Wunderkammern

Trouvailles pour esprits curieux

Le fil. L’Allemagne musicale de Schütz à Bach selon Ricercar

Pieter Jansz. Saenredam (Assendelft, 1597 – Haarlem, 1665),
La Grande église Saint-Laurent d’Alkmaar, c.1661
Huile sur panneau, 43,5 x 54,5 cm,
Rotterdam, Museum Boijmans Van Beuningen

Sacrifiant à une tradition devenue heureusement récurrente, Ricercar propose au mélomane, cette année encore, un coffret thématique réalisé selon une recette éprouvée : huit disques puisant dans le riche catalogue constitué durant les plus de trente-cinq ans d’activité du label augmentés de quelques emprunts à d’autres de même qualité (Alpha ou Harmonia Mundi, par exemple) pour compléter le panorama ainsi qu’un livre rassemblant un texte toujours à la fois nourrissant et abordable signé par Jérôme Lejeune et quelques illustrations choisies. Après Monteverdi et son temps en 2015 et Louis XIV en 2016, le projet de cette fin 2017 nous entraîne dans ce que nous nommons aujourd’hui l’Allemagne en suivant les chemins qui mènent d’Heinrich Schütz à Johann Sebastian Bach.

Les limites chronologiques retenues pour cette réalisation fixent sa borne supérieure dans le courant de la première décennie du XVIIIe siècle, la mort de Pachelbel en 1706, celle de Buxtehude en 1707 et le départ de Bach d’Arnstadt pour Mühlhausen en 1708 pouvant effectivement matérialiser une sorte de passage de témoin entre une tradition forgée tout au long du XVIIe siècle et parvenue, au sens propre, à perfection et une expressivité nouvelle profondément nourrie de cet héritage dont le futur Cantor de Leipzig est un des plus brillants, mais pas l’unique représentant — rappelons une nouvelle fois qu’aux yeux des contemporains, le grand compositeur allemand de cette génération se nomme Telemann. Un peu plus de cent ans de musique, donc, marquée, tant le domaine sacré que profane, par une étonnante capacité d’assimilation des autres idiomes européens digérés au point de devenir une part conséquente de la substance d’un style national. L’exemple le plus frappant de ce processus est probablement à chercher du côté de la production sacrée luthérienne réussissant la prouesse de faire fusionner deux univers a priori opposés, l’Allemagne réformée et l’Italie catholique. S’il n’est pas le premier à avoir utilisé les éléments de modernité mis au point par les compositeurs ultramontains – Hieronymus Praetorius, à Hambourg, pratiquait déjà la polychoralité à la mode de Venise dès la fin du XVIe siècle –, Heinrich Schütz demeure, pour l’histoire, l’homme de la synthèse entre l’esprit du Nord et du Sud ; ses deux séjours vénitiens, le premier auprès de Giovanni Gabrieli (1609-1613), le second sans doute de Claudio Monteverdi (1628) lui ont permis d’avoir directement accès à leurs trouvailles et ses nombreux échanges et élèves de les disséminer ensuite largement. Pour résumer à grands traits, Schütz parvint à mettre les couleurs et les effets d’alternance de masses sonores du style concertant ainsi que l’exigence d’expressivité et la théâtralité propres au madrigal et à l’opéra au service de cette Parole absolument centrale dans la théologie élaborée par Luther. Le Sagittarius contribua à faire de Dresde, où se déroula l’essentiel de sa longue carrière, un centre musical de première importance, mais celle des cités hanséatiques du nord de l’Allemagne, principalement Hambourg et Lübeck, égale au bas mot la prééminence de la cité de l’Elbe. Une figure comme celle de Thomas Selle, reprenant à son compte les conceptions esthétiques de Michael Praetorius mais visiblement bien informé de l’œuvre de Schütz, est tout à fait représentative de l’activité de la première, tandis que la seconde peut se targuer d’avoir accueilli Dietrich Buxtehude ; c’est à cette source septentrionale, à laquelle il faut ajouter les noms de Georg Böhm et de Johann Adam Reincken, que viendra s’abreuver le jeune Bach, accroissant non seulement ses capacités dans le domaine de la musique sacrée, ainsi qu’en attestent ses premières cantates, mais également sa maîtrise des claviers. Dans cette famille d’instruments, l’orgue occupe en Allemagne, durant la période qui nous occupe, une place privilégiée, à tel point qu’il est réellement possible de parler d’une école regroupant les virtuoses de la tribune dont nombre des fondateurs, tels Samuel Scheidt ou Heinrich Scheidemann, apprirent les subtilités de leur art auprès de celui qui devait passer à la postérité comme « le faiseur d’organistes », Jan Pieterszoon Sweelinck. Parmi ces nombreuses personnalités, on peut en distinguer trois qui, outre l’insigne qualité de leur production hélas parfois chichement conservée, ont des rôles de passeurs stylistiques, qu’il s’agisse de Franz Tunder, prédécesseur de Buxtehude à Lübeck ayant vraisemblablement côtoyé Frescobaldi et fervent pratiquant du stylus phantasticus, de Matthias Weckmann, véritable trait d’union entre la manière héritée de son maître, Schütz, et celle des « descendants » de Sweelinck, et Johann Pachelbel, qui fut en contact avec une toute autre tradition, celle des compositeurs catholiques du sud de l’Empire, en particulier Johann Caspar Kerll. Ces trois sources vives, en suivant chacune leur propre trajet, mènent toutes à Johann Sebastian Bach.

