Wunderkammern

Trouvailles pour esprits curieux

Instant Bach V. Le Ricercar Consort, à hauteur d’âme

Matthias Stom (Amersfoort, c.1600 – Sicile ?, ap.1650),
Le Souper à Emmaüs, c.1633-1639
Huile sur toile, 111,8 x 152,4 cm, Madrid, Musée Thyssen-Bornemisza

 

Sans hâte, sans même que l’on puisse réellement parler d’un cadencement régulier de ses publications, le Ricercar Consort poursuit chez Mirare son compagnonnage avec les cantates de Johann Sebastian Bach entamé sous les micros de Ricercar en décembre 1983. Rallié depuis longtemps aux théories de Joshua Rifkin à propos des effectifs dont aurait disposé le compositeur, Philippe Pierlot recourt à une équipe de solistes vocaux pour interpréter les chœurs, une pratique dont on peut certes discuter à l’infini la pertinence historique et acoustique (en particulier pour la période leipzigoise), mais qui se révèle particulièrement bien adaptée au disque.

Les vertus consolatrices de la musique de Bach, dont l’usage fut peut-être d’abord personnel, ne sont plus à démontrer ; récemment encore, le journaliste Philippe Lançon, miraculeusement rescapé du massacre de Charlie Hebdo, revenait dans Le lambeau sur son action déterminante dans sa phase de reconstruction : « La musique de Bach, comme la morphine, me soulageait. Elle faisait plus que me soulager : elle liquidait toute sensation de plainte, tout sentiment d’injustice, toute étrangeté du corps. Bach descendait sur la chambre et le lit et ma vie, sur les infirmières et leur chariot. Il nous a tous enveloppés. Dans sa lumière sonore chaque geste s’est détaché et la paix, une certaine paix, s’est installée. » À l’époque du Cantor, la perspective d’un au-delà délivré du poids des vicissitudes de la vie terrestre constituait la plus douce des consolations et l’aspiration à la « douce mort » est un thème récurrent dans son œuvre sacré. La prescience de la Passion du Christ qui sous-tend la cantate Jesu nahm zu sich die Zwölfe BWV 22 que Bach dirigea à Leipzig le 7 février 1723 à l’appui de sa candidature au cantorat, n’a rien de suave ; son mouvement d’ouverture, en sol mineur, est perclus de chromatismes, et l’air d’alto en ut mineur qui le suit est tout imploration et fragilité. Mais la suite décrit avec une fermeté grandissante la volonté du croyant de dépasser les limites de sa finitude (cette chair et ce sang qui « ne comprennent pas » le message de Dieu) pour accéder à une vie nouvelle et éternelle débarrassée du péché et de la mort, son inévitable corollaire. C’est par la vision terrible du Sauveur sur la croix que s’ouvre Herr Jesu Christ, wahr’ Mensch und Gott BWV 127, créée à Leipzig le 11 février 1725, dans un fa majeur à la limpidité troublée par les flûtes à bec dont le symbolisme funèbre accentue l’inexorable avancée rythmique du morceau, avant de se poursuivre par les images crues des affres de l’agonie des gens du commun puis par une berceuse en ut mineur confiée à la voix de soprano, ponctuée par le tintement de la cloche des trépassés en pizzicati aux cordes, s’abandonnant au sommeil de la mort en Dieu qui porte en lui la certitude de la résurrection. Celle-ci éclate en ut majeur et au son de la trompette (celle du Jugement Dernier) dans le mouvement suivant, mi-récitatif, mi-arioso de la basse, vox Christi réconfortante face au tumulte de la fin des temps.

L’idée directrice de la vaste cantate (près d’une demi-heure divisée en deux parties identiques, encadrant ainsi la prédication du pasteur) Die Elenden sollen essen BWV 75, donnée le 30 mai 1723 à Saint-Nicolas et non à Saint-Thomas, est l’opposition entre la vanité des richesses matérielles et la substantialité des élans spirituels, et donc la glorification des humbles dont la précarité ici-bas est la promesse d’une élévation dans l’au-delà ; l’ensemble de l’œuvre est unifié par le recours au choral « Was Gott tut, das ist wohlgetan » (« Ce que Dieu fait est bien fait »), chanté ou en cantus firmus instrumental, appel à la soumission confiante à la volonté divine. Débutant dans une atmosphère majestueuse soulignée par l’emploi de rythmes pointés à la française – comment mieux ennoblir, pour un esprit du XVIIIe siècle, les pauvres que les annoncer par ces apprêts royaux ? –, la partition progresse ensuite en suivant une disposition en miroir des affects, de l’expression du contentement serein (air du ténor en sol majeur) au désir de consolation (air de soprano avec hautbois d’amour en la mineur) dans la première partie, puis, dans la seconde, de la nécessité du renoncement (air d’alto en mi mineur) à la jubilation victorieuse de celui dont le « cœur croit et aime » (air de basse avec trompette en ut majeur).

