Wunderkammern

Trouvailles pour esprits curieux

Vendanges tardives. Cantates BWV 101, 103 et 115 de Bach par Philippe Herreweghe

Philipp Ferdinand de Hamilton (Bruxelles, c.1667 – Vienne, 1750),
Grappes de raisin et papillons, avant 1747
Huile sur toile, 58,4 x 41,7 cm, Vienne, Kunsthistoriches Museum

 

Même s’il est le compositeur qui lui a permis de bâtir la carrière que l’on connaît, Philippe Herreweghe, dont on a fêté cette année les soixante-dix ans, a pris de plus en plus ouvertement ses distances avec Johann Sebastian Bach, déclarant avoir fait le tour des œuvres qui l’intéressaient dans sa production ; cette émancipation assumée lui permet de poursuivre son exploration d’autres répertoires avec, reconnaissons-le, des bonheurs divers.

Il était acquis depuis longtemps que le chef ne nous offrirait pas d’intégrale des cantates ; il semble que son chemin en compagnie de ce vaste corpus approche à présent de son terme et qu’il faille se hâter de glaner les ultimes épis d’une moisson jadis abondante. Trois œuvres extraites du deuxième cycle composé pour Leizig en 1724-1725 figurent au programme de l’enregistrement qu’il nous offre aujourd’hui ; deux présentent la spécificité de se fonder sur des mélodies de choral. Nimm von uns, Herr, du treuer Gott (« Écarte de nous, Seigneur, Dieu fidèle, le sévère châtiment ») BWV 101 a été entendue pour la première fois le 13 août 1724 ; son armature est constituée par un cantique de pénitence dû à Martin Moller, publié en 1584, qui se chante sur la mélodie du Vater unser (le Notre Père luthérien). Baignant dans le mode mineur et en particulier dans la sévère tonalité de ré, il s’agit d’une page plutôt sombre, voire parfois torturée, ainsi qu’en attestent les rudes dissonances de son chœur d’ouverture dont le style volontairement archaïsant ne bride pourtant en rien l’expressivité, tout comme l’aria à l’italienne du ténor qui suit immédiatement (donnée ici avec une partie de flûte probablement antérieure à celle, plus couramment usitée, de violon) use de tous les ressorts de l’écriture « moderne » pour traduire un tourment que sa violence conduit aux portes de l’égarement. Les deux autres airs pour solistes sont écrits avec la même remarquable finesse, celui de basse mettant en scène de façon terriblement efficace la colère divine en éclairs de hautbois et les supplications appuyées du croyant, tandis que le duo pour soprano et alto est dans une veine plus sensible avec son rappel des souffrances du Christ ; en dépit des vicissitudes qui traversent la cantate, l’espérance, entretenue par la certitude de pouvoir se fier à la miséricorde du Père, n’aura jamais cessé d’y être palpable. Trois mois plus tard, le 5 novembre, Bach faisait entendre Mache dich, mein Geist, bereit (« Tiens-toi prêt, mon esprit ») BWV 115, s’appuyant cette fois-ci sur un cantique contemporain de Johann Burchard Freystein se chantant sur la mélodie de Straf mir nicht in deinem Zorn (« Ne me punis pas dans ta colère »). Bien campé dans un sol majeur épanoui, le chœur d’entrée est mû par la solide énergie sous-jacente indispensable à l’éveil de l’âme, thème central de cette cantate ; la voix d’alto, qui se voit confier juste après une aria da capo en mi mineur aux sections extrêmes bercées mais aiguillonnée allegro en son centre pour bien marquer le salutaire sursaut du réveil, rappelle les dangers de l’endormissement spirituel semblable à la mort, puis un récitatif du ténor insiste sans ménagement sur les dangers de l’aveuglement engendré par l’assoupissement avant une magnifique imploration, toute en retenue, de la soprano (molto adagio, avec traverso et violoncelle piccolo obligés) dans ce si mineur toujours synonyme, chez Bach, de douleur et de recueillement. Le choral final retrouve la calme assurance du début de l’œuvre.
Exécutée pour la première fois le 22 avril 1725 (une reprise eut lieu six ans plus tard avec une distribution instrumentale modifiée), Ihr werdet weinen und heulen (« Vous pleurerez et vous lamenterez ») BWV 103 est la première des neuf cantates composées par le Cantor sur des textes de la poétesse Christiana Mariana von Ziegler, alors à peine âgée de trente ans, une collaboration fructueuse dont on ignore le motif de la fin brutale. Elle s’ouvre sur un chœur en si mineur dont la théâtralité impressionnante et tumultueuse ne déparerait pas dans une Passion et qui joue sur la dialectique des larmes immédiates causées par l’annonce faite par le Christ aux apôtres de l’imminence de leur séparation et la joie (annoncée par la basse, vox Christi) suscitée par la certitude de Son retour. Après ce morceau de bravoure, la progression de la partition est d’une symétrie limpide : un bref récitatif du ténor insistant sur la douleur de la privation du « bien-aimé » (« der Liebste ») suivi par un air d’imploration (dans un inconfortable fa dièse mineur) de plus en plus pressant de l’alto auxquels répondent un récitatif rasséréné de l’alto (vox animæ) qui reprend la promesse énoncée par la basse dans le chœur initial, « Dass meine Traurigkeit/In Freude soll verkehret werden » (« car ma tristesse/se transformera en joie ») et un air triomphant, exultant, avec trompette et en ré majeur, du ténor dont la ligne vocale met particulièrement en valeur le mot Freude dans la certitude du Sauveur retrouvé. La cantate s’achève comme elle a commencé, en si mineur, mais l’angoisse a fait place à une douce sérénité diffuse ; Bach emprunte, pour son choral final, la mélodie du cantique d’Albrecht von Preußen Was mein Gott will, das gscheh’ allzeit, elle même imitée de Claudin de Sermisy, pour réaffirmer « que la volonté de [mon] Dieu arrive en tout temps. »