Il faut, pour clore cette présentation succincte, dire un mot des autres genres représentés dans ce coffret, en particulier de la musique instrumentale, véritable creuset où se mêlèrent les idiomes de l’Angleterre – les Ludi Musici de Scheidt attestent de ses contacts avec les œuvres de William Brade –, de l’inévitable Italie notamment grâce à l’implantation de nombre de violonistes en territoire germanique qui y firent fructifier leur art, celui de la sonate comme de la virtuosité, tout en ensemençant celui des générations à venir (l’installation de Carlo Farina à Dresde auprès de Schütz en offre un excellent exemple), mais également de la France, dont l’apport en matière de musique de danse fut primordial, tout comme se transmit la faveur dont y jouissaient viole de gambe et luth ; tout au long du XVIIe siècle s’opère une fusion entre ces éléments extrinsèques et ceux spécifiquement locaux pour aboutir à l’émergence d’un genre comme la Suite les unissant tous. Parallèlement, sur les bases instituées tant par le Tenorlied tardo-médiéval que par Roland de Lassus au XVIe siècle mais en intégrant les trouvailles du madrigal moderne, se développa l’air profane ; l’opéra, lui, mit plus de temps à trouver sa place et si l’essai de Schütz dans ce domaine (Dafne, 1627) semble irrémédiablement perdu, la fascination exercée par ce genre fut bel et bien réelle ; les tenants d’une esthétique musicale conservatrice ne s’indignèrent-ils pas, à l’écoute des Passions de Bach, de ce que ce dernier faisait entrer le démon du théâtre au sein même de l’église ?

