Wunderkammern

Trouvailles pour esprits curieux

Basse-cour, haute volée. La Poule de Haydn par Le Concert de la Loge

Jean Baptiste François Genillion ( ?, 1750 – Paris, 1829),
Les Tuileries et le Pont Royal vus du Cours-la-Reine, 1783
Huile sur toile, 49 x 74 cm, Paris, Musée Carnavalet

 

Pour sa première incursion – heureuse – en terre haydnienne, Le Concert de la Loge avait choisi la Cour, inaugurant son intégrale des Symphonies parisiennes avec l’éclat de La Reine. Délaissant, au moins sur le papier, salons et coquettes, la deuxième étape de son parcours nous entraîne vers la basse-cour où nous entendrons le caquètement d’une gallinacée et croiserons le souvenir d’un enfant prodige avant d’assister à la résurrection d’un compositeur oublié.

Les surnoms donnés aux symphonies de Joseph Haydn, tous apocryphes à l’exception de Tempora mutantur (Hob.I: 64) dont la mention figure sur le manuscrit autographe, tiennent souvent à peu de chose ; dans le cas de La Poule (Hob.I: 83), il a suffi d’un hautbois répétant obstinément un fa au début du thème secondaire de son premier mouvement pour que se forme l’image du volatile déjà célébré à la fin des années 1720 par Jean-Philippe Rameau dans la même tonalité de sol mineur, coïncidence pour le moins cocasse. Malgré son sous-titre amusant, l’œuvre de Haydn, fidèle au mode qui va gouverner les trois quarts de son Allegro spiritoso initial avant de se volatiliser définitivement, commence dans une atmosphère tendue, d’une austérité presque inquiétante se détendant graduellement sous l’effet de l’arrivée du mode majeur qui va ensuite régner en maître. Avec ses perdendosi suivis de brusques éclats forte, ses assombrissements passagers et sa tendresse tantôt policée, tantôt rêveuse, le très bel Andante en mi bémol est une page toute en clair-obscur qui semble sans cesse chercher à s’échapper de son cadre, une ambiguïté que vont totalement dissiper les deux derniers mouvements, un Menuet marqué allegretto à l’agreste vigueur dont le Trio s’illumine de traits de flûte et un Finale vivace aux allures de chasse débordant d’une énergie qui ne cesse de le propulser en avant vers une conclusion à la fermeté sans réplique.
En 1784, l’année précédant la composition de La Poule de son ami Haydn, Wolfgang Amadeus Mozart inscrivait sur la liste de ses œuvres, à la date du 12 avril, le concerto pour piano en sol majeur aujourd’hui identifié sous le numéro 453 du catalogue établi par Köchel. Écrite pour son élève Barbara Ployer, dont il reconnaissait le talent au point de jouer avec elle en public, cette partition à l’orchestration presque chambriste offre un superbe équilibre entre les passages virtuoses destinés à faire briller le soliste, particulièrement dans le pétillant Allegretto à variations final qui va s’accélérant jusqu’à une ivresse simplement heureuse de vivre, et ceux où il revient à la sensibilité de l’interprète de prendre le dessus, comme dans l’Andante médian en ut majeur d’une finesse d’écriture absolument remarquable, débordant de tendresse et bruissant de non-dits, après un Allegro liminaire que ses changements d’humeur subtilement brodés dans un tissu sans couture rendent quelquefois assez insaisissable et constamment fascinant. On s’étonne que cette œuvre singulière, aux élans parfois si personnels, ait été un des rares concertos de Mozart publiés à Paris de son vivant, tant sa sphère émotionnelle semble se situer loin de ce que l’on sait du goût dominant du public de la capitale dans les années 1780. À cette époque, le Maubeugeois Marie-Alexandre Guénin, bien oublié aujourd’hui, était une importante figure de la vie musicale, tant à la ville qu’à la cour, puisqu’il fut violoniste à l’Opéra mais aussi dans la Musique de la Chambre du Roi, au sein du Concert Spirituel et du Concert de la Loge Olympique, tout en enseignant son instrument au sein du Conservatoire jusqu’en 1802. Élève, entre autres, de Gossec, il s’attacha comme lui à cultiver le genre instrumental à un moment où ce choix n’allait pas de soi, la faveur s’attachant essentiellement au lyrique. Sa Symphonie en ré mineur, troisième de l’Opus 4 publié en 1776, est manifestement redevable à l’École de Mannheim, dont le Concert Spirituel accueillait volontiers les œuvres et parfois même les compositeurs, tels Carl Stamitz ou Christian Cannabich, pour sa concision (Guénin s’en tient à une structure tripartite sans menuet) et ses dynamiques, mais également au courant pré-romantique Sturm und Drang dont elle adopte l’esthétique farouche et passionnée dans des mouvements extrêmes à l’écriture compacte menés tambour battant. Au milieu de ces bourrasques, l’Andante central en ré mineur semble un havre de délicatesse sereine, à mi-chemin entre élégance française et fluidité mozartienne.