On se surprend, en écoutant ce disque, à se dire que décidément, la « formule Herreweghe » dans Bach n’a guère varié depuis les années 1980 en dépit d’un notable allègement de la texture chorale qui se ressent, bien que le chef s’en défende, des recherches des tenants du chœur de solistes. On retrouvera donc ici tout ce qui fait le charme ou les limites de son approche, selon le degré de sensibilité que l’on possède vis à vis de cette dernière : des équilibres méticuleusement dosés, une pâte sonore très homogène, un refus de tout effet théâtral trop appuyé, la fidélité à des solistes habitués à ce répertoire. On entend ainsi ici avec un bonheur sans nuage la basse à la fois solide et fluide Peter Kooij, compagnon de longue date de Herreweghe, et la soprano Dorothee Mields, aussi engagée que gracieuse, ainsi que l’élégant ténor Thomas Hobbs et le très raffiné contre-ténor Damien Guillon, ces deux derniers, à mon sens, un rien trop timides du point de vue de l’expression. À trois par partie, le chœur est malléable et transparent, d’une discipline absolument sans faille, qualités qui se retrouvent également à l’orchestre lequel sonne impeccablement, avec la netteté d’une mécanique de précision, le Collegium Vocale n’ayant de toute façon jamais été le royaume de l’improvisation débridée. Philippe Herreweghe dirige ses troupes avec la science qu’autorisent des décennies de fréquentation de la musique de Bach mais également une sensibilité qui pour être intériorisée – le chef n’est pas réputé pour sa folâtrerie – n’en est pas moins réelle ; son attachement à ce compositeur se perçoit à sa façon de caresser et de tendre les phrases sans les forcer, de faire saillir détails et trouvailles en un mouvement qui tient plus d’une complicité paisible que d’un élan passionné façon Gardiner. On peut goûter ou non cette manière discrètement distanciée, mais il est difficile de ne pas s’incliner devant la probité et l’intelligence qui y président. Superbement enregistré, ce disque de cantates constitue une fort belle addition à une discographie certes abondante dont Herreweghe constitue toujours, même après plus de trente ans, une des valeurs les plus sûres.