Ces itinéraires au travers d’un siècle débordant d’innovations passionnantes, que je n’ai fait qu’esquisser dans le cadre de ce compte rendu, sont décrites en détail dans le très intéressant essai de Jérôme Lejeune qui accompagne les disques et constitue une introduction idéale pour comprendre comment s’est constitué le vaste patrimoine dont va hériter Bach, dont l’invention, n’en déplaise aux fatigants moulineurs de la notion de génie, ne tombe absolument pas du ciel (ce qui est justement la définition même du « génie »). Ricercar a toujours été à la pointe de l’exploration de ce répertoire à l’incroyable richesse – ceux qui, comme votre serviteur, ont collectionné les volumes des séries Deutsche Barock Kantaten et Deutsche Barock Kammermusik dans les années 1980 et 1990 lui en sont durablement reconnaissants – et les dix généreuses heures de musique de ce coffret en apportent un vivant et souvent émouvant témoignage. Ce sont des musiciens et des ensembles ayant bâti et édifiant encore pour certains la réputation du label qui constituent l’ossature de ce projet, le Ricercar Consort hier (parti depuis chez Mirare), l’organiste Bernard Foccroulle, Vox Luminis, Clematis et L’Achéron aujourd’hui, une sélection qui allait de soi. Certes, quelques interprétations gravées il y a bientôt trente ans peuvent sonner un peu patinées, mais l’engagement et l’enthousiasme prodigués pour la découverte d’œuvres et de compositeurs qui étaient alors peu voire pas joués sont toujours perceptibles et intacts ; certes, quelques choix ou absences peuvent laisser perplexe – pourquoi, par exemple, avoir retenu des extraits du disque Bach/Böhm dirigé par Leonardo García Alarcón, assez moyen et à l’allemand difficilement compréhensible (malgré un discutable Diapason d’or), et ignoré l’excellent enregistrement consacré à Johann Jakob Walther par Les Plaisirs du Parnasse (Zig-Zag Territoires) ? – mais ces détails sont finalement bien peu de chose lorsque l’on considère l’ampleur de l’entreprise et sa réussite globale tant du point de vue pédagogique qu’artistique. Pour qui voudrait s’initier à cette période de l’histoire musicale, ce coffret représente une introduction idéale, et pour qui en est déjà familier sans en être forcément spécialiste, il sera un très efficace aiguillon pour sa curiosité en l’incitant à en apprendre et surtout à en entendre plus de compositeurs moins connus mais tout aussi passionnants que les « grands » (au hasard, Tunder, Selle, Pohle, Weckmann ou Bruhns). En cette période de fêtes, peut-on imaginer cadeau plus approprié à offrir à un amateur de musique ancienne ?

La musique en Allemagne de Schütz à Bach

Solistes et ensembles divers

8 CD [durée totale : 10h16′] et un livre trilingue (anglais, français, allemand) Ricercar RIC 109. Wunder de Wunderkammern. Ce coffret est disponible chez votre disquaire ou en suivant ce lien.

Extraits choisis :

1. Nicolaus Bruhns (1665-1697), Præambulum en sol mineur
Bernard Foccroulle, orgue Schnitger de l’Église Saint-Ludger de Norden

2. Samuel Scheidt (1587-1654), Angelus ad pastores ait
Solistes, La Fenice, Ricercar Consort, Philippe Pierlot (dir.)

3. Johann Nauwach (c.1595-c.1630), Ach Liebste, laß uns eilen
Andreas Scholl, contre-ténor, Markus Märkl, clavecin

4. David Pohle (1624-1695), Sonata à 8
Ricercar Consort (4 violons, 4 violes de gambe, orgue)

18 Comments

  1. Toujours émerveillée par la richesse et la créativité de ce siècle allemand
    Je connaissais l’existence du coffret et m’attendais à voir paraître un billet à son sujet un de ces dimanches. Le voilà. S’il fallait un argument supplémentaire pour le mettre en première place dans ma liste de cadeaux …
    Merci de votre billet. Bon dimanche

    • Je partage entièrement votre émerveillement, Sophie, et bien qu’écoutant ce répertoire depuis maintenant presque trente ans, je ne cesse d’y trouver de nouveaux motifs d’admiration. Je pense que ce coffret est vraiment une base de discothèque et j’espère qu’il se trouvera une main généreuse pour vous en faire présent.
      Je vous remercie pour votre mot et pour votre attention, que révèle le fait que vous aviez deviné que j’allais me pencher sur ce coffret; en ces temps de disette, cette marque d’intérêt prend tout son sens.
      Bon dimanche à vous et à bientôt.

  2. Après être entrée dans la Grande église Saint-Laurent d’Alkmaar, je ressens que le premier extrait est tellement adapté au lieu. Et curieusement, en ce premier dimanche de l’Avent et la nouvelle (!!) traduction, je cite : « Et ne nous laisse pas entrer en tentation … je ne vais pas résister à la tentation de commander ce coffret. Pardonne le désordre de mes phrases, l’intention demeure … bon dimanche

    • Tu y es entrée, bien chère Marie, et pourtant le tableau donne sur l’extérieur, un choix pas du tout innocent, comme tu l’imagines.
      Si tu commandes ce coffret (qui sera un excellent compagnon), je te recommande de le faire grâce au lien de ma chronique : tu feras des économies et succomber à la tentation n’en sera que meilleur.
      Ton désordre est toujours le bienvenu;son côté coq à l’âme contient tellement de vie.
      Je te remercie pour ton commentaire.

