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Trouvailles pour esprits curieux

Albion Leaf 1. Londres, L’ombre : A London Symphony de Ralph Vaughan Williams

Jacques-Émile Blanche (Paris, 1861 – Offranville, 1942),
Ludgate Circus, entrée de la City (novembre, midi), c.1910
Huile sur bois, 104,8 x 81,6 cm, Londres, Tate Gallery

 

Tout commence dans des couleurs estompées, semblables à celles des tableaux peints par Monet à Londres dans les premières années du XXe siècle, une impression d’avant le lever du soleil sur la ville qui lentement émerge de sa nuit. La genèse de la Deuxième symphonie de Ralph Vaughan Williams, mieux connue comme A London Symphony et qui demeure sa plus régulièrement jouée et enregistrée, est indistincte comme ces minutes du crépuscule ; le compositeur lui-même s’est complu dans un certain mutisme à l’égard de ses sources d’inspiration et s’est efforcé de brouiller les pistes sur ses intentions afin de ne pas laisser enfermer l’œuvre dans des descriptions réductrices à trop vouloir débusquer le détail pittoresque.

À la fin de l’hiver 1908, Vaughan Williams rentra de Paris où il séjournait depuis la mi-décembre 1907 afin de prendre des cours auprès de Maurice Ravel, quelques semaines d’apprentissage qui allaient avoir une influence déterminante sur son développement artistique. Il avait bénéficié d’une recommandation auprès du musicien basque de la part de son compatriote notoirement francophile Frederick Delius dont une partition connut précisément sa création londonienne le 26 février de cette année (deux reprises eurent lieu les 7 mars et 14 avril) : Paris, A Night Piece — The Song of a Great City. Ce Nocturne pour orchestre composé au tournant du siècle est constitué d’une suite d’impressions parisiennes contrastées, tantôt méditatives, tantôt ronflantes, et son introduction présente un si grand nombre d’analogies (tonalité, nuances, utilisation de l’intervalle de quarte) avec celle de la London Symphony qu’une influence de l’une sur l’autre semble difficilement écartable, d’autant que le projet initial de Vaughan Williams, selon ses dires, était la composition d’un poème symphonique sur Londres ; à cette première idée, l’ouverture Cockaigne (In London Town) d’Edward Elgar, jouée la première fois en 1901, avait sans doute également pu servir de plus lointain aiguillon.
En 1909 furent rassemblés en volume les épisodes de Tono-Bungay de Herbert George Wells, un roman paru sous forme de feuilleton dans The English Review à partir de décembre 1908. Dans une de ses lettres au musicologue Michael Kennedy, le compositeur indiqua le dernier chapitre de cette œuvre, intitulé « Night and the Open Sea », qui voit le narrateur, George Ponderevo, gagné par une contemplation aussi picturale que mémorielle (« As I passed down the Thames I seemed in a new and parallel manner to be passing all England in review »), descendre la Tamise jusqu’à la mer, comme source de la coda de sa Deuxième symphonie, mais les trois mouvements de ce que Wells nomme lui-même « the London symphony » dessinent page après page, avec un lyrisme à la fois frémissant et traversé par un désenchantement nourri d’une tangible ironie, un portrait de la ville que Vaughan Williams avait probablement à l’esprit en concevant d’autres passages de sa partition que son seul Épilogue.
Delius et Wells furent donc probablement deux des étincelles les plus vives qui permirent à la London Symphony de commencer à prendre vie dans l’esprit de son auteur ; il s’y adonna essentiellement, suppose-t-on, à partir de la mi-1911, l’année suivant la première de la Fantasia on a Theme by Thomas Tallis et de A Sea Symphony données respectivement en septembre et octobre 1910, jusqu’à la fin de 1913. Créée au Queen’s Hall de Londres le 27 mars 1914 sous la direction de Geoffrey Toye, l’œuvre vit son succès initial largement éclipsé par la survenue de la première Guerre mondiale ; elle ne fut plus rejouée dans la capitale anglaise avant 1918 mais contribua à désigner Vaughan Williams comme un des, sinon le chef de file des compositeurs britanniques apparus avec le siècle. L’histoire de la partition ne faisait que commencer. Envoyée à Fritz Busch en Allemagne, elle se perdit dans le tumulte du conflit et dut être reconstituée pour une exécution à Bornemouth en février 1915, ce qui offrit l’occasion au compositeur de préciser dans une note d’intentions que « Symphonie d’un Londonien » eût été un titre plus approprié et de prendre ses distances avec toute tentation de la réduire à une dimension trop descriptive (« elle est destinée à être écoutée comme de la musique « absolue » ») en dépit de ses nuances de « couleur locale » dont la sonnerie de Big Ben est sans doute la plus universellement identifiable. Vaughan Williams lui fit ensuite subir, plus qu’aucune autre de ses symphonies, une série de révisions drastiques en 1918, 1920 (première version publiée) et 1933-34 (cette dernière aboutissant à la mouture définitive éditée en 1936), qui certes resserrèrent son propos – l’œuvre originale fut au total amputée d’un bon tiers, passant d’un peu plus d’une heure à une petite quarantaine de minutes – et en accrurent la tension, une volonté qui s’était visiblement manifestée chez lui dès après la première exécution, mais éliminèrent malheureusement nombre d’épisodes plus sombres ou mélancoliques et souvent d’une grande poésie aux forts accents personnels, ainsi le remarquable Andantino inclus originellement dans le dernier mouvement.