Le Ricercar Consort livre une réalisation qui réussit le pari d’être à la fois soignée dans les moindres détails – la captation d’Aline Blondiau, visiblement moins à l’aise avec l’esthétique d’autres ensembles interprétant le même répertoire, est ici parfaite –, d’un superbe équilibre entre les pupitres et de délivrer une sensation de proximité chaleureuse avec l’auditeur en lui proposant un Bach à la fois réfléchi, ciselé, et humble, sans façons. Le quatuor vocal domine son sujet avec une aisance sans forfanterie fort réjouissante, Hannah Morrison de son soprano souple et tendre, le fidèle Carlos Mena au timbre de contre-ténor toujours aussi plein d’humanité, la théâtralité toujours parfaitement maîtrisée mais agissante du ténor Hans-Jörg Mammel et la basse dense mais sans lourdeur et bien sonnante de Matthias Vieweg ; sans doute les sourcilleux trouveraient-ils à redire sur quelques scories de prononciation de l’allemand, mais globalement tout est très maîtrisé et porté par un très louable souci de donner corps et vie aux inflexions du texte. Du côté des instrumentistes, le bonheur d’écoute est sans nuage tant leur prestation est vive et nuancée, leur souci de la ligne et de la couleur permanent ; loin de toute velléité purement esthétisante, ils participent activement et joyeusement (voici qui nous change de la chair triste de certains) à l’élaboration du discours, s’imposant comme une voix à part entière. On peut naturellement ne pas adhérer aux choix stylistiques de Philippe Pierlot et préférer une exécution chorale plus traditionnelle, mais force est de reconnaître qu’il tire le meilleur d’une approche à un chanteur par partie, tout d’abord parce qu’il a acquis une profonde connaissance des musiques germaniques des XVIIe et XVIIIe siècles et qu’elle sous-tend son approche, ensuite parce que cette dernière est véritablement mûrie et loin de tout effet de mode, et enfin parce qu’il sait insuffler à la musique du Cantor une spiritualité tranquille et intense qui tranche avec ceux qui l’abordent soit confits en dévotion, soit sans chercher à en pénétrer les mystères (par charité, nous ne citerons personne) ; ce Bach envisagé à hauteur d’homme est suffisamment rare aujourd’hui pour ne pas se régaler de tous les fruits qu’il nous offre.

Johann Sebastian Bach (1685-1750), Consolatio : cantates Die Elenden sollen essen BWV 75, Jesu nahm zu sich die Zwölfe BWV 22 et Herr Jesu Christ, wahr’ Mensch und Gott BWV 127

Hannah Morrison, soprano
Carlos Mena, contre-ténor
Hans-Jörg Mammel, ténor
Matthias Vieweg, basse
Ricercar Consort
Philippe Pierlot, direction

1 CD [durée totale : 66’16] Mirare MIR 332. Ce disque est disponible chez votre disquaire ou en suivant ce lien.

Extraits choisis :

1. Cantate BWV 22 : « Jesu nahm zu sich die Zwölfe » (ténor, basse, chœur)

2. Cantate BWV 75 : Aria (soprano) : « Ich nehme mein Leiden mit Freuden auf mich »

3. Cantate BWV 75 : Aria (alto) : « Jesus macht mich geistlich reich »

4. Cantate BWV 127 : Récitatif et aria (basse) : « Wenn einstens die Posaunen schallen »

22 Comments

  1. Roland Koch

    17 juin 2018 at 11:11

    Bonjour Jean-Christophe,

    mes sourcils n’ont pas bougé. Ils n’oseraient pas quand il s’agit du Ricercar Consort 😉
    Le texte de Philippe Lançon que vous citez est, un adjectif que j’emploie rarement, admirable.
    «…la paix, une certaine paix, s’est installée. »
    Mon parcours vous est quelque peu familier, je ne vous étonnerai pas, si je dis que je m’y retrouve.
    Bach, pour moi, avait vraiment commencé avec Enoch zu Guttenberg et la St Matthieu. J’ai pris par la suite, et vos Chroniques y étaient pour beaucoup, mes distances avec ce Chef.
    Il nous a quitté ce vendredi.