On avait pu émettre quelques menues réserves sur le premier volume de l’intégrale des Symphonies parisiennes dans laquelle s’est engagé le Concert de la Loge, que l’enjeu raidissait un peu ; elles sont complètement oubliées avec ce deuxième volet qui présente l’orchestre de Julien Chauvin au meilleur de sa forme, et capté avec beaucoup de naturel par l’équipe dirigée par Maximilien Ciup et Florent Ollivier. Vif et engagé, très attentif aux nuances et aux dynamiques, et doté en outre de très beaux pupitres solistes, en particulier du côté des vents, sa prestation pleine d’esprit rend magnifiquement justice à l’humour de Haydn, à la grâce de Mozart et aux emportements de Guénin. La tendresse et la douceur qui avaient tendance à manquer dans la réalisation précédente sont bel et bien présentes ici ; les mouvements lents, sans rien perdre de leur pulsation, prennent le temps de respirer et de s’abandonner, emportant ainsi l’adhésion sensible de l’auditeur. La partie soliste du concerto de Mozart a été confiée à Justin Taylor, un jeune claviériste dont on entend de plus en plus parler bien qu’il ne se vautre pas, comme d’autres, dans une communication échevelée ; il s’est, à l’évidence, passé quelque chose entre l’orchestre et lui, une véritable rencontre qui fait que tout, dans cette lecture du KV453, à commencer par le dialogue qui s’établit entre les protagonistes, semble relever de l’évidence — il s’agit tout bonnement, sur instruments anciens, de la plus belle version discographique qu’il m’ait été donné d’entendre à ce jour. Il faut dire que Justin Taylor sait comment faire vivre une phrase et comment lui insuffler cette poésie qui, sans crier gare, emporte au-delà des notes ; son assurance qui n’hypothèque jamais la subtilité convainc dans l’Allegro, ses cabrioles enthousiasment dans l’Allegretto, mais son chant dans l’Andante bouleverse, tant il sait dire tout avec pudeur, sans jamais insister, mais avec une clarté dans les idées et une simplicité dans la manière qui laissent durablement admiratif.

Après qu’il a traversé les vicissitudes que l’on sait, on est heureux de saluer avec ce disque la première réussite indiscutable du Concert de la Loge, qui a su habilement composer un programme où se mêlent le connu et la découverte (outre celle de Guénin, la symphonie de Haydn est jouée d’après l’autographe) ; en attendant L’Ours, enregistré il y a peu, cette Poule mérite assurément de trouver sa place dans votre collection.

Franz Joseph Haydn (1732-1809), Symphonie en sol mineur Hob.I: 83 « La Poule », Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), Concerto pour piano et orchestre en sol majeur n°17 KV453*, Marie-Alexandre Guénin (1744-1835), Symphonie en ré mineur op.4 n°3

Justin Taylor, pianoforte*
Le Concert de la Loge
Julien Chauvin, premier violon & direction

1 CD [durée totale : 63’04] Aparté AP 157. Wunder de Wunderkammern. Ce disque est disponible chez votre disquaire ou en suivant ce lien.

