Wunderkammern

Trouvailles pour esprits curieux

Category: Dialogues

Entretiens et portraits

Mare Balticum, le vivifiant périple de l’Ensemble Peregrina

De plus en plus d’observateurs du monde de la musique ancienne l’admettent : alors que les découvertes d’importance se font plus rares du côté du « baroque », bien des trouvailles restent encore à effectuer du côté du répertoire médiéval. Parente pauvre du disque comme du concert car victime d’une réputation largement erronée de difficulté d’accès, malmenée également par des expériences douteuses allant d’un troubadour de bazar à la pire quincaillerie new-age en passant par une gutturalité hypertrophiée sous prétexte d’ancrage dans une fumeuse « tradition », la musique du Moyen Âge a souvent bien du mal à faire entendre sa véritable voix en dépit du travail acharné de courageux interprètes-chercheurs. L’ensemble Peregrina est de ceux-ci et il se lance dans un projet visant à documenter les œuvres composées sur les rivages de la Baltique. Sa fondatrice et directrice, Agnieszka Budzinska-Bennett, a eu la gentillesse de répondre à quelques questions à propos de cette aventure passionnante, que vous pouvez soutenir grâce à une opération de financement participatif.

Enlumineur anonyme, Bury St Edmonds, Angleterre, XIIe siècle,
Le Débarquement des Danois, c.1130
Miniature tirée de la Vie de saint Edmond, Ms M.736, fol. 9V,
New York, The Morgan Library and Museum

 

Wunderkammern : Pourriez-vous nous expliquer comment est né le projet Mare Balticum et les raisons pour lesquelles vous avez décidé de vous concentrer sur cette aire géographique ?

Agnieszka Budzinska-Bennett : Je réfléchis à ce projet depuis de nombreuses années. L’Ensemble Peregrina s’est toujours intéressé à des répertoires moins centraux qu’il explore et réévalue avec, en parallèle, la complète connaissance des grands courants de la musique médiévale. Les contrées de la Baltique offrent ce genre de possibilité avec une christianisation relativement tardive qui implique une permanence plus longue de certaines traditions de chant, une polyphonie quelque peu conservatrice et un mélange de styles qui aboutit souvent à des résultats musicaux très stimulants.
Ce projet est également né de mon propre intérêt pour la Scandinavie et ces régions du pourtour de la mer Baltique. Je suis née au nord de la Pologne, à Szczecin en Poméranie occidentale, et j’ai grandi en étant consciente des fortes connexions historiques et culturelles existant au Moyen Âge entre la Suède, le Danemark, l’Allemagne et la Pologne, ainsi que de la réalité d’une identité commune à la Baltique. Ce sont tous ces éléments qui se reflètent dans cette réalisation consacrée aux musiques de ces pays fascinants.

 

W. : J’imagine que vous avez dû mener un intense travail de recherches pour constituer les programmes que vous allez enregistrer. Avez-vous fait de belles découvertes ? Quelle proportion de pièces inédites allez-vous proposer ?

A. B.-B. : Tous les projets de l’Ensemble Peregrina se fondent sur des recherches minutieuses qui durent parfois des années et avec les quatre programmes qui forment celui-ci, il y a eu énormément de travail préparatoire. Comme vous pouvez l’imaginer, très peu de ces musiques ont été transcrites ou éditées, et les rares fois où c’est le cas, je reviens toujours vers les sources pour contrôler et tenter de saisir les intentions du compositeur ou du scribe. La préparation a été une joyeuse aventure qui a conduit à nombre de découvertes ; par exemple, nous avons enregistré des mouvements de la plus ancienne messe en vieux finnois, une expérience vraiment singulière car les mélodies que l’on connaît ne sonnent pas de la même façon lorsqu’elle sont chantées dans cette langue et prennent une saveur tout à fait inhabituelle. Une autre magnifique sensation a été de chanter des pièces de la célèbre Brigitte de Suède, la sainte patronne de ce pays ; bien qu’écrites au XIVe siècle, elles montrent la survivance d’un chant ancien et possèdent des tournures modales particulières ainsi qu’une fluidité très séduisante. La plupart des pièces polyphoniques, même d’écriture plus récente, sont dans un style conservateur, ce qui élargit notre connaissance des stades plus archaïques de la polyphonie, comme c’est le cas pour les plus anciennes pièces sacrées danoises à deux voix à nous être parvenues. Chaque programme contient donc un grand nombre d’œuvres ou inédites ou complètement revisitées à la lumière d’un nouvel examen des sources.

W. : Le premier volume est entièrement consacré au Danemark. Quelles œuvres pourra-t-on découvrir dans cette anthologie qui accueillera, je crois, des musiques sacrées mais aussi profanes? Quand paraîtra-t-il ?