    Bon dimanche et merci

    roland

    • Bonjour cher Roland,
      J’espère bien que si quelque chose vous avait choqué en matière de prononciation, vous n’auriez pas hésité à m’en faire part; je prends le fait que ce ne soit pas le cas comme un signe très positif 🙂
      Je ne suis pas du tout surpris que vous vous retrouviez dans les mots de Philippe Lançon; il me semble qu’ils sont susceptibles de parler à toute personne qui a fait l’expérience des vertus consolatrices de la musique de Bach.
      Vous m’apprenez la mort d’Enoch zu Guttenberg; bien entendu, je ne partageais pas les options stylistiques de ce chef, mais j’ai toujours une pensée émue lorsque s’en va un serviteur sincère de la musique de Cantor.
      Merci pour votre mot – cette chronique était un peu « pour vous » – et belle semaine.

  2. Michelle Didio

    17 juin 2018 at 11:35

    Merci, cher Jean-Christophe, pour cet instant Bach que je trouve très réussi tant par la musique que vous présentez que par vos mots si justes. Un disque que je vais acheter avec un grand plaisir. Bon et beau dimanche. Bien amicalement.

    • J’ai tenté, chère Michelle, d’obtenir un tout cohérent et je suis ravi que vous trouviez que le résultat se tient correctement. Je ne puis que vous recommander ce disque qui tient vraiment la promesse de son titre.
      Je vous souhaite une agréable et paisible semaine.
      Bien amicalement.

  3. Jean-Noël BENOIT

    17 juin 2018 at 11:41

    Bonjour cher Monsieur. Ces nouvelles versions des trois cantates, outre qu’elles s’ordonnent autour d’un motif commun, offrent de Bach un visage non pas résigné mais sérieux, où se sent la conviction profonde du compositeur, pour qui la musique ne se séparait pas de la foi. Merci de l’avoir rappelé à votre manière, dans un commentaire qui force d’ailleurs l’intérêt par la qualité de l’information; et donne tout-à-fait envie d’aller voir de près le travail qu’effectuent le Ricercar Consort ainsi que M. Pierlot! Avec tous mes encouragements pour la suite de votre propre travail.

    • Bonjour cher Monsieur,
      Je suis ravi de vous retrouver après cette période de retrait qui m’était nécessaire pour digérer un certain nombre de choses avant de repartir d’un pas plus assuré.
      Vous ne serez pas étonné si je vous dis que nos ressentis à propos de cette remarquable réalisation se rejoignent; il me semble que Philippe Pierlot a saisi des choses essentielles sur la spiritualité de Bach et qu’à force d’un travail qui se signale par sa probité, il parvient à nous les restituer avec une paisible intensité qui, à titre personnel, me convainc beaucoup.
      Je vous remercie bien sincèrement pour votre intervention et vous souhaite une belle semaine.

  4. Lenormand Remi et Monique

    17 juin 2018 at 12:22

    Merci pour ce magnifique Bach sortant de l’ordinaire et pour Philippe Lançon. Un CD à acheter en priorité.
    J’avais envoyé 2 commentaires à propos des2 autres cd sans ré sultat. C’est de notre faute. Merci encore. Amities. Remi et Monique.

    • Chers Rémi et Monique,
      Votre commentaire concernant le disque de Justin Taylor m’est bien parvenu, soyez rassurés, et je l’ai validé en vous répondant; je n’ai, en revanche, pas trace d’un autre.
      Je suis ravi que ce moment passé en compagnie de Bach vu par le Ricercar Consort vous ait plu; j’avoue que plus j’écoute ce disque, et plus je l’apprécie.
      Je vous remercie pour votre mot et vous souhaite bonne semaine.
      Amitiés.