Extraits choisis :

1. Haydn, Symphonie Hob.I: 83 : [I.] Allegro spiritoso

2. Mozart, Concerto KV453 : [II.] Andante

14 Comments

  1. Passionnante lecture que l’Andante du KV453 ! Un régal.
    Concernant Haydn par Le Concert de la Loge, j’attends avec intérêt sa lecture de l’Hob.I: 82 (qui reste ma préférée des six)
    Enfin, tu piques ici ma curiosité quant à Marie-Alexandre Guénin et sa Symphonie en ré mineur op.4 n°3…
    Bon dimanche, ami J.-Ch. Je t’embrasse.

    • Je peux te dire que cette version du Concerto KV 453, c’est quelque chose, ami Cyrille, et cet Andante prend encore plus de relief en contexte, tout comme cette Poule qui concentre tout ce que j’ai envie d’entendre dans ce répertoire et qui me semble conforme à son esprit. Je laisse aux acheteurs du disque le plaisir de découvrir Guénin; je gage qu’ils ne seront pas déçus.
      Je te remercie pour ton mot et te souhaite belle fin de dimanche.
      Je t’embrasse.

  2. Bonjour cher Jean-Christophe

    Une bien belle chronique pour présenter ces petites merveilles que je viens d’écouter.
    Le Concert de la Loge a bien de la chance d’être mis à l’honneur d’une aussi belle manière.

    Tu as pu/su placer « le Concert de la Loge Olympique »,, même si ce n’est pas de cet ensemble dont tu parles, mais j’y vois un petit clin d’œil voire même un petit vent de rébellion … Me trompe-je ? 😉 Moi je le vois ainsi… Même si rien ne sert de ressasser de sombres moments. 😉

    En tout cas, c’est une bien belle réussite.
    Merci à eux et surtout à toi, parce que sans cette chronique, comme je te l’ai dit précédemment, j’aurais écouté ces extraits différemment.
    Je te souhaite un bel après-midi.
    Je t’embrasse bien fort.

    • Bonjour chère Tiffen,
      Tu te souviens bien, Le Concert de la Loge est effectivement ce même orchestre qui a été privé par une bande d’idiots sans doute passablement véreux d’utiliser l’adjectif « olympique » dans son nom alors que l’Histoire l’y autorisait (je m’en étais ému ici même et avais fait tourner la pétition qui avait alors circulé, en vain hélas).
      Je suis ravi que ces extraits t’aient plu; le second, en particulier, montre ce qu’un piano ancien peut apporter dans le répertoire pour lequel il a été conçu; le piano moderne n’a, à mon sens, rien à faire ni dans Mozart, ni dans Bach d’ailleurs.
      Je te remercie pour ton mot et et souhaite une bonne fin de dimanche.
      Je t’embrasse bien fort.

  3. Alain Huc de Vaubert

    29 octobre 2017 at 17:41

    Ce disque au programme intelligemment composé est superbe et j’apprécie beaucoup le style du Concert de la Loge, dont je ne décolère pas qu’il ait dû modifier son nom à cause de la rapacité et de l’ignorance du comité français olympique. Cette Poule triomphe de la bêtise ambiante et ce 17e Concerto de Mozart (l’un de mes préférés parmi les 27) est jubilatoire. Quant à la symphonie Guénin, c’est une heureuse découverte, issue de cette période fertile que nous connaissons si peu. Une très belle réalisation.

    • Je partage tout à fait votre dépit face à l’arbitraire des imbéciles du CNOSF qui a privé Le Concert de la Loge de cet olympique qui lui revenait de droit. Les musiciens ont trouvé la meilleure réplique possible à cet obscurantisme étriqué : l’excellence, et la prestation qu’ils livrent dans ce disque m’a vraiment comblé.
      Merci pour votre mot.

