Wunderkammern

Trouvailles pour esprits curieux

À fleur d’Horizons. Gabriel Fauré par Pierre Fouchenneret, Simon Zaoui & Raphaël Merlin

Claude Monet (Paris, 1840 – Giverny, 1926),
Nymphéas, c.1914-1917
Huile sur toile, 181 x 201,6 cm, Canberra, National Gallery of Australia

Un dimanche de fin d’été ou peut-être dans les premières semaines de l’automne 1920, le duc de Trévise fit le voyage de Normandie afin de rencontrer une légende vivante, Claude Monet. Sous le titre « Le Pèlerinage de Giverny », la Revue de l’art ancien et moderne publia dans sa livraison de janvier 1927, quelques semaines après la mort du peintre, la relation en deux parties de cette journée durant laquelle le visiteur put entre autres découvrir son travail sur les Nymphéas : « Il me montre de vastes et déconcertantes études, faites exprès, sur place, au cours de ces derniers étés : écheveaux de teintes parentes, qu’aucun autre œil n’eût débrouillés, bizarres assortiments de laines immatérielles, grâce auxquels le peintre possédait la gamme de chaque atmosphère. » Remplacez le mot « peintre » par « musicien » et vous obtiendrez, je crois, une assez bonne définition du Gabriel Fauré de la dernière période, celui des ultimes NocturnesOnzième en fa dièse mineur (1913), Douzième en mi mineur (1915), Treizième en si mineur (1921), chemin de l’élégie à l’épure passant par le drame –, des deux Sonates pour violoncelle et piano – ré mineur pour la première (1915) et sol mineur pour la seconde (1921) toutes deux traversées par la même démarcation entre un lyrisme discret mais pénétrant et une énergie nerveuse parfois presque anguleuse –, de la Sonate pour violon et piano en mi mineur (n°2, 1916-17) tendue jusqu’à devenir oppressante et percluse de sourdes angoisses qu’ignorait son aînée en la majeur (1875-76) conçue pour étonner et charmer tout en imposant un style d’une déjà inimitable fluidité, du Trio avec piano en ré mineur (1922-23) dont la surface miroitante et l’onde limpide ne doivent pas faire oublier les troubles courants qui tourbillonnent en ses tréfonds, et de L’Horizon chimérique sur des poèmes de Jean de la Ville de Mirmont, tombé en 1914 au Chemin des Dames, adieu aux cycles de mélodies et seul recueil de ces années dans lequel l’aspiration à l’ailleurs trouve à s’exprimer dans le mode majeur.