Johann Sebastian Bach (1685-1750), Cantates Nimm von uns, Herr, du treuer Gott BWV 101, Mache dich, mein Geist, bereit BWV 115 et Ihr werdet weinen und heulen BWV 103

Dorothee Mields, soprano
Damien Guillon, contre-ténor
Thomas Hobbs, ténor
Peter Kooij, basse
Collegium Vocale Gent
Philippe Herreweghe, direction

1 CD [durée totale : 62’11] Phi LPH 027. Ce disque est disponible chez votre disquaire ou en suivant ce lien.

Extraits choisis :

1. Cantate BWV 115 : Chœur « Mache dich, mein Geist, bereit »

2. Cantate BWV 101 : Aria (soprano, alto) « Gedenk an Jesu bittern Tod »

3. Cantate BWV 103 : Aria (ténor) « Erholet euch, betrübte Sinnen »

22 Comments

  1. Bonjour cher Jean-christophe

    Un très beau tableau toujours en parfaite harmonie avec ce que tu proposes.

    Une chronique avec une très belle description de ces œuvres, description qui en ce qui me concerne est essentielle pour une écoute différente .
    Ces cantates sont très belles, j’ai pris beaucoup de plaisir à les écouter, (Plusieurs fois) . Alors un grand merci à toi et à eux.
    Je te souhaite un agréable dimanche .
    Je t’embrasse bien fort
    Tiffen

    • Bonjour chère Tiffen,
      À mes yeux, il est absolument essentiel de mettre en contexte les œuvres que le lecteur ira peut-être écouter ensuite en intégralité; la musique, ce n’est pas un arrière-plan décoratif ou si elle n’est que ça, c’est qu’elle est vraiment de piètre qualité. Les cantates de Bach sont ainsi au service de la Parole et, tout en restant dans le cadre d’une chronique (je me refuse aujourd’hui à faire trop long), il me semble essentiel de donner quelques clés de lecture.
      Je suis ravi que tu aies pris plaisir à cette proposition dominicale et je te remercie pour ton mot.
      Que ton dimanche soit le meilleur possible.
      Je t’embrasse bien fort.

  2. Michelle Didio

    22 octobre 2017 at 11:49

    Votre chronique va éclairer ce dimanche que je vous souhaite aussi des plus agréables. Merci, cher Jean-Christophe pour ce choix des cantates de Bach sous la conduite de Philippe Herreweghe. Bien amicalement.

    • Un dimanche qui ressemble enfin à peu près à un automne, la pluie en moins, chère Michelle. Je suis tenté de dire que Bach est un peu l’hôte naturel de cette journée et Philippe Herreweghe le sert avec son intelligence coutumière.
      Belle journée à vous et merci pour votre mot.
      Bien amicalement.

  3. Bonjour Jean-Christophe
    « Il est difficile de ne pas s’incliner devant la probité et l’intelligence qui y président ».
    C’est bien de cela dont il s’agit. L’intimité faussement sévère et profonde de Philippe Herreweghe avec Bach m’a immédiatement intéressée et touchée dans les années 80.
    Je reste acquise. Ce sont les interprétations que je préfère.
    Merci de cette belle chronique automnale et douce, superbement illustrée.
    Bon dimanche.
    Sophie

    • Bonsoir Sophie,
      Je commence par la fin, mais je veux vous dire d’emblée que je vous suis très reconnaissant d’avoir défini cette chronique comme « automnale et douce », ce qui correspond exactement l’esprit dans lequel je l’ai conçue.
      Tout comme vous, je suis le travail de Philippe Herreweghe depuis les années 1980 et si d’autres approches ont pu me combler plus encore, sa vision de la musique sacrée de Bach a définitivement marqué mes attentes en matière de profondeur et de précision.
      Un sincère merci pour votre commentaire et belle fin de dimanche.

  4. Odile Torregrossa

    22 octobre 2017 at 14:22

    Merci pour ce bel article et pour cette musique magnifique. Pour les cantates, j’avoue tout de même préférer le travail de Masaaki Suzuki avec son Bach Collegium Japan, sans vouloir vous offenser…Bien cordialement, Odile.

    • Vous ne m’offensez nullement, Odile, bien au contraire; il est tellement agréable de connaître les goûts des lecteurs qui, je l’ai noté, hésitent malheureusement toujours un peu à les exprimer. L’approche de Masaaki Suzuki ne manque pas d’atouts, mais outre des choix de solistes parfois discutables, je vous avoue que j’ai un peu de mal à adhérer à une esthétique que je trouve un rien trop « clinique. »
      Grand merci pour votre commentaire et bien cordialement.