  4. Séduite par les extraits proposés, je salue au passage ta subtilité d’avoir remis en perspective avec Marie-Alexandre Guénin son importante figure de violoniste au sein du Concert de la Loge Olympique. Et quelle poule caquetante envahira la loge aux jeux ?

    • Je n’allais pas laisser passer cette occasion de canarder le CNOSF en rappelant la réalité historique, bien chère Marie, et si j’ignore s’il se trame une vengeance de la Poule, je prédis d’abondants dandinements de coqs, de dindes, de pintades et surtout de pigeons durant ces jeux dont la seule équipe gagnante risque fort d’être le pool impôts.
      Grand merci pour ton commentaire.

  5. Journée faste, qui commence avec de si belles pages. Ce pianoforte est d’une légèreté magique, douce palpitation…
    Et curiosité piquée avec ce compositeur et ce peintre ressuscités …

    • Je pense que je me suis fait à peu près la même réflexion lorsque j’ai découvert ce disque, Michèle, comme quoi une belle rencontre artistique peut changer à elle seule le cours de nos journées. Justin Taylor est un jeune artiste on ne peut plus prometteur qui n’a pas besoin d’effets de manche pour se donner une contenance et je pense que nous n’avons pas fini d’entendre parler de lui.
      Merci pour votre mot et bonne journée.

  6. Il m’a fallu quelque temps de couvaison avant de vous écrire ces lignes, cher Jean-Christophe 🙂 Le temps de trouver le manuscrit autographe de La Poule pour y aller repérer son fameux solo de hautbois, noté staccato. La flûte pourtant a le même motif à deux reprises et on n’en fait pas toute une omelette ! Je suis davantage touchée par les notes répétées sempre più piano de l’Andante que le Concert de la Loge rend à merveille, quasi jusqu’à l’imperceptible.
    N’ayant pas le livret du disque sous les yeux, j’ai parcouru la Toile avec grand plaisir à la découverte de Guénin, « l’invieillissable » selon le mot de Cherubini, dont le paraphe s’orne d’un violon avec son archet ! J’ai pu feuilleter quelques-unes de ses symphonies – leurs seuls trois mouvements me vont tout à fait, les menuets sont toujours si prévisibles 😉 – et appris que le premier mouvement de la Ré mineur fut choisi pour la cérémonie de réception en maçonnerie de Voltaire.
    Quant au concerto de Mozart, j’ai eu le même fort sentiment d’évidence que vous, le cœur qui se dilate, les yeux qui se ferment… on en sort avec une vraie joie émue et profondément reconnaissant.
    Merci donc pour ce billet « de haute volée » comme toujours chez vous et comme toujours, je vous embrasse très affectueusement.

    • Je me demande vraiment, chère Marie-Reine, quelle étrange mouche a piqué celui qui a donné son surnom à La Poule, parce que j’ai beau insister, je n’entends de gallinacée ni dans le hautbois, ni dans la flûte alors que l’imitation de Rameau est quand même beaucoup plus évidente; ceci dit, ce qu’en fait Le Concert de la Loge est pleinement convaincant et leur lecture de l’Andante est vraiment une réussite — je suis heureux que l’orchestre ait trouvé cette souplesse, cette douceur qui lui faisaient défaut dans le volume précédent.
      Étant depuis longtemps sensible à l’esthétique « Sturm und Drang », la Symphonie en ré mineur de Guénin m’a immédiatement séduit, comme celles de Rigel écrites dans ce mode; j’aime bien quand ça chahute un peu et je pense que mon penchant affirmé pour les foucades d’Emanuel Bach n’y est pas complètement étranger. Dans Mozart, c’est évidemment un tout autre sentiment qui domine et ce qui me fascine durablement est la symbiose entre le soliste et l’ensemble qui respirent vraiment le même air et au même rythme; je ne me lasse pas de cette lecture hautement inspirée qui dépasse tout ce que je connais, Bezuidenhout et Bilson compris.
      Je vous remercie de tout cœur pour votre commentaire (vous aurez peut-être noté que dès qu’il s’agit de Haydn, on ne se bouscule pas) et vous embrasse très affectueusement.

