Wunderkammern

Trouvailles pour esprits curieux

Traits Couperin I. Pièces de clavecin par Blandine Verlet. Affectueusement

« Nous ne connaissons jamais ce qui finit à l’instant de sa fin véritable. Tout adieu est un mot dont on veut croire qu’il conclut. Or il ne débute rien et il n’achève rien. »

Pascal Quignard, Les Ombres errantes, chapitre XXIV (Grasset, 2002)

Antoine Watteau (Valenciennes, 1684 – Nogent sur Marne, 1721),
Femme assise, avec un éventail, c.1717
Craies rouge, blanche et noire sur papier bistré,
19,2 x 21,4 cm, Los Angeles, The Getty Museum

 

Épisodiquement, une infime particule de poussière crépite sous le diamant. Septembre 1976, église romane de Saint-Lambert des Bois, un clavecin de la fin du XVIIe siècle signé Gilbert des Ruisseaux, les Treizième, Dix-septième et Dix-huitième Ordres de François Couperin s’éploient sous les doigts de Blandine Verlet. Un peu plus de quarante ans se sont écoulés, et je n’ai pu me retenir, pour rendre compte du nouvel enregistrement que la musicienne consacre aux seuls Treizième et Dix-huitième Ordres augmentés, en guise de postface, de la Favorite extraite du Premier Livre, de sortir son devancier de sa pochette vieux-rose ornée d’une vue du château de Verneuil par Merian ; geste d’hommage, mesure du temps passé.

Par bien des aspects, le Troisième Livre de pièces pour clavecin, publié en 1722, marque une évolution sensible du style de Couperin vers plus de luminosité, de sensualité mais aussi de pittoresque ; il s’ouvre pourtant bel et bien avec un Treizième Ordre dans la tonalité « solitaire et mélancolique », dixit Marc-Antoine Charpentier, de si mineur, comme un rappel immédiat du véritable tempérament de l’auteur, quels que soient les multiples travestissements sous lesquels il décide de le dissimuler ensuite. Après deux évocations végétales qui n’ont rien de naturaliste et si peu de descriptif (fragiles Lis naissans, ondoyants Rozeaux) et une Engageante au charme nullement sauvageon mais soigneusement apprêté, les masques entrent en scène ou, plus exactement, les dominos. Peu de timbres musicaux connurent, du XVIe au XVIIIe siècle, une vogue aussi forte que les Folies d’Espagne ; signées Diego Ortiz ou Marin Marais, Arcangelo Corelli et même Carl Philipp Emanuel Bach, on ne compte plus les variations qui y puisèrent leur substance. Couperin, feignant de suivre la mode, n’en fait, à son habitude, qu’à sa tête en proposant des Folies revendiquées comme françaises se fondant sur un thème original mariant subtilement styles autochtone et ultramontain, illustrant ainsi la réunion des goûts qui lui était si chère ; il est d’ailleurs assez piquant que cette exposition se présente sous le camail de la Virginité, l’autre particularité de l’œuvre étant de se dérouler à la manière d’un défilé de masques personnifiant des traits de caractère ou esquissant des personnages en attribuant à chaque caractère une couleur emblématique. Après ces scintillements virtuoses dont la théâtralité décantée a été fort pertinemment rapprochée par Philippe Beaussant des fêtes galantes de Watteau, L’Âme en peine, si sombrement esseulée, renvoie chacun à son isolement silencieux après que les ultimes candélabres illuminant les réjouissances ont été mouchés.
Partagé presque également entre fa mineur et majeur (respectivement quatre et trois pièces), le Dix-huitième Ordre commence avec distinction (La Verneuil) pour bien vite basculer dans une espièglerie entourant, enveloppant de plus tendres attraits (La Verneuillète, Sœur Monique, Le Turbulent) ; mais chez Couperin, le sentiment n’est jamais bien loin, et le voici qui exhale ses effluves mélancoliques dans L’Attendrissante, revenant au mode mineur après deux pages en majeur et notée « douloureusement. » Nouveau coup de barre pour finir avec l’hypnotique (et célèbre) Tic-toc-choc ou Les Maillotins qui déroule imperturbablement, mais non sans humour, ses batteries comme une mécanique parfaitement réglée (ce qui perd désespérément tout son sel exécuté au piano), puis le claudiquant Gaillard-Boiteux, nouvelle incursion sur les planches, mais à présent celles du théâtre de la Foire. C’est non sur un air favori que la claveciniste a choisi de quitter le bal, mais sur une superbe « chaconne à deux tems », La Favorite, un rondeau qui exploite pleinement les possibilités offertes par la forme répétitive et la couleur ombreuse, quelquefois tragique, d’ut mineur pour faire sourdre de leurs méandres une indicible mais tenace nostalgie.