Si l’on prend la peine d’observer la courbe créatrice de ces deux hommes à la trajectoire en apparence si différente, on s’aperçoit que tous deux ont commencé par s’inscrire dans le sillage de fortes personnalités artistiques de leur temps – Manet pour l’un, Saint-Saëns pour l’autre – tout en prenant très tôt le soin de cultiver des singularités dont certaines, notamment leur préférence évidente pour le suggéré plutôt que l’affirmé, pour l’impression plutôt que la description, se rejoignent et étaient appelées à devenir des éléments-clés d’un langage de maturité élaboré, ou plus précisément conquis au prix d’un processus de décantation qui, paradoxalement, n’empêcha ni l’un ni l’autre d’accéder à la reconnaissance, voire à la renommée à laquelle tous deux aspiraient, ce qui ne signifie naturellement pas que l’essence complexe jusqu’à l’abstrusion de leur expression ait été mieux comprise par la majorité de leurs contemporains. Les deux créateurs ont également été atteints, à la soixantaine, d’une maladie qui affecta directement leur art ; pour Monet, ce fut la cataracte, manifeste autour de 1908, qui conduira, en janvier 1923, à une intervention lui permettant d’éviter la cécité ; Fauré, lui, perdit progressivement et irrémédiablement l’ouïe à partir de 1903, ce qui peut en partie expliquer le caractère très personnel de la musique qu’il composa en quelque sorte en circuit fermé à partir des années 1910. J’emprunte à l’ultime chapitre, au titre délicieusement fauréen « L’illusion d’un tout sans fin », de la très remarquable étude de Marianne Alphant, Monet, une vie dans le paysage, cette citation dans laquelle vous pourrez remplacer à loisir Monet par Fauré, cataracte par surdité, Nymphéas par ultimes œuvres chambristes, peinture par musique : « C’est maintenant le dernier Monet. Il faut le voir dans l’aventure et la lumière des Nymphéas, dans ce geste inlassable, ce piétinement, cette liberté créative qui traverse la cataracte — qui n’est pas brisée par elle mais y puise à l’inverse une force autre et tellement troublante que Monet lui-même n’y croit pas, ne sait plus ce qu’il fait, remplace la vision par autre chose : l’élan sans fin, sans objet, la continuité. (…) Son origine [celle de l’entreprise des Nymphéas] se perd en amont dans les premiers reflets, les premières taches de couleur sur des plans d’eau – taches indécidables, à la fois surface et profondeur – et son terme est fictif, Monet transformant ses panneaux [Fauré retravailla lui aussi un matériau pré-existant dans ses deux Sonates pour violoncelle] et continuant à peindre jusqu’au dernier moment. Un enchaînement, un déchaînement qui part d’un cercle et le répète, le poursuit, ne cesse de l’élargir jusqu’à ce qu’il soit assez vaste pour englober le peintre lui-même. Monet est à l’intérieur de sa peinture : elle l’entoure de toute part, il en est le centre et le résidu — nymphéas ou moins encore, simple cerne. Il flotte en elle. Elle le contient. Et chaque petit geste de cette peinture, chaque paraphe de couleur nous le rend tout entier. » La série des Nymphéas, c’est transmettre le sentiment de l’infini au travers de la représentation éclatée d’une étendue d’eau pourtant contenue dans de strictes limites que le peintre abolit en ne les montrant pas ; chez Fauré, la même immensité déborde sans cesse du strict cadre formel jusqu’à le faire oublier. Il n’est pas de peintre plus fauréen que Monet ; nul musicien n’embrasse d’aussi près la vision du maître de Giverny que Fauré.

Il est toujours infiniment rassérénant de voir de jeunes musiciens s’emparer de la musique de Fauré ; le violoniste Pierre Fouchenneret, le pianiste Simon Zaoui, le violoncelliste Raphaël Merlin et le ténor David Lefort, invité pour un Horizon chimérique dont il livre une lecture à la fois sobre et chaleureuse, au français parfaitement articulé, sont tous trentenaires et ils mettent au service du copieux florilège qu’ils ont conçu beaucoup d’enthousiasme, de musicalité épanouie et de générosité. Présent tout au long des deux disques dont il constitue, à mes yeux, la révélation, Simon Zaoui y délivre un jeu pianistique tout en nuances qui me semble rendre parfaitement justice aux effluves complexes de l’harmonie fauréenne et se distingue, y compris dans les moments passionnés où la force percussive est la plus sollicitée, par sa toujours très grande clarté – une qualité peut-être encouragée par la pratique des claviers anciens chez ce musicien curieux de maints univers – qui fait d’ailleurs merveille dans les Nocturnes, abordés avec une franchise de ton qui refuse toute emphase sans pourtant jamais hypothéquer la profondeur. Raphaël Merlin se situe, lui aussi, dans cette optique de sobriété ne contraignant ni n’affadissant pour autant jamais l’expressivité – une écoute de l’Andante de la Sonate op.109 suffit à s’en convaincre – et la fluidité comme la sensualité subtilement retenue de son jeu sont très en situation dans les pièces tardives ; je trouve son interprétation des deux Sonates pour violoncelle et piano se déroulant à la manière d’un dialogue intérieur, quelquefois proche du murmure, infiniment plus convaincante que celles où règnent le sentimentalisme ou l’histrionisme faciles et parfois, hélas, les deux, et il sait également se montrer sous un jour plus directement enjôleur dans les petites pièces proposées en complément. Je suis, en revanche, un rien plus réservé quant à la prestation de Pierre Fouchenneret ; entendons-nous bien, il s’agit indiscutablement d’un violoniste racé et débordant de brio qui, outre une indéniable maîtrise technique, sait déployer une vraie intensité de chant, tour à tour tendre ou charmeur, impétueux ou incisif ; il n’en demeure pas moins que, sans toutefois tomber dans le narcissisme gênant de certains de ses confrères, son excès de vibrato me gâche souvent le plaisir, en particulier dans les deux Sonates (que voulez-vous, j’ai la sonorité nettement plus « droite » et à mon avis plus idiomatique d’Isabelle Faust dans l’oreille), et que j’estime possible de rendre justice à cette musique en allégeant les textures sans qu’elle perde pour autant en force poétique ; à ce titre, certains empâtements et hésitations dans la conduite du Trio op.120 en font malheureusement le point faible de cette entreprise, tant on a parfois le sentiment que les trois musiciens ne défendent pas exactement la même esthétique. Malgré ce bémol où je ne méconnais pas qu’entrent pour partie des questions d’habitude d’écoute et de goût personnels, ce double disque consacré à Gabriel Fauré est globalement une belle réussite qui mérite l’attention de tout mélomane amateur ou curieux de ce répertoire.