  3. Bonjour cher Jean-Christophe

    Tu notes « cette présentation succincte », je sais qu’il y a tant et tant à dire qu’il faut bien te limiter, mais pour la novice que je suis, les informations que tu donnes sont pour moi très riches au contraire.

    J’ai beaucoup aimé les extraits, l’orgue me procure toujours la même émotion, cependant je mettrai juste un petit bémol pour « Ach Liebste, laß uns eilen ». je ne sais pas trop expliquer pourquoi, c’est un ensemble de choses qui font que je n’ai pas « accroché » .

    Merci pour cette belle chronique, chronique très agréable à lire. Merci pour les extraits .
    Je te souhaite mon cher Jean-Christophe un très beau dimanche de l’Avent.
    Je t’embrasse bien fort.
    Tiffen

    • Bonsoir chère Tiffen,
      Il m’a effectivement fallu me contraindre pour que cette chronique reste dans des proportions acceptables pour une partie du lectorat d’aujourd’hui qui a bien du mal à focaliser son attention sur quelque chose plus de quelques minutes — et il y en a déjà vingt de musique (quel casse-tête pour ne choisir que quatre extraits) ! Avec ce répertoire, je me sens un peu comme à la maison tant il me parle; tu imagines sans mal l’envie de la partager qui en découle. Après, les oreilles de l’auditeur font leur choix, c’est une personne à laquelle personne n’échappe.
      Je te remercie d’avoir consacré de ton temps à ces quelques lignes et je t’embrasse bien fort.

  4. Bonjour,

    Excellente synthèse, qui ne démérite en rien des précédentes, et qui me donne l’occasion de vous féliciter très sincèrement pour la qualité de votre travail, si peu fréquente dans la foire aux vanités du monde numérique. Vous avez l’érudition partageuse, qualité qui distingue aussi Jérôme Lejeune et qui fait que les productions de Ricercare se maintiennent à un niveau de qualité impressionnant. Ecouter ses disques et lire vos billets nous font un aimable compagnonnage en ces temps où la beauté se fait rare. Merci.

    • Bonsoir,
      Moi qui ai trouvé l’accueil réservé à ce billet plutôt tiède, votre commentaire me rassérène grandement. Je pars d’une idée toute simple qui est de ne pas s’exprimer sur des sujets auxquels on n’a pas pris au préalable le temps nécessaire de réfléchir, et d’écrire sans se moquer des personnes qui nous font confiance, en ne proposant pas des textes ficelés de travers ou à la diable; simple question de respect pour les lecteurs, les musiciens, les éditeurs.
      Je suis attentivement le travail de Jérôme Lejeune depuis un bon moment et une de mes joies a été de lui dire au moins une fois de vive voix à quel point je lui étais reconnaissant pour tous les chemins que ses productions m’avaient ouverts.
      Je vous remercie bien sincèrement pour votre commentaire.

  5. Michelle Didio

    3 décembre 2017 at 20:37

    Bonne fin de dimanche, cher Jean-Christophe. Merci de nous alerter sur cette somme musicale figurant dans les trésors de votre discothèque. En ce qui me concerne, je vais l’inscrire sur ma liste d’achats à venir. Cela me permettra d’avoir une vision d’ensemble de la musique de cette époque. Je dois dire qu’il est difficile de se procurer toutes les parutions qui nous intéressent, que ce soit en musique ou en littérature, en raison de leur très grand nombre. Bien amicalement.