La London Symphony est un Janus, dieu des passages – ianua en latin désigne la porte – tant en elle-même que dans la trajectoire personnelle de Vaughan Williams. Soumis à une dualité permanente entre jour et nuit, couleurs vives et estompées, le regard qui contemple le présent y juxtapose sans cesse bouffées nostalgiques du passé (particulièrement prenantes dans l’ample méditation lyrique du Lento) et anticipation trépidante de l’avenir dans une célébration émerveillée de la beauté de la cité et de son activité (l’Allegro risoluto liminaire est une sorte de « Populous cities please me then » du début du XXe siècle et le Scherzo fait entendre les échos des divertissements de la ville, théâtres et tavernes) contrebalancée par une perception teintée de pessimisme voire angoissée devant l’emballement de la civilisation menaçant de détruire toute trace d’harmonie, comme en témoignent entre autres les violentes, presque stridentes éruptions du mouvement final. Il n’est sans doute pas anodin que parmi les quelques éléments de « couleur locale » émaillant sa partition, le compositeur ait particulièrement mis en valeur le carillon de Westminster qui ponctue la fin du Prologue et le début de l’Épilogue, métronome inflexible rappelant l’inexorable fuite du temps, opérant ainsi un basculement subtil du particulier à l’universel. Ce mouvement de balancier me semble également assez net lorsque l’on met regard cette symphonie avec sa prédécessrice, A Sea Symphony, dont l’exaltation océanique fortement teintée de panthéisme (« O thou transcendent ») faisait une aventure à la vastitude proprement sur-humaine ; en comparaison, A London Symphony semble étrécir l’horizon en le réduisant aux limites d’une ville, même agitée par les soubresauts tumultueux de ses métamorphoses, mais Vaughan Williams opère in fine une ouverture vers le large dans les miroitements mystérieux de l’Épilogue et sa conclusion qui tient plutôt de la dissolution, comme les brumes d’un rêve. En mettant le point final à cette œuvre qu’il dédia à la mémoire de son ami George Butterworth, tué lors de la Bataille de la Somme en 1916, le musicien ignorait que s’éteignait avec elle le temps d’une certaine innocence, celle du vol insouciant des alouettes dans un ciel encore vierge de menaces (The Lark Ascending est la dernière pièce qu’il acheva avant l’éclatement de la Grande Guerre) ; au-delà de l’évocation de la cité londonienne, l’ancien monde dont elle raconte l’effacement progressif (« the trim scheme of the old order is altogether dwarfed and swallowed up » pour emprunter à nouveau à Tono-Bungay) avec une nostalgie d’autant plus aiguë que son créateur avait étudié de près aussi bien les chansons traditionnelles anglaises que le répertoire élisabéthain et jacobéen qui furent une source d’inspiration constante tout au long de sa carrière, allait s’effondrer dans le fracas des armes, anéanti par un conflit mondial aux rougeoiements de boucherie. Écouter A London Symphony, c’est assister, ébloui, au spectacle d’une civilisation qui s’étourdit de progrès en entendant, le cœur en larmes, son chant du cygne.