Gabriel Fauré (1845-1924), Horizons : Sonates pour violon et piano op.13 et 108, Sonates pour violoncelle et piano op.109 et 117, Trio avec piano op.120, Nocturnes op.104, 107 & 119, Andante pour violon et piano op.75, Papillon pour violoncelle et piano op.77, Romance pour violon et piano op.28 & pour violoncelle et piano op.69, Berceuse pour violon et piano op.16, L’Horizon chimérique op.118*

*David Lefort, ténor
Simon Zaoui, piano Steinway D (1960)
Pierre Fouchenneret, violon
Raphaël Merlin, violoncelle

2 CD [durée : 81’46 & 70’14] Aparté AP162. Ce double disque est disponible chez votre disquaire ou en suivant ce lien.

Extraits choisis :

1. L’Horizon chimérique : « La mer est infinie »

2. Sonate pour violoncelle et piano op.109 : Andante

3. Onzième Nocturne en fa dièse mineur op.104

4. Sonate pour violon et piano op.13 : Finale. Allegro quasi presto

Lecture conseillée :

Marianne Alphant, Monet, Une vie dans le paysage
Éditions Hazan, 728 pages, ISBN : 9782754104494

 

24 Comments

  1. Merci JC, quel raffinement, j’adore… je vais écouter et lire…
    Bon dimanche

  2. Bonjour.
    Comme d’habitude une très belle chronique qui donne envie d’aller entendre (et cette fois ci re-voir) par soi-même!
    Merci!!!
    Bien cordialement,
    Amaury

    • Bonjour Amaury,
      Je me réjouis, parce que c’était un de mes buts, de lire que cette chronique puisse susciter l’envie d’aller voir ou revoir les tableaux avec la musique de Fauré en tête — vous verrez, l’alliance fonctionne très bien.
      Merci pour votre mot et bien cordialement à vous.

  3. Jean-Noël BENOIT

    18 février 2018 at 13:39

    Bonjour. Un grand merci pour m’avoir fait découvrir une sonate de Fauré pour violoncelle et piano que je ne connaissais pas et dont l’intérêt musical, psychologique et spirituel m’ a été tout de suite évident. Je trouve intéressant par ailleurs que des interprètes jeunes, qui font se poser inévitablement la question d’avoir ou non assez de maturité, tentent l’aventure de jouer des oeuvres à l’allure de leçon finale de l’existence; leur sérieux, leur honnêteté les rendent ici très plausibles. Au moins la dimension méditative est-elle, à mon sens, pleinement rendue.
    Merci aussi à vous pour votre belle persévérance en général.

    • Bonsoir,
      Fauréen convaincu, j’avoue une affection marquée envers ses deux sonates pour violoncelle et piano et je suis naturellement ravi que cette chronique vous ait permis de découvrir un fragment de l’une d’elles — je partage votre ressenti à son sujet.
      Comme je l’ai écrit dans mon texte, je trouve stimulant que de jeunes interprètes s’attachent à servir ce répertoire en apportant un regard nécessairement différent de celui de leurs aînés et les qualités artistiques que l’on entend ici légitiment leur démarche.
      Je vous remercie pour votre commentaire et votre soutien.

  4. Bonjour ici cher Jean-Christophe

    Un jardin où l’on aime se poser; et puis Monet et Fauré !! Que rêver de mieux ?