Le disque de Blandine Verlet est avant tout le témoignage d’une musicienne intensément libre, délivrée du souci de prouver quoi que ce soit ou de faire référence ; l’empreinte qu’elle laisse sur l’art de toucher le clavecin n’est plus soumise à l’hic et nunc ; elle est indéniable et profonde. Bien entendu, certains trouveront à reprocher à ce fruit tardif mais savoureux des lenteurs ou un léger déficit de brillant ; ils se livreront probablement au petit jeu des comparaisons et ne manqueront sans doute pas de dénicher ici ou là lecture plus à leur goût ; il me semble cependant qu’ils passeront à côté de l’essentiel de ce que nous livre ce récital parfaitement maîtrisé, tant sur le plan musical que technique, exempt de coquetterie et d’emphase, né simplement de la volonté et du plaisir de confier une nouvelle fois aux micros les élans et les pudeurs d’un compositeur aimé ; le temps passé en sa compagnie, les liens de complicité qui se sont tissés avec lui, la compréhension profonde de son univers, tous ces éléments forgés au fil d’années d’études et d’intuitions font que l’interprétation sonne, aujourd’hui encore, avec une clarté et une sérénité qui sourient aux éraflures de l’âge qui s’en vient. Il y a du chant, la même mélodie intime qui sinue dans La Compositrice, le récit diffracté et sensible que Blandine Verlet dévoile en miroir du disque, dans la simple fluence de ces notes qui nous ensoleillent du bonheur d’un moment partagé tout en nous ennuageant simultanément de la conscience que chaque nouvelle seconde les éloigne un peu plus de nous, irrémédiablement. Il y a du temps dans cette petite heure de musique préservée de l’oubli, un temps dense sous le linon des notes, un temps qui ne triche pas, un temps qui conte. Aussi savourera-t-on ce présent avec, s’il se peut, le même cœur que celle qui nous l’offre, en nous demandant si c’est nous qui sommes à sa hauteur.

François Couperin (1668-1733), Troisième Livre de pièces pour clavecin : Treizième et Dix-huitième Ordres. La Favorite (Pièces de clavecin (…) Premier Livre, Troisième Ordre)

Blandine Verlet, clavecin Anthony Sidey & Frédéric Bal, Paris, 1985, copie fidèle de l’instrument de la collection Cobbe fait à Anvers par Andreas Ruckers en 1636 et ravalé par Henri Hemsch à Paris en 1763

1 CD [durée : 56’25] Aparté AP 170. Ce disque est disponible chez votre disquaire ou en suivant ce lien.

Extraits choisis :

1. Treizième Ordre : Les Rozeaux. Tendrement, sans lenteur

2. Dix-huitième Ordre : Le Tic-toc-choc ou Les Maillotins. Légèrement et marqué

3. Troisième Ordre : La Favorite. Gravement, sans lenteur

18 Comments

  1. Catherine-BC

    15 mars 2018 at 10:06

    Magnifique !
    Blandine Verlet est à mes yeux une Grande Dame, pour qui j’éprouve une profonde admiration depuis longtemps. Certes, on peut se sentir tout petit devant elle, mais elle nous fait assurément grandir…
    Merci Jean-Christophe d’en parler ainsi.
    Amitiés,

    • Blandine Verlet fait également partie des musiciennes qui me sont chères, Catherine, et quelle joie de voir qu’à 75 ans, elle a encore tant de belles choses à nous dire. Et je suis d’accord avec vous : nous sommes nombreux à lui être redevables d’avoir contribué à nourrir généreusement notre sensibilité.
      Grand merci pour votre mot et amicales pensées à vous.