Pistes discographiques :

Il est difficile de choisir une version « idéale » d’A London Symphony dans la riche discographie de l’œuvre. Les lectures dirigées par Adrian Boult sont, par exemple, essentielles à connaître, en particulier celle enregistrée en janvier 1952, plus vive que celle de mars 1971 mais handicapée par sa captation en mono, tout comme les interprétations de Bernard Haitink (EMI) ou Bryden Thomson (Chandos) ou la toute récente gravée par Andrew Manze (Onyx Classics) dans le cadre d’une intégrale en cours. La réalisation qui me semble trouver un excellent point d’équilibre entre pittoresque et lyrisme, énergie et mélancolie est celle de Vernon Handley à la tête du Royal Liverpool Philharmonic Orchestra.
Le curieux se reportera avec fruit à la version originale de 1913 sous la baguette inspirée de Richard Hickox (Chandos) et à celle de 1920 dirigée avec brio par Martyn Brabbins (Hyperion, dans le cadre d’une intégrale en cours).

Ralph Vaughan Williams (1872-1958), A London Symphony

Royal Liverpool Philharmonic Orchestra
Vernon Handley, direction

1 CD (enregistré en 1992, avec la Symphonie n°8) EMI Eminence (réédité dans la série « Classics for Pleasure ») 0777 7 64798 2 8

Extrait choisi :

[I] LentoAllegro risoluto

Version originale (1913) : London Symphony Orchestra dirigé par Richard Hickox. 1 CD Chandos Records CHAN 9902

Version révisée (1920) : BBC Symphony Orchestra dirigé par Martyn Brabbins. 1 CD Hyperion CDA 68190.

À écouter en ligne en suivant ce lien (à partir de 59’36), la lecture assez éblouissante donnée le 31 juillet 2018 dans le cadre des Proms au Royal Albert Hall par le BBC Scottish Symphony Orchestra sous la direction de Andrew Manze.

15 Comments

  1. Bonjour mon cher Jean-Christophe,

    Tu imagines bien que si Ralph Vaughan Williams est méconnu en France, et qui plus est par des mélomanes avertis, tu te doutes bien que pour la novice que je suis, c’est un parfait inconnu, je pourrais dire c’était, puisque je viens de faire sa connaissance et j’en suis ravie .

    L’extrait est vraiment très beau, très agréable à écouter.
    J’ai écouté également la symphonie jusqu’à 1:14:25 sur le lien que tu as eu la gentillesse de nous mettre, je garde la suite pour le dessert . 🙂 J’aime vraiment beaucoup, le final est remarquable.

    J’aime beaucoup, parce que cette musique n’est pas habituelle pour moi, et prendre le temps de se poser et d’écouter, c’est un beau moment. Après, la magie opère ou pas.. Là je dois dire que la baguette a bien fonctionné 🙂

    Tes chroniques nous permettent d’aller de découverte en découverte, c’est un bonheur ! Merciiiiiiiiiiiiiiiii !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    Je te souhaite une très belle journée et je t’embrasse bien fort.

    • Bonjour ma chère Tiffen,
      Je pense que Ralph Vaughan Williams est un inconnu pour pas mal de monde en France et si j’en juge par la rareté des réactions à ce billet dominical, ça ne va pas changer demain.
      À ce que tu me dis, je déduis que tu as écouté le concert depuis son début, donc avec en premier la Symphonie Hob.I.104 de Haydn (je pense que sur instruments modernes, option qui n’a bien sûr pas ma préférence, il est difficile de faire mieux) puis la London Symphony — un joli programme auquel il aurait sans doute été intéressant d’ajouter Cockaigne d’Elgar, dont je parle dans mon texte.
      Ralph Vaughan Williams m’accompagne depuis maintenant une vingtaine d’années; c’est un compositeur auquel je suis très attaché et j’ai d’ailleurs plus d’intégrales de ses symphonies sur mes étagères que de celles de Beethoven.
      Je suis heureux que ce rendez-vous dominical un peu particulier – ce n’est pas, à proprement parler, une chronique – t’ait plu et je te remercie pour ton commentaire.
      Je te souhaite belle soirée et t’embrasse bien fort.