A. B.-B. : Effectivement, nous commençons par le Danemark et le disque paraîtra dès ce mois de novembre chez Tacet. Le programme est constitué par les plus anciens chants monodiques et polyphoniques préservés (y compris en vieux danois !), d’émouvantes prières mariales et des fragments du plus ancien office à la gloire de saint Knud Lavard, composé au XIIIe siècle. Dans cet enregistrement, les voix de femmes de l’Ensemble Peregrina sont rejointes par Benjamin Bagby, le cofondateur et directeur du légendaire ensemble Sequentia, qui a été pour nous une source d’inspiration constante. Dans ce premier volume, il donne vie, de la voix et de la harpe, aux histoires de crime et de meurtre de la cour danoise telles que le minnesinger allemand Maître Rumelant les décrit dans ses chansons, ainsi qu’à un périple haletant de Copenhague à Trondheim mis en musique par Michel Beheim. On trouve également, interprétées à la vièle par Baptiste Romain, des pièces instrumentales, dont une version de la fameuse écrite en notes et en runes. Ce disque offre, je crois, une image variée et fascinante de la vitalité musicale des cours et des cloîtres du Danemark.

W. : Quelles seront les autres étapes de votre périple autour de la Baltique ? Quels enseignements tirez-vous de votre exploration de ce corpus, en particulier du point de vue de l’existence ou non de spécificités locales et de la pénétration des grands modèles musicaux médiévaux (École de Notre-Dame, Ars Nova, etc.) ?

A. B.-B. : Le deuxième volume de Mare Balticum, à paraître l’année prochaine, se penchera sur la Suède (pièces de Brigitte de Suède et polyphonies plus anciennes) et la Finlande (musiques pour saint Henri, hymnes et messe en finnois, ainsi que quelques relectures des fameuses Piæ Cantiones) médiévales. Les deux autres présenteront l’intégralité de l’œuvre de Wizlaw de Rügen et des chanson inédites de la région de Poméranie, en allemand et en latin. Tous ces répertoires périphériques utilisent à l’évidence les techniques de composition qui avaient cours en Europe à la même époque, mais ils les interprètent différemment, de façon originale, et comme ces pièces sont uniques, elles échappent aux possibilités de comparaison. Il est donc très important de respecter les intentions scripturaires quand bien même les manuscrits offrent des solutions parfois inhabituelles. Travailler sur ces sources nécessite pas mal d’intuition, ne serait-ce que pour sentir que des codex plus obscurs peuvent receler des trésors. Je suis profondément convaincue qu’explorer ces répertoires « marginaux » et les faire revivre par le concert et le disque contribuera également à rafraîchir et à modifier notre regard sur les courants les plus connus de la musique du Moyen Âge, et je crois que la créativité de ces courageux peuples du Nord, chantant leurs amours et célébrant leurs saints à leur manière, mérite vraiment que l’on s’y arrête.

Propos recueillis et traduits par Jean-Christophe Puček, novembre 2017.

 

Le projet Mare Balticum a besoin de votre aide pour se développer. Vous pouvez la lui apporter directement sur la page dédiée du site de financement participatif, mais également en partageant l’information auprès de vos contacts susceptibles d’être intéressés par cette réalisation et de la soutenir. Merci !

Extrait du premier volume, à paraître :

Anonyme danois, milieu du XVe siècle : O rosa in Iherico

Ensemble Peregrina
Agnieszka Budzinska-Bennett, chant & direction

« Entre la contemplation et l’action. » Cinq questions à Jean-Paul Combet, directeur du festival de l’Académie Bach d’Arques-la-Bataille

18 ans, le bel âge, celui qui marque aujourd’hui l’accession à la majorité, ce moment où l’on devient seul responsable de ses actes. L’Académie Bach n’a certes pas attendu d’avoir franchi ce seuil symbolique pour faire montre d’inventivité et d’un goût pour l’aventure qui le distinguent dans le monde parfois un rien convenu de la musique « savante », du moins en France. Le millésime 2015 du festival qui s’ouvrira le 19 août prochain n’échappe pas à cette dynamique en choisissant d’impliquer plus largement le public dans ses propositions. Jean-Paul Combet, directeur de l’Académie Bach, a eu l’amabilité de répondre à quelques questions et de lever le voile sur un festival et, au-delà, une démarche qui continuent, dans tous les sens de cet adjectif, à s’affirmer comme majeurs.

Jean-Paul Combet © Robin H Davies

Jean-Christophe Pucek : Fidèle à la formule qui fait sa singularité, le festival de l’Académie Bach propose, pour son édition 2015, une programmation qui cherche le meilleur équilibre entre découvertes et fidélités tant du point de vue des musiciens que des répertoires abordés, dont le spectre est remarquablement étendu. Quels principes vous ont-ils guidé dans l’élaboration de ces quatre journées ? Quelles en sont les principales lignes de force ?

Jean-Paul Combet : L’offre culturelle d’été est très abondante : j’essaie donc de faire en sorte que notre programmation ne corresponde pas seulement à une proposition parmi d’autres, mais qu’elle apporte quelque chose d’unique au public qui va la suivre. Par ailleurs, je n’aime pas beaucoup les approches strictement thématiques, qui conduisent souvent à une démarche démonstrative et fermée sur elle-même ; je préfère l’idée de construire un parcours fait de tours et de détours, ouvrant des horizons esthétiques variés, dans lesquels les concerts établissent entre eux un lien invisible. Je considère avant tout la musique comme un univers sonore créant une perception et une émotion, avant-même de m’intéresser à sa dimension historique ou musicologique. L’exercice est parfois difficile, car ce jeu de contrastes pourrait aussi donner une impression d’éparpillement, que j’espère éviter.