  2. Jean-Noël Benoit

    15 mars 2018 at 13:18

    Bonjour. Blandine Verlet et Couperin (l’image de couverture le suggère aussi), semblent marcher la main dans la main, méditant et s’amusant ensemble. Vous nous avez fait un beau portrait de leur belle histoire. Et combien heureusement différents de ceux d’autrefois – si fatigants -, sont les enregistrements de clavecin d’aujourd’hui – eux qui respectent désormais l’intimité d’un rapport personnel à la musique. Merci, donc. Et que le courage ne vous abandonne pas!

    • Cher monsieur,
      Vous lire est toujours un plaisir et je suis ravi de vous retrouver à l’occasion de ce beau disque dédié à François Couperin. Les liens unissant ce compositeur et Blandine Verlet sont indiscutables et si elle a exploré bien d’autres répertoires, elle est toujours revenue vers lui avec le même bonheur.
      La captation du clavecin a effectivement fait beaucoup de progrès si on compare celles d’aujourd’hui et celle des années 1960-70; la facture des instruments s’est également bonifiée, deux excellentes raisons pour apprécier plus encore le répertoire dédié aux sautereaux.
      Je vous remercie pour votre mot et vos encouragements.

  3. Bonjour cher Jean-Christophe
    Un tout absolument MAGNIFIQUE !
    Belle journée à toi que j’embrasse bien fort.
    Tiffen

    • Bonjour chère Tiffen,
      J’ai laissé traîner mes réponses sur cet article et nous sommes déjà dimanche avec la tonalité que tu sais.
      Je t’adresse un bien sincère merci pour ton mot et t’embrasse bien fort.

  4. lenormand remi et monique

    16 mars 2018 at 10:36

    Cher Jean-Christophe,
    Au moins six motifs de bonheur en lisant votre billet :
    François Couperin musicien d’exception
    La gravure de Watteau très évocatrice
    Blandine Verlet qu’aucun musicien ne peut ignorer à moins d’être sourd
    L’évocation de Philippe Beaussant qui a tant fait pour l’art baroque
    Votre écrit comme toujours remarquable.
    Enfin et je ne sais pourquoi, à la lecture de cet article j’ai redécouvert le bonheur de lire l’hommage fait par vous lors de la disparition de notre cher Gustav…
    Quant à Blandine Verlet, elle est à l’opposé radical de toutes les modes. La photo du cd est à ce sujet très symptomatique : Blandine Verlet se dirige vers un ailleurs improbable au contraire de tant de pochettes où l’interprète figure de face avec son nom qu’un aveugle pourrait lire alors que celui du compositeur est minuscule.
    Merci pour tout, votre blog favorise l’échange au plan humain et culturel. Votre travail est très profitable pour tous. Continuez.

    Amitiés.

    Rémi et Monique.

    • Chère Monique, cher Rémi,
      Et pour moi, le bonheur de vous lire et de vous répondre.
      Tout comme vous, j’ai été frappé par cette photographie de couverture qui, c’est le cas de le dire, tourne le dos à la mode qui veut qu’on oblige aujourd’hui les musiciens à surexposer leur bobine et que, dans le pire des cas, cet ego prenne le pas sur la musique elle-même (nous en avons tous des exemples à l’esprit, y compris hélas chez les clavecinistes); ici, Blandine Verlet est en marche vers son horizon et libre à chacun de la suivre ou non — pour vous comme pour moi, le oui ne fait guère de doute.
      Je vous remercie bien sincèrement pour votre commentaire et vos encouragements.
      Amitiés.

  5. Sortir du fracas des phrases assassines du moment et se laisser charmer par la passion et la douceur de l’interprétation, voici qui remet Couperin généreusement en perspective.