      • Re
        Je n’ai pas écouté depuis le début, mais à la 59’36 comme tu nous l’avais recommandé , je m’exprime toujours aussi mal, c’est une catastrophe 🙁
        Que ta soirée soit belle et à très vite.
        Je t’embrasse bien fort.

        • Ne t’en fais pas, moyennant cette petite précision, je t’ai parfaitement comprise 🙂
          Belle soirée, ma chère Tiffen, je t’embrasse bien fort à nouveau.

  2. Mireille Batut d'Haussy

    26 août 2018 at 18:35

    Dire dans un désordre tissé de confiance le soulagement ému de voir s’ouvrir ici une série de réflexions partagées sur la musique contemporaine anglaise, sentir se dessiner dans une tonalité nouvelle –
    une écriture qui se tait, se fait lecture, tant elle se fond avec discrétion dans ce qui se dit de respect pulsatif, d’empathie, d’où une écoute humble presque secrète qui suscite le sentiment qu’une chose essentielle se noue à chaque articulation du texte.
    Reconnaissance d’un parcours en forme de pressentiment -celui d’une douleur jamais confiée, et pour autant partagée.
    On se dit que Tippett et beaucoup d’autres aimeraient cette façon de donner à entendre
    RVW, sans éprouver d’avantage le besoin de la définir.

    Attendre dans une joyeuse impatience les chapitres à venir.
    Merci pour cette ouverture et ses perspectives. M.

    • Ce premier billet, Mireille, j’ai l’impression de l’effacer et de le réécrire depuis dix ans, tant je tenais à le faire et tant je m’en sentais incapable. RVW m’accompagne depuis une vingtaine d’années à présent et sa musique me remue toujours autant; tenter d’y poser des mots m’a permis de mesurer tout ce qui échappait au langage dans la relation nouée avec elle. Vous l’avez dit avec beaucoup de justesse : se taire. Faire place pour laisser parler ce qui est plus grand que soi-même. Et, au bout de longs jours égratignés de doutes, sentir que quelque chose enfin semble venir à votre rencontre. En ce sens, ce texte est une leçon.
      Il me faudra beaucoup écouter, lire, songer avant de donner une suite à cette aventure, mais je me suis fixé une date dans quelques semaines comme une balise et un défi; je ne vais pas dire que j’ai commencé à y réfléchir car ça fait un moment que c’est le cas; il me faut juste trouver certains matériaux qui me font encore défaut.
      Je vous remercie pour votre regard posé ici et pour le souffle qui gonfle ma voile.

      • Mireille Batut d'Haussy

        28 août 2018 at 20:36

         » Faire place pour… sentir que quelque chose vient à votre rencontre » : c’est bien ainsi que votre écriture, ici, m’a beaucoup touchée. Et si j’ai écarté « semble enfin », c’est que.

  3. Bonjour !
    J’ai toujours eu un peu de mal avec Ralph Vaughan Williams, alors que, très généralement, j’aime beaucoup la musique anglaise « édouardienne » : Elgar évidemment, mais aussi Bantock, Holst ou Stanford. A la lecture de ce billet, très intéressant comme toujours, j’ai remis sur ma platine cette symphonie -version Boult stéréo- pour l’écouter avec un certain plaisir : c’était mieux que dans mon souvenir, même si cette musique un peu étale qui avance lentement me semble un peu manquer de densité architecturale.
    Il faudra que je m’y repenche plus sérieusement…

    • Bonsoir Diablotin,
      Moi, c’est plutôt avec Bax que j’ai du mal, mais comme je suis (légèrement) obstiné, je compte bien parvenir un jour à comprendre son univers. J’avoue me sentir très en accord avec celui de Vaughan Williams dont j’espère parvenir à montrer, touche après touche, qu’il reflète une personnalité beaucoup moins tranquille que l’image qui nous en a été transmise.
      La seconde version Boult de la London Symphony manque un peu de vivacité à mon goût et si vous trouvez cette œuvre un peu étale, vous devez avoir encore plus de difficultés avec la Pastoral qui n’est constituée que de mouvements modérés.
      Je vous souhaite bonnes explorations; j’aurai une pensée pour vous en travaillant sur Elgar.

