque après disque serait sans doute plus juste et ferait moins traque 😉
      Il n’est pas toujours évident de trouver la « bonne » illustration pour une chronique, mais je trouve que ce Vermeer marche assez bien avec les œuvres et le compositeur, et c’est un tel plaisir de mettre à l’honneur un peintre de cette envergure.
      Je suis très touché, sache-le, par ce que tu écris sur ton ressenti en quittant le blog; c’est très réconfortant de penser que l’on peut permettre au lecteur – à la lectrice, en l’occurrence – des moments privilégiés en dialogue avec les arts.
      Je te remercie bien sincèrement et t’embrasse bien fort en te souhaitant belle soirée.

  9. Bonjour Jean Christophe,
    Merci pour ces belles pièces de D.Buxtehude remarquablement interprétées par la Reveuse…je comprends que vous suiviez cet ensemble avec attention! 2017 nous réserve semble t’il de bien belles choses avec ce compositeur…Passez un bon dimanche,amitiés.
    Emile

    • Bonsoir Émile,
      Même s’il m’apparaît de plus en plus que c’est un sentiment démodé pour beaucoup, je suis et demeure un homme de fidélité, en musique comme ailleurs; je peux être moins emballé par certains projets sans jamais cesser pour autant d’être attentif et confiant.
      Buxtehude est ici servi avec un art consommé et je ne doute pas qu’il en sera de même dans certain projet qui me permettra de parler d’un autre pan de sa production que je n’ai fait qu’effleurer ici.
      Merci pour votre mot et amitiés.

  10. Merci encore pour toutes ces découvertes Jean-Christophe,
    Juste un passage, en référence à ton message de nouvelle année, pour te dire que je lis et écoute, même si je n’interviens que bien trop rarement, je dirai simplement que la Rêveuse est un ensemble qui donne des oeuvres et des concerts superbes,
    et précisément je voulais aussi ce soir rendre un petit hommage à Al Jarreau …
    amitiés

    • Que tu interviennes régulièrement ou non, cher capitaine, l’essentiel à mes yeux est de savoir que tu n’es pas trop loin et j’ai moi-même souvent des pensées pour toi, me disant que tel ou tel disque pourrait retenir ton attention. Je te remercie d’avoir choisi La Rêveuse pour faire signe, c’est un ensemble qui m’est, tout comme à toi, cher.
      Une pensée pour Al Jarreau, naturellement; j’espère que 2017 ne sera pas aussi dévastatrice que 2016 pour les musiciens, quelle que soit leur obédience.
      Amitiés et à bientôt.

  11. Merci pour ce très beau moment musical. Un air frais et délicieux a mon oreille. Belle journée à vous.

  12. lenormand rémi et monique

    13 février 2017 at 11:27

    Bonjour Jean-Christophe,

    Avec la rêveuse,- à géométrie variable – il faut toujours s’attendre au meilleur.
    Quant à Buxtehude qui n’est pas forcément très connu, il mérite amplement
    d’être largement connu et reconnu. Un très beau disque magnifiquement illustré.
    Je m’aperçois que « le Géographe du grand Vermeer illustre cet article très documenté. ce même « géographe  » figure sur l’affiche du Louvre pour une expo consacrée à Vermeer , peintre des plus remarquables; de ce fait Jean-Christophe se trouve parfois dans le sens du vent en harmonie malgré lui avec Paris !!!

    Amitiés.

    Rémi et Monique.

    • Chers Monique et Rémi,
      Il est vrai que Buxtehude est loin d’avoir, du moins pour le « grand public », la place que la qualité de sa musique devrait lui valoir, et peut-être ce disque de La Rêveuse contribuera-t-il à lui apporter la visibilité qui lui fait défaut — croisons les doigts.
      Je ne suis pas certain que ce soit le Géographe qui figure sur les affiches de l’exposition parisienne consacrée à Vermeer (mais le tableau y sera); ne s’agirait-il pas plutôt de son « frère », L’Astronome, qui appartient, lui, aux collections du Louvre ? À moins, bien entendu, qu’il n’y ait plusieurs affiches ! J’ignore encore si je pourrais ou non me rendre à cette exposition (et à celle consacrée simultanément à Valentin de Boulogne), mais elle promet d’être passionnante.
      Grand merci pour votre commentaire et amicales pensées.

  13. Le troisième morceau (sonate anonyme pour viole de gambe) est magnifique et fait tellement penser à Marin Marais… Merci pour cette écoute!

  14. Gaulard Bénédicte

    24 février 2017 at 17:50

    Ces sonates sont savoureuses, cher Jean-Christophe, d’autant plus que je ne connaissais de Buxtehude que les oeuvres pour orgue…en les écoutant, à plusieurs reprises, j’ai retrouvé le même émerveillement suscité il y a fort longtemps par la musique de Tous les matins du monde. Joie, saveur, allégresse, délices…merci, cher Jean-Christophe, pour ces chroniques toujours renouvelées qui sont un vrai bonheur…encore une fois.

    • Il y a beaucoup à s’émerveiller chez Buxtehude, chère Bénédicte, et sa musique de chambre comme ses œuvres sacrées sont somptueuses, et essentielles également à connaître pour mieux comprendre un Jean Sébastien Bach.
      Je suis ravi que ces aperçus du magnifique disque de La Rêveuse vous aient plu et peut-être donné l’envie d’en entendre plus de ce compositeur passionnant.
      Je vous remercie pour votre mot et vous adresse de bien amicales pensées dominicales.

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