    Ta chronique est comme j’aime, poétique et très riche et le livre de Marianne Alfant me tente bien. Je suis allée voir les commentaires sur ce livre, et une phrase m’a bien plu qui va me faire succomber je crois  » dans une proximité telle que, le temps d’une lecture, le lecteur pourra se redire ce que se disait Mallarmé : “Une chose dont je suis heureux, c’est de vivre à la même époque que Monet”. Tentant hein ?
    Merci de ce très beau moment.
    Je t’embrasse bien fort en te souhaitant un bel après-midi 🙂

    • Bonsoir chère Tiffen,
      Pour qui aime Monet, le livre de Marianne Alphant est vraiment incontournable, non seulement parce qu’il fourmille d’informations qui permettent de mieux comprendre cet immense peintre, mais également parce qu’il est nourri d’une intense passion qui « porte » l’écriture. Je te le recommande; à moins de 20€, ce sont des journées et des soirées de lecture bon marché et tellement enrichissantes. Si tu t’y lances, peut-être quelques bouffées de Fauré te reviendront-elles et tu verras alors encore plus nettement pourquoi j’ai lié ces deux esprits à l’immense envergure.
      Je te remercie pour ton mot et te souhaite une belle soirée.
      Je t’embrasse bien fort.

  5. Bonjour, Jean-Cristophe.
    Ils attendront longtemps que je pousse cette porte.. 😉
    Parce-que, me voilà tout occupé à me souvenir de mes attaches dans ces ports qui ne m’ont justement pas vu naître.
    Il m’a fallu mettre mes écouteurs pour essayer de comprendre David Lefort, je n’avais discerné que: <>. Ce qui devait arriver…
    Jean de la Ville de Mirmont, je découvre, merci. Ces quelques mots, glanés lors de ma recherche:
    <>
    Du coup, je retrouve l’ado dans sa périssoire qui essayait de contourner la Falaise d’Étretat, la mer descendait et faillit m’emmener…,
    Tous ces ports que je n’ai fait que toucher, parcourir un peu, jeter un coup d’oeil derrière leurs facades, humer, regarder leurs nuages bien à eux,(que je retrouverai un certain jour dans le ciel de Paris)….
    Vous vous doutez bien que ce barbu-là ne fait pas (encore) partie de mes préférés, mais j’apprécie fort qu’il ait été prétexte à une de vos meilleures Chroniques.
    Monet devra attendre, tellement de souvenirs de ports m’attendent, j’accepterais-même que Fauré m’accompagne.

    Merci pour ce beau cadeau dominical.

    r.

    • Je constate qu’il y a des caractères à ne pas utiliser, sous peine de voir des mots disparaitre.
      ce qui manquait ici entre
      1.: Goélands
      2.: La mer, magicienne éblouissante et nue,
      Eveille aux grands espoirs les cœurs adolescents.
      r.

    • Bonsoir cher Roland,
      « Périssoire » ! Et voici que dans le sillage de votre mot me revient une autre figure familière et aimée, celle de Gustave Caillebotte, qui a tant représenté ces embarcations. J’ignorais que votre histoire maritime avait des racines aussi anciennes et je suis touché que vous ayez déployé un peu plus largement le filet de vos souvenirs à l’occasion de cette chronique que je porte sans doute en moi depuis bien plus longtemps que la semaine de travail qui m’a été nécessaire pour tenter de la faire tenir debout. Qu’elle vous ait permis de découvrir Jean de la Ville de Mirmont est déjà beaucoup, tant je m’étais dit en l’écrivant que vous n’y trouveriez sans doute pas grand chose pour vous retenir — je sais votre peu d’appétence pour la musique de chambre.
      « La mer n’existe pas
      Parfois nous la rêvons
      Mais elle n’existe pas
      Ce n’est qu’une intuition…» votre commentaire m’a remis en mémoire cette chanson de mes vingt-cinq ans.
      Que l’adolescent en soit de tout cœur remercié qui des mêmes doigts, bien des années après, a déposé ici de si jolis mots.