  4. Cher Jean-Christophe, c’est drôle car en découvrant votre billet à l’instant, je suis d’abord frappé par son illustration. Car je me suis retrouvé devant ce tableau en juin dernier ! Quant à vos mots, ils sonnent si juste. Merci donc pour ce billet, aussi passionnant que tous les autres et pensé depuis longtemps si j’en crois votre propre commentaire. Vous voilà encore en défricheur, comme toujours. Je me souviens d’avoir consacré une semaine de « Grands Compositeurs » sur France Musique à RVW, il y a de cela quelques années déjà, en 2009… « By the way », connaissez-vous l’intégrale des symphonies gravée à la fin des années 80 par Rozhdestvensky et l’orchestre d’Etat de l’URSS ? 6 CD chez Melodiya qui pourraient bien vous enthousiasmer par leur engagement, leur poésie, leur visions acérée et différente des oeuvres ? Je vous souhaite un beau week-end musical et ensoleillé. Fidèlement, Marc

    • Cher Marc,
      Je ne suis guère surpris que l’infatigable curieux que vous êtes se soit penché sur les compositeurs britanniques et sur Ralph Vaughan Williams en particulier; je vous avoue ne pas réussir à comprendre comment une production d’une telle qualité ne parvient que très difficilement à franchir les frontières de son pays d’origine. Qui plus est, elle est plus « abordable » que celle de Britten ou de Tippett, mais c’est peut-être justement là que le bât blesse auprès d’un certain public.
      Cette partie de la musique britannique est un peu mon jardin secret; je la fréquente depuis déjà un moment sans oser écrire à son propos. J’espère pouvoir poursuivre, car il y a vraiment des compositeurs que j’aimerais mettre en lumière.
      Je vous remercie pour la piste discographique que j’irai évidemment explorer; j’ai aujourd’hui sur mes étagères plus d’intégrales de symphonies de RVW que de Beethoveen, c’est dire si le sujet m’intéresse !
      Que votre week-end soit beau et merci pour votre commentaire.
      Bien fidèlement.

  5. Ça alors ! « Plus d’intégrales de symphonies de RVW que de Beethoveen » ! Je ne peux pas en dire autant. Je n’en est que 4 – alors que du côté Beethoven… Il faut au moins un zéro je pense. Quand on aime… Beau dimanche à vous. Je cours lire votre Couperin.

    • Je compte trois Beethoven (mais j’en connais naturellement davantage sans les avoir matériellement) et sept Vaughan Williams, il me semble que la balance penche nettement du côté d’Albion, et je suis naturellement les deux projets en cours (Brabbins et Manze).
      J’espère que vous aurez apprécié le Couperin de Bertrand Cuiller et je vous souhaite un bel après-midi dominical.

  6. Cher Jean-Christophe,

    votre compositeur anglais de prédilection était à l’honneur lors du voyage de l’Académie B. en Grande-Bretagne :
    Matinée à Hatchlands Park : visite guidée de la Cobbe Collection
    La maison et le parc des Hatchlands sont situés dans le Surrey, non loin de Guildford. La demeure, construite pour l’amiral Boscawen en 1758, comporte une exceptionnelle collection d’instruments anciens à claviers (clavecins, orgues et pianos) dont certains ont appartenu ou ont été joués par des compositeurs tels que Purcell, Johann Christian Bach, Mozart, Haydn, Beethoven, Chopin, Mahler ou Elgar.
    À l’issue de la visite, concert-lecture avec David Owen Norris :
    Pianiste, compositeur, homme de radio et de télévision, David Owen Norris est une personnalité particulièrement attachante du monde musical actuel en Angleterre. Fin connaisseur de la musique anglaise, il évoquera notamment pour nous la figure du compositeur Ralph Vaughan-Williams (1872-1958).

    • Chère Michèle,
      Un de mes compositeurs anglais de prédilection – il y en a d’autres, et mes découvertes ne sont pas terminées – même si j’avoue une tendresse particulière pour ce Vaughan Williams dont on parle si peu en France.
      Les voyages de l’Académie Bach sont toujours beaux et passionnants; quel dommage qu’ils soient tellement au-dessus de mes moyens.
      Merci pour votre mot et amitiés.

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