    • Cette musique, bien chère Marie, est toute d’allusions et tu imagines donc à quel point les grandes phrases virulentes ou creuses ont peu d’emprise sur l’univers qu’elle dessine; du coup, je prépare d’autres rendez-vous avec ce compositeur qui m’est cher.
      Grand merci pour ton mot.

  6. Claude Amstutz

    17 mars 2018 at 14:17

    Un grand plaisir de ce jour que cette magnifique chronique. De plus, Blandine Verlet m’a, depuis une trentaine d’années déjà, immergé dans ce monde particulier du clavecin avec infiniment de bonheur. Avec Bach, Rameau, Froberger, Marchand, sans oublier les Pièces pour Clavecin 1 et 11 de Couperin, le tout chez Astrée Auvidis. Je vais donc découvrir dès la semaine prochaine ce nouveau joyau d’une interprète qui – à mon sens – vit en osmose avec ces compositeurs, sans leur faire de l’ombre mais au contraire leur laissant toute la place: une qualité rare… Ce qui n’enlève rien aux plus jeunes que tous deux nous apprécions beaucoup aussi. Merci et bon dimanche Jean-Christophe.

    • Ce que vous dites de la capacité de Blandine Verlet à servir les compositeurs sans les vampiriser me semble extrêmement juste, Claude, et c’est une des raisons qui me font l’apprécier; je suis heureux que ce disque m’ait offert l’opportunité de lui rendre un hommage qui vaut ce qu’il vaut mais est sincère.
      Je suis certain que ce fort beau récital ne vous décevra pas et je vous souhaite beaucoup de belles heures en sa compagnie.
      Bonne fin de dimanche à vous et merci pour votre commentaire.

  7. mireille batut d'haussy

    18 mars 2018 at 12:25

    … Comme on ouvre un tiroir où, déposées hâtivement, se sont mêlées au fil du temps
    des choses qui n’ont cessé de dialoguer à notre insu ;
    des choses qui « content » et finissent par se ressembler de tant se refuser à « tricher ».
    Oui, pour moi, cela sonne juste et fait plus que me parler.

    « Nous ne connaissons jamais ce qui commence à son début. »

    – L’Offrande musicale – de Blandine Verlet a été édité …
    la même année que – Les ombres errantes – de Pascal Quignard qui doivent leur titre,
    on le sait, au dernier Livre pour clavecin de François Couperin.
    2002, pas seulement une année symétrique, dans bien des domaines…

    De Blandine Verlet, je garde le souvenir d’une tristesse lumineuse,
    d’une puissance calme et résolue
    qui font écho au sous-titre – Dernier royaume –
    suggèrent une autre dimension
    de ce que Yves Bonnefoy appelait « La seconde simplicité ».

    Mais de ce tiroir de secrétaire, aux combinaisons secrètes un peu détraquées, surgissent bien d’autres sources d’émotions qui, sans avoir à s’exprimer, se glissent tout naturellement ici.

    Il demeure que  » Je connais bien l’aurore », que j’aime l’alphabet des coquillages de rivages éloignés, en particulier ceux dont la réputation d’être venimeux m’a toujours offert antidote et refuge ; c’est à peine une autre histoire. M.

    • « Des choses qui n’ont cessé de dialoguer à notre insu » écrivez-vous, Mireille, rejoignant ici un de mes sujets récurrents de rêverie (ou de réflexion, si on m’accorde d’avoir ce qu’il faut pour)— comment le monde nous façonne-t-il dans notre dos pour mieux nous rattraper ensuite ?
      Ce disque de Blandine Verlet n’a cessé de me faire faire des allers-retours entre hier et aujourd’hui, mots et musiques, présence et absence; ce sont eux qui ont nourri ces lignes que je trouve un peu tremblées, comme une photographie insuffisamment fixée, souvenir fantôme avec ou sans trait d’union.
      Merci d’avoir déposé un peu de vos coquillages ici.