  5. Bonjour mon cher Jean-Christophe
    Je termine ce Week-End musical avec cette magnifique musique de Bach qui est loin mais alors très loin de ce que j’ai joué……….. 😉
    En écoutant les extraits, je me suis aperçue que tu m’avais conduit à aimer à cette « musique chantée ».. .. « Conduit » est le bon verbe, car il s’agit bien d’un chemin à emprunter, à explorer… Tu m’en vois ravie et je t’en remercie. Tout est beau, la musique, les voix… Et ta très belle et longue chronique , qui durant un court passage nous rappelle ce que fut l’horreur de ce 7 janvier 2015.
    Chronique très enrichissante pour la novice que je suis , tu combles bien des lacunes, alors s’il te plait continue car il m’en reste tant !!!!!!!!!!!!
    Je te souhaite une belle et paisible soirée.
    Je t’embrasse bien fort .

    • Bonjour ma chère Tiffen,
      Le contraste a effectivement dû être assez puissant 😀
      Je m’étais promis de ne plus écrire que des chroniques courtes, mais Bach m’a fait déborder des limites que je m’étais fixées; je suis rassuré que le résultat ne t’ait pas paru trop long et même intéressant. Tu as bien compris que le but de ce blog était de tracer un chemin qu’il appartient à chacun, à sa guise, de suivre ou non.
      Il était important pour moi de rappeler l’expérience de Philippe Lançon; c’est également une façon de souligner que toutes ces musiques parfois très anciennes conservent toute leur actualité et qu’elles ont absolument leur place dans notre vie.
      Je te remercie pour ton mot et te souhaite belle journée et bonne semaine.
      Je t’embrasse bien fort.

  6. Emile Meunier

    17 juin 2018 at 21:21

    Bonsoir Jean Christophe,
    Visitant régulièrement vos parutions, mais n’écrivant pas souvent, je prends ce soir la plume pour vous remercier pour cette chronique et ces extraits que je réécouterai volontiers. Plaisir de retrouver Carlos Mena découvert lors d’un enregistrement du Codex Chantilly avec Zsuzsi,mais aussi Hans Jorg Mammel que j’avais entendu pour la première fois et maintes fois reentendu depuis sur un cd du Choeur de chambre de Namur consacré à Pachelbel et dirigé par Jean Tubéry ou il côtoyait entre autres Paulin Bundgen,Helen Cassano,Philippe Froeliger et Lionel Meunier…que nous apprécions dans un ensemble qui vient de publier chez alpha avec Masques un cd consacré à un de vos compositeurs préférés je crois et dont Aline Blondiau a également assuré la prise de son avec la rigueur qu’on lui connait.
    Je vous souhaite une belle soirée.
    Avec mon amitié.
    Emile

    • Bonjour Émile,
      On peut véritablement parler de famille de la musique ancienne et baroque avec ses racines, ses embranchements et ses croisements; Carlos Mena est visiblement un des chanteurs fétiches de Philippe Pierlot, si j’en juge par la fréquence de leurs collaborations; il est, en outre, le seul à figurer dans tous les projets Bach réalisés par ce chef depuis son arrivée chez Mirare.
      Le disque Buxtehude de Vox Luminis et Masques m’est parvenu mais je ne m’y suis pas encore penché; ça ne devrait plus trop tarder à présent, même si d’autres projets discographiques retiennent pour le moment mon attention. J’attends beaucoup de cette réalisation touchant un compositeur qui m’est cher.
      Je vous remercie pour votre mot et vous souhaite bonne journée et belle semaine.
      Amitiés.

  7. gilda nataf

    18 juin 2018 at 17:10

    Bonjour Wunder Jean-Christophe Pucek
    je suis en pleine écoute, et moi aussi je voulais vous remercier. J’ai lu des critiques de ce livre de reconstruction … de Lambeau. Et entendu, sur France Musique, mais je ne sais plus très bien dans quelle émission, justifier ce retour au singulier des solistes justement (était-de Sigiswald Keuken ?) pour ces cantates et pour Bach de façon plus générale. C’est bon de retrouver l’idée mise en application. Toute ma reconnaissance, fidèlement

    • Bonjour Gilda,
      et merci pour votre commentaire. Sigiswald Kuijken est également un partisan affirmé du « un chanteur par partie » mais ses interprétations n’ont pas toujours la chaleur de celles de Philippe Pierlot; il n’en reste pas moins un très grand musicien (je l’apprécie beaucoup dans Haydn, en particulier), dont la série d’entretiens accordée à France Musique était passionnante, en dépit d’un interlocuteur quelquefois pas complètement à la hauteur de son sujet.
      Bien cordialement à vous.