  6. mireille batut d'haussy

    18 février 2018 at 17:05

    Depuis longtemps, je lis -toutes- vos chroniques. J’en apprécie le concept et le style.
    Quand je ne laisse aucune trace de mon passage c’est que les interprètes à l’honneur me trouvent réticente ou hostile.
    Je fais donc, ici, une exception : Fauré-Monet… dialogue et conjonction irrésistibles.
    Et puis, l’occasion de saluer… « Marianne Alphant »… Ses monographies véhiculent tant de passion engagée et d’esprit ! On ne le dira jamais assez.

    Merci pour ce long moment de rêverie et de souvenirs personnels réveillés.
    Je vous souhaite une semaine à la hauteur de ce que vous nous donnez. M.

    • Sans pouvoir remonter très exactement à sa source, je sais que cette chronique vient de loin et que ce double disque en a été le déclencheur. Comme s’il fallait enfin poser les choses, non comme un fardeau mais comme un seuil.
      J’ai beaucoup rêvé dans les ombres de Fauré, dans les pas de Monet; leur réunion m’est apparue comme une évidence de plus en plus éclatante au fil de mon avancée.
      J’ai volontiers laissé la parole à Marianne Alphant qui dit tout ceci bien mieux que moi.
      Je suis heureux de vous avoir su sur cette même rive, Mireille.
      Merci à vous.

  7. Claude Amstutz

    18 février 2018 at 19:10

    Magnifique chronique en miroir entre Fauré et Monet, traduite en une sensibilité toute personnelle et, pour une fois (!) j’aime ce bel « Horizon chimérique »… Vous connaissez ma réserve à ce sujet. Vous avez aussi raison d’insister sur la diction de David Lefort, car si souvent – même chez les plus grands parfois – sans le livret sous les yeux, on peine à saisir le texte. Et qu’elle m’est chère, cette sonate pour violoncelle et piano. Grand merci et belle semaine à venir, Jean-Christophe.

    • Je me souviens tellement de votre peu d’appétence pour la mélodie, Claude, que j’ai imaginé que vous feriez la grimace en découvrant le premier extrait de cette chronique. Je trouve en tout cas particulièrement agréable, et malheureusement pas si fréquent, de suivre ce type de pièce à l’oreille et j’espère que David Lefort récidivera.
      Mon texte est effectivement le fruit d’une lente élaboration intérieure et je suis heureux qu’il en reste « quelque chose » à la lecture.
      Grand merci de lui avoir offert de votre temps et belle semaine.

  8. Le bonheur est aussi chimérique que l’horizon quand ont surgi du passé des souvenirs de ma grand-mère, à la fois Belle Époque et Entre-deux guerre, des « galettes » la Voix de son Maître, le gramophone, sa passion pour Gabriel Fauré et l’Illustration, magazine en couleurs … Merci pour ce présent.

    • Et moi je garde devant les yeux les jacinthes d’un bleu presque violacé, mat et sombre, qui fleurissaient la tombe à la fin d’une matinée d’avril presque ensoleillée, presque tiède.
      Je m’y suis arrêté.
      Je m’y suis recueilli.
      Giverny, midi.
      Où nos souvenirs nous portent-ils parfois, qu’enfantent-ils ? Un fil qui nous permet de nous rejoindre.
      Grand merci pour ton commentaire, bien chère Marie.

  9. Merci pour cette musique que je découvre et qui se révèle un enchantement

  10. lenormand remi et monique

    25 février 2018 at 22:05

    Merci pour cet album riche et très particulier. Allier la musique à la peinture et au rêve nous semble un idéal riche de promesses très fructueuses .

    Amitiés.

    Rémi et Monique.

    • Cette alliance est au cœur même de mon propos, chers Monique et Rémi, et je suis très loin d’avoir fait le tour de toutes les possibilités qu’elle ouvre. Figurez-vous que Fauré m’est récemment revenu à l’esprit alors que je déambulais à Marmottan au milieu des Nymphéas, soudain passablement agacé par une visiteuse qui déclarait d’un ton très docte que Monet, à la fin de sa vie, « faisait un peu n’importe quoi. »
      Merci pour votre mot et amitiés.

  11. Jean-Christophe Pucek, thanks for the article post.Really thank you! Great.

Comments are closed.

© 2018 Wunderkammern

Theme by Anders NorenUp ↑