  8. Gaulard Bénédicte

    24 mars 2018 at 06:33

    Magnifique…une grande dame, une grande musique que vous avez fait le choix de décrire avec élégance et émotion, renouvelant ainsi les propos sur cette musicienne et ce compositeur. Il y a des moments dans la vie où l’émotion submerge…et c’est le cas ici. Merci pour ce beau texte, lumineux et sensible, cher Jean-Christophe !

    • Je vais vous faire un aveu, chère Bénédicte : je me suis lancé dans cette chronique un peu à l’aveugle, non parce que je ne savais que dire, mais parce que j’hésitais sur la manière de le dire. J’ai donc pris un peu plus de temps pour tenter de trouver dans la bobine aux souvenirs le fil qui me semblait le plus solide et j’ai tissé tout le reste en fonction d la trame qu’il m’indiquait. Sans doute y a-t-il un peu moins d’analyse et un peu plus d’émotion ici, mais n’est-ce-pas Couperin lui-même qui affirmait préférer ce qui le touchait à ce qui le surprenait ?
      Merci pour votre commentaire sensible.

  9. Cher Jean-Christophe,
    Du disque, de l’interprétation musicale, je ne parlerai pas cette fois, nous en avions déjà discuté et dit tout le bien que nous en pensions lors de sa sortie.
    Cependant, de votre chronique de ce jour, de ce « modeste » hommage (comme vous le sous-entendez) rendu à Madame Verlet, il me semble indispensable d’en parler.
    Il est possible que la personnalité de cette grande artiste, l’émotion qu’elle parvient à nous transmettre, la manière dont la musique de son compositeur de cœur (si je peux oser ce terme) s’insinue agréablement, tendrement au plus profond de notre âme, vous aient « poussé » à écrire un billet qui vous semble différent des autres, vous aient donné l’impression d’une approche plus particulière de votre sujet d’écriture. Personnellement j’y vois plutôt ce qui vous différencie de la grande majorité des critiques : vous aimez ces artistes, ces œuvres dont vous nous parlez et vous ne craignez pas nous dévoiler cet amour, cette passion, en nous les présentant.
    Et vous avez bien raison de ne pas craindre d’être ainsi plus vulnérable, car c’est par les défauts de la cuirasse – que l’homme croit devoir porter dans ce pauvre monde moralement desséché – que les arts peuvent nous pénétrer, nous réhydrater le cœur, nous redonner le goût de vivre.
    Un tout grand merci pour ce baume dont vous nous oignez le cœur chaque semaine.
    Je vous souhaite un excellent weekend de Pâques.
    En toute amitié,
    Jean-Marc
    P.S. A la lecture des messages précédents, je suis persuadé de ne pas être le seul à penser de la sorte.

    • Cher Jean-Marc,
      Comment ne pas être touché par une réaction comme la vôtre ? Il faudrait être singulièrement desséché, pour vous voler l’adjectif que vous avez si judicieusement employé.
      Je m’avoue être effectivement totalement incapable d’écrire sur des musiques ou des artistes envers lesquels je ne nourris pas de sensibles affinités; elles peuvent naturellement évoluer avec le temps, mais je suis globalement plutôt un homme de fidélité, qualité cardinale à mes yeux et que je vois trop souvent remplacée, dans le monde de la critique, par une recherche de l’opportunité dont je vous laisse imaginer ce qu’elle m’inspire.
      Cette chronique est tout autant recension qu’hommage puisque incertains que nous sommes de pouvoir dire ce que nous avons à dire lorsque s’en offre la possibilité, il me semble préférable de ne pas la laisser filer; ce compte rendu m’a permis d’exprimer mon admiration pour le parcours singulier de Blandine Verlet tout en introduisant dans mes lignes une thématique qui m’est chère, celle de la fuite du temps, d’où sans doute ses accents assez personnels. Si ma démarche a pu trouver un écho chez quelques lecteurs, je considère avoir mené à bien ma tâche de passeur en offrant à ceux qui le souhaitent une parenthèse de beauté et de quiétude dans l’affolement du monde.
      Grand merci pour vos mots et belle fin de week-end pascal.
      Avec mon amitié.
      Jean-Christophe

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