  5. « Il était acquis depuis longtemps que le chef ne nous offrirait pas d’intégrale des cantates ; »

    Oui, et c’est un des grands malheurs du monde, cher Jean-Christophe…. 😉
    Pour moi, chaque publication de Herreweghe (dans Bach surtout) est un diamant sur une couronne à la gloire de Bach. Comme toi, je trouve l’intégrale de Suzuki fort belle, mais « un rien clinique », tout comme celle de Gardiner, d’ailleurs, ce qui n’est, évidemment qu’un tout petit bémol au regard du travail accompli et du niveau global de ces 2 entreprises. Alors, oui, on va se précipiter sur son nouveau joyau, dont l’extrait proposé confirme qu’il reste, aprés toutes ces années, dans la droite ligne des précédents enregistrements.

    • Pour dire les choses plus franchement encore, cher Éric, je m’ennuie pas mal avec le Bach de Suzuki, un peu trop consensuel pour moi; je n’emploierai en revanche pas l’adjectif « clinique » pour qualifier l’intégrale de Gardiner qui présente surtout, à mes yeux, le défaut d’inégalité inhérent à sa captation en public : il y a des moments éblouissants mais d’autre bons sans plus. Herreweghe est d’une qualité beaucoup plus constante; ensuite, on adhère ou non à son approche que je trouve, pour ma part, très probe et nourrissante.
      Si j’ai un regret à exprimer en matière de cantates de Bach, c’est que l’on n’ait pas proposé à René Jacobs d’en graver au moins une vaste anthologie; avec le volume d’idées qu’a ce chef, on aurait certainement eu des réalisations de très haut niveau.
      Merci pour ton mot, très apprécié, et belle journée.

      • Ah oui, entièrement d’accord sur René Jacobs dont j’aime aussi beaucoup les réalisations chorales ET lyriques. J’aime beaucoup son volume de cantates profanes. Ses Motets sont également pour moi (avec ceux d’Herreweghe) au sommet de la discographie.

        • Nous nous rejoignons également sur ce point, cher Éric, ce à quoi j’ajoute que Jacobs est sans doute un des chefs qui réfléchit le plus sur ces œuvres; sa façon de décortiquer la Passion selon saint Jean était assez éblouissante et son interprétation est aujourd’hui ma préférée.

  6. Ces extraits invitent à acheter ce CD.
    Noël approche.
    Oh ce tableau en beauté, comme il exprime bien ce que représente la présentation de ce CD de Philippe Herreweghe.

    Merci à vous cher Jean-Christophe de ces chroniques qui me sont indispensables depuis, déjà, je crois, 5 années que je vous connais.
    Bien à vous.

    • Ce disque est effectivement très beau, Chantal, et comme un bonheur n’arrive quelquefois pas seul, il reste encore d’excellents enregistrements à venir d’ici à la fin d’une année qui aura été généreuse pour les mélomanes.
      Je vous remercie pour votre mot et votre fidélité.
      Bien à vous.

  7. Claude Amstutz

    29 octobre 2017 at 20:49

    Heureux de retrouver ces cantates de Bach auxquelles, spontanément, je vais trop peu souvent. De plus, j’aime beaucoup Damien Guillon. Merci pour cette belle chronique et la toile de Hamilton. Bonne soirée à vous.

    • Vous ne serez pas surpris, Claude, si je vous dis que les cantates de Bach sont, pour ma part, quelque chose de l’ordre du pain quotidien, mais je ne saurais de toute façon me passer de la musique du Cantor. Si je ne minimise pas ses qualités de chanteur, je ne suis pas aussi enthousiaste que vous en ce qui concerne Damien Guillon, que je trouve un peu pâle d’un point de vue expressif.
      Merci pour votre mot et bonne soirée également.