  7. lenormand rémi et monique

    3 novembre 2017 at 17:42

    Cher Jean-Christophe ,

    Voici ce qu’écrit le critique du journal Le Monde à propos de ce cd :

    « Mozart bénéficie aussi du support « disque » avec un 17e Concerto pour piano, qu’il vaut mieux écouter ainsi que dans une salle de concerts, surtout quand l’instrument est un pianoforte effleuré plus que « touché » par le soliste (Justin Taylor). »
    Cela en dit long sur le formatage des mélomanes et des « élites  » musicales concernant le choix des instruments pour jouer Mozart. Entendre Les concertos de Mozart par ex dans une salle de deux mille personnes avec un grand Steinway est une véritable absurdité . Notre époque exige la rentabilité financière avec de trop grandes salles et des instruments puissants détruisant par là-même toute sensibilité. Tout ceci est au détriment de la véritable musique.Il y a très souvent infiniment plus d’expressivité dans un  » pauvre » clavecin ou piano forte qu’un piano moderne. Quel bonheur que d’entendre Justin Taylor ou Pierre Hantaï dans une petite salle avec quatre vingt personnes à la chapelle Corneille de Rouen ou à Arques-La-Bataille. Là réside l’âme de la musique.
    Quant au confrère de Justin Taylor que vous évoquez, la tignasse ébouriffée et le « look d’enfer » de ce claveciniste hyper médiatisé ne trompent personne : il s’agit de vendre la musique comme on vend des savonnettes, rien d’autre. Et enfin au sujet des pianistes qui jouent les Goldberg à tout va mais sans aucun d’intérêt, il serait bon qu’ils comprennent qu’ils ne pourront jamais jouer tout le répertoire pianistique existant au cours de leur vie
    Julien Chauvin et Justin Taylor sont assurément des artistes authentiques sur lesquels il va falloir compter.
    PS: quand les éditeurs indiqueront-ils la nature des instruments utilisés – surtout les pianos – sur les pochettes de disques? Le nom des ingénieurs du son est quant à lui plus souvent porté.

    Amitiés et Merci pour votre perspicacité.

    Rémi et Monique Lenormand.

    • Chère Monique, cher Rémi,
      C’est donc ainsi que l’on écrit à propos des disques dans la presse française en 2017. Pour être tout à fait honnête avec vous, je ne la lis pas et ce que vous m’en rapportez me conforte dans ce choix; personnellement, quand je n’ai rien à dire sur un sujet, je n’éprouve aucune frustration à me taire (même quand j’ai des choses à dire, d’ailleurs, mais c’est une autre histoire). En tout cas, ce critique autorisé semble avoir perdu de vue une chose essentielle : il critique un disque, avec tout ce que ça signifie en matière de prise de son et d’artifices, puisque l’enregistrement sert à donner la meilleure forme possible à une interprétation.
      Ma religion sur les instruments d’époque et modernes est faite depuis longtemps et, sauf exception, le piano me semble vraiment pertinent à partir de 1875 environ et encore si je n’ai pas une bonne version sur clavier ancien à me mettre sous la dent. Je crois, tout comme vous, que ces derniers sont infiniment plus riches et variés que les puissantes machines d’aujourd’hui, au son si impeccablement stable et standardisé.
      Je ne reviens pas sur l’ébouriffé de service; même si ses moyens techniques sont solides, il fait aujourd’hui du spectacle, pas de la musique. Il reste à espérer que ça changera un jour mais il est aujourd’hui permis d’en douter.
      Je vous remercie pour votre commentaire et votre fidélité.
      Amitiés,
      Jean-Christophe

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