  8. Eh bien une fois n’est pas coutume, je vais laisser un commentaire hors sujet… mais enthousiaste, pour vous dire le plaisir que j’ai eu à entendre, vendredi soir en concert, l’ensemble Stravaganza dans un programme allant de Biber à Corelli et au padre Soler, autour des Follie. Bonheur de recevoir toute la vie et toute la joie que ces jeunes gens mettent à s’emparer de cette musique, notamment la violoncelliste, Domitille Gilon, et Arnold Martin Alonso, le gambiste. C’est un groupe que j’avais pu croiser au hasard d’une écoute radio, sans jamais creuser la question. Mais vrai : rien ne remplacera, au grand jamais, la musique vivante que jouent des gens vivant à trois mètres de vous, dans le parfum de tilleuls et la douceur du soir !
    Voilà : c’était mon billet d’humeur à moi. recevez-le pour ce qu’il vaut, cher Jean-Christophe. Et je m’en vais, grâce à vous, me pencher sur les sonorités du Ricercar Consort.

    • Je connais l’Ensemble Stravaganza par le disque, Anne, et ce sont effectivement des musiciens de talent; je ne suis pas surpris qu’ils vous aient fait passer un excellent moment embaumé, qui plus est, par le parfum des tilleuls (mon arbre préféré).
      Je ne partage pas du tout la dichotomie que je lis régulièrement entre musique « vivante » et enregistrée; pour moi qui en écoute beaucoup, un disque, sous réserve qu’il s’y passe quelque chose, est tout aussi vivant qu’un concert et me procure autant d’émotions, souvent plus libres dans leur expression car affranchies de tout comportement de type social.
      Je suis en tout cas ravi du beau moment qui s’est offert à vous et j’espère que l’été qui arrive vous en prodiguera beaucoup.
      Merci pour votre commentaire.

  9. Claude Amstutz

    19 juin 2018 at 03:49

    Magnifique texte de Philippe Lançon qui exprime si bien le Mystère qui nous saisit en s’approchant de Bach. Je l’ai souvent éprouvé. Quant au Ricercar Consort, c’est un délice, même si les Cantates, dans leur entier – comme vous le savez – ne sont pas parmi mes préférées. Mais là, c’est l’exception, la surprise, peut-être le début de la fin d’une certitude… Merci Jean-Christophe pour tous les « matériaux » de cette chronique qui aident à mieux appréhender les oeuvres présentées. Bonne soirée!

    • Vous m’avez souvent parlé de votre peu de goût pour la musique française chantée, Claude, mais jamais pour les cantates de Bach dont je pensais en toute bonne fois qu’elles faisaient partie de votre pain sinon quotidien, du moins régulier.
      Je pense que ce disque du Ricercar Consort, comme celui qui l’a précédé et proposait des cantates de Noël (je l’avais chroniqué ici-même), fait partie de ceux qui font aimer ce répertoire et possède une véritable portée spirituelle, d’où ma recommandation.
      Je vous remercie pour votre mot et vous souhaite une belle journée.

  10. Bien surprise, désorientée en trouvant « Comments are closed » sur certaines de vos publications antérieures.
    À mon retour, je retrouverai vos chroniques.
    Bien à vous.

    • J’ai hélas été obligé de procéder à ce verrouillage à la suite d’un bombardement de messages indésirables (liens publicitaires et/ou pornographiques) qui a parfois atteint des proportions délirantes.
      Je vous remercie pour votre message et vous dis à bientôt.

  11. Je suis désolée Jean-Christophe.

    Je n´ai pas pu mettre de commentaire mais permettez-moi de vous féliciter pour vos chroniques.
    Toujours en attente de vos publications de musique ancienne.

    • Les commentaires sur les chroniques restent ouverts durant un mois, Chantal, ce qui laisse un peu de marge aux lecteurs pour se manifester et permet d’endiguer les perturbateurs, même si ces robots malveillants agissent malheureusement quand même.
      Je vous remercie pour l’attention que vous portez à mes publications.

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