  8. mireille batut d'haussy

    2 novembre 2017 at 18:23

    J’adore ce tableau, peut-être parce qu’enfant j’en ai retouché un qui lui ressemble comme un frère. Le papillon du bas avait disparu sous un noir de vigne du meilleur effet.
    Mon argumentation m’avait épargné des représailles et laissée songeuse quant à ces mots qui viennent sans que l’on y prenne part.
    Ce dernier disque m’avait un peu déçue (il faut dire que l’attente était excessive).
    Votre présentation m’a amenée à y revenir avec un certain bonheur, même si.
    Et puis il y a eu ce qui a suivi, d’une évidence puissante. Merci. M.

    • Je suis d’accord avec vous, Mireille, ce disque est un peu décevant, d’où les demi-teintes de ma critique, mais je ne voulais pas passer à côté de ces derniers témoignages de Philippe Herreweghe dans la musique de Bach en les snobant parce qu’ils ne correspondent plus à ce que j’attends ou plutôt parce qu’ils correspondent trop bien à ce que prévois. Je pense qu’il en ira de même jusqu’au bout; le sillon est aujourd’hui trop profond pour que le soc s’en échappe.
      À propos de sillon, je ne m’attendais pas à ce que le tableau trouve une résonance aussi nette avec votre histoire personnelle; c’est pour moi une raison supplémentaire de me réjouir de l’avoir choisi.
      Merci pour votre commentaire.

  9. Cher Jean-Christophe,
    On retrouve ici un Herreweghe fidèle à lui-même en ce qui concerne l’exécution des Cantates de Bach. Comme vous l’écrivez ci-dessus, ce qui me plaît surtout chez lui c’est l’équilibre entre l’orchestre et les solistes, l’homogénéité de la «pâte sonore » et surtout l’absence d’effet théâtral (qui me gêne parfois dans certaines exécutions de Gardiner). Sa vision de ce style musical n’a pas changé depuis ses débuts dans Bach et c’est ce qui m’attire sans cesse vers ses disques.
    Votre description remarquable des cantates nous fait mieux apprécier chaque partie musicale d’une cantate, ainsi que son « ambiance », son « humeur ». C’est un plus indéniable, introuvable dans les autres critiques musicales. Un grand merci pour votre travail.
    Et, aussi un grand merci pour l’illustration, qui me plaît énormément. Je crois que vous savez pourquoi…
    Amicales pensées du Nord

    • Cher Jean-Marc,
      Ce qui vous gêne chez Gardiner qui est, à mon avis, dans le vrai dans son approche plus dramatique de la musique de Bach, est ce qui me manque chez Herreweghe que j’aimerais bien voir fouetter parfois un peu ses par ailleurs remarquables troupes. Je dois avoir la presque intégralité des disques du chef dans ce répertoire et sa constance dans l’esthétique est effectivement notable; il n’y a guère que dans ses enregistrements réalisés pour Virgin que je le trouve plus incisif (cf. sa première version de la Messe en si, imparfaite mais tellement moins esthétisante que la seconde pour Harmonia Mundi, lisse jusqu’au bel ennui, ou sa très belle intégrale des Missæ breves).
      L’avantage d’écrire ici est de pouvoir décider du format de ce que propose hors de toute contrainte éditoriale; je tente cependant, tout en restant informatif, de condenser un peu le propos afin de ne pas décourager la volonté parfois chancelante des lecteurs potentiels; la déformation due aux réseaux sociaux où tout doit aller vite est malheureusement patente.
      Je vous remercie d’avoir accordé de votre temps à cette chronique et vous adresse un bien amical salut dominical.

      • Je vois avec plaisir que nous partageons le même avis sur la ‘première’ Messe en si et sur les Missae breves que j’aime vraiment beaucoup.
        Quant à la longueur de vos chroniques, elle n’est (à mon avis) pas du genre à décourager les amateurs de lecture et les assoiffés de savoir qui fréquentent votre blog.
        On en redemande encore et encore !
        Amitiés automnales nordiques.

        • Dieu soit loué, il existe encore des personnes pour prendre le temps de lire plutôt que se complaire dans le babillage stérile des réseaux sociaux. Même si leur nombre tend hélas à se réduire, je sais que vous en faites partie et je suis heureux de vous compter au nombre des lecteurs véritables de ce blog.
          Grand merci pour vos encouragements et de bien amicales pensées en retour.

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