    • Cet ensemble d’enregistrements est vraiment important et nourrissant, chère Michelle, et je souhaitais le mettre à l’honneur en cette période de fêtes; j’ai appris, qui plus est, que l’éditeur le proposait à petit prix, ce qui est une encore meilleure nouvelle pour qui souhaiterait l’offrir ou se le faire offrir.
      Je rencontre exactement le même problème que vous : tant de choses paraissent qui m’intéressent que les journées et le porte-monnaie ont du mal à suivre.
      Je vous souhaite une belle soirée dominicale et vous adresse de bien amicales pensées.

  6. Claude Amstutz

    6 décembre 2017 at 11:10

    Cher Jean-Christophe, toujours envoûté par cette période qui m’offre des surprises à l’infini, dans cette quête somme toute autodidacte, donc lacunaire. Tous les ensembles que vous citez ont fait mon bonheur, avec en plus le même émerveillement pour le CD de Johann Jakob Walther… J’ai commandé ce coffret tout à l’heure, et le recevrai probablement lundi prochain! Encore un grand merci pour cette chronique et le superbe tableau de Pieter Jansz Saenredam, reflet d’un dépouillement qui m’est cher. Belle semaine à vous.

    • Cher Claude,
      Je partage entièrement votre goût pour ces musiques dont les beautés me semblent quasi inépuisables, ce qui n’est pas le cas de toutes. Tenez, je viens encore d’apprendre aujourd’hui la parution d’un disque documentant des œuvres, dont certaines inédites, appartenant à cette période et j’en salive déjà.
      Je pense que le coffret va vous faire découvrir et retrouver nombre de pièces qui retiendront votre attention et que vous n’avez pas fini d’y revenir.
      Je vous remercie pour votre mot et vous souhaite une bonne fin de semaine.

  7. lenormand rémi et monique

    8 décembre 2017 at 09:31

    Cher Jean- Christophe,

    Oui, quelle belle entreprise et quelle extraordinaire période artistique tant musicale que picturale, d’une richesse incommensurable. Servis par des musiciens figurant parmi les meilleurs actuels, les musiques de ce coffret sont un vrai régal à l’écoute des extraits et du texte toujours passionnant de Jean-Christophe.
    Merci encore et toujours

    Rémi et Monique.

    • Chers Monique et Rémi,
      Il m’a fallu concentrer mon propos sur l’essentiel afin de ne pas dépasser les limites de longueur que je fixe aujourd’hui à mes chroniques afin de ne pas décourager les bonnes volontés, voire les volontés tout court. Vous avez raison de souligner la richesse de ce répertoire dont je ne me lasse toujours pas après bientôt trente ans de fréquentation — toutes les musiques ne peuvent pas en dire autant.
      Je vous remercie d’avoir offert de votre temps à cette chronique dont j’ai trouvé l’accueil assez tiède, ce dont j’ai pris sereinement acte.
      Bien amicalement à vous.

  8. Cher Jean-Christophe,

    je suis en train de remplir ma hotte de Père Noël, et je n’ai rien trouvé de mieux que de venir relire vos articles publiés depuis l’été, à seule fin d’envoyer à ma disquaire préférée la liste des CD qu’elle doit me procurer de toute urgence (oui, je sais, je m’y prends tard).
    C’est toujours un plaisir de venir me balader dans vos pages, et à les relire pour faire mon petit marché, en ce matin pluvieux et venteux, j’y trouve une douceur, une élégance et une délicatesse d’âme qui me ravissent.
    Merci encore de nous faire partager votre culture et votre enthousiasme. Je vous souhaite une belle avancée vers ces temps de solstice, d’enfouissement et de renouvellement.

    • Chère Anne,
      J’ai grand plaisir à vous lire alors que se profile la fin d’une année qui, si j’en crois ce que je peux deviner au fil des publications de votre blog, n’aura pas été sans difficulté pour vous.
      Je vous suis reconnaissant pour la confiance que vous accordez à mes chroniques et j’espère que ce que vous y aurez glané en faisant votre marché ne vous décevra pas; il y a eu beaucoup de belles choses en 2017 et j’en ai encore quelques-unes en réserve pour les semaines à venir.
      Je vous remercie bien sincèrement pour votre mot et vous souhaite le meilleur pour la douce glissade vers l’an neuf qui a commencé.

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