Marcin Szelest Orgue Arques-la-Bataille © Robin H DaviesDepuis des années nous nous efforçons, à l’Académie Bach, de mettre en évidence les relations entre les formes musicales et leur environnement historique. Nous avons ainsi beaucoup insisté sur l’importance du choral dans le monde luthérien, une notion que les Français maîtrisent mal, mais qui est à l’origine de tout le baroque germanique, Bach compris. Cette année, Le Concert des Planètes présentera un cycle de trois concerts sur l’évolution du psaume réformé au XVIe siècle. C’est un sujet absolument passionnant, aux implications musicales, poétiques, mais aussi politiques, puisqu’il témoigne de la division de la société de ce temps et de la brutalité de cette division dans la vie quotidienne des individus. Je pense que ce sera très enrichissant car bien peu de gens, en dehors des protestants, ont idée de la beauté mélodique et poétique des psaumes de David. Nous continuons enfin à soutenir l’Armée des Romantiques dans son travail de relecture de la musique du XIXe siècle sur instruments d’époque, cette année avec Schumann, Brahms et Liszt. Nous sommes ainsi de moins en moins « musique ancienne » au sens traditionnel du terme, car j’essaie de faire en sorte que notre palette soit la plus riche possible, depuis les temps les plus lointains jusqu’à aujourd’hui.

J.-C. P : Cette année est proposé un stage de chant choral à destination du plus large public, une initiative dans laquelle on peut voir la prolongation naturelle de la démarche pédagogique conduite par l’Académie Bach en saison, notamment auprès des scolaires. Pourriez-vous nous en dire plus au sujet de cette action qui semble guidée par la double logique d’éduquer et d’essaimer ?

J.-P. C. : Le mot-clef serait plutôt « pratiquer ». Notre société n’est pas en panne de propositions culturelles, au contraire ! Il y a surabondance en tout, qu’il s’agisse de spectacle vivant ou de diffusion par la technologie. Cette accumulation sans précédent place cependant les publics dans une position inédite de spectateurs permanents, prolongement d’une logique de consommation sans cesse avivée qui n’est pas sans susciter une certaine forme de passivité. Or le rapport à la culture se nourrit, je crois, d’un aller-retour incessant entre la contemplation et l’action. Non pas l’un ou l’autre, mais l’un et l’autre. Assister à un concert pour le plaisir de l’écoute, mais en même temps pratiquer la musique pour alimenter l’acuité de ce plaisir. Détailler un tableau du regard, mais être capable de tracer le trait de crayon sur le papier qui rend palpable la « chose mentale » chère à Vinci. Plus nous perdons le contact avec la pratique, plus nous nous éloignons de la substance de l’œuvre pour n’en percevoir que la surface. En créant un stage de chant choral ouvert à tous (débutants compris) et intégré au festival, j’espère recréer ce lien entre le spectacle et la pratique artistique. Ensemble Bergamasque Marine Fribourg Rémy Cardinale © Robin H DaviesNous avons tous une voix, plus ou moins belle, et chanter est à la portée de tous. À partir de cette observation, la noble ambition d’éduquer que vous soulignez devient vraiment concrète et je suis convaincu que les stagiaires qui seront confrontés par exemple à la problématique du plain-chant entendront ensuite le concert de Diabolus in Musica d’une tout autre façon, d’une façon bien plus intérieure ou intime. C’est proposer au public de s’approprier la musique. Cette approche représente selon moi un enjeu majeur des prochaines années. Sinon, la culture se réduira bientôt au mieux à de la muséographie, au pire à de l’archéologie.

J.-C. P : Le contexte économique de plus en plus contraint a conduit nombre de festivals à réduire leurs ambitions voire à suspendre leur activité de façon plus ou moins temporaire. Quels freins et quelles aides rencontrez-vous pour mener à bien les différentes missions de l’Académie Bach ?

J.-P. C. : Notre position est assez particulière, car sans avoir de gros moyens nous parvenons actuellement à stabiliser nos ressources. Nous avons reçu en 2015 une aide nouvelle du Ministère de la Culture pour créer un atelier de théâtre baroque à l’école et pour mettre en place un dispositif de résidences pour étudiants-musiciens, qui devrait démarrer à l’automne. À partir de 2016, la Région Haute-Normandie augmentera aussi son soutien pour nous permettre de mettre en œuvre une nouvelle série de concerts pédagogiques à la Chapelle Corneille de Rouen. La principale difficulté vient aujourd’hui de l’écart entre la taille de la structure et la variété des missions qu’elle assure (festival, saison, actions culturelles et pédagogiques).

J.-C. P : En votre qualité de fondateur d’Alpha puis de l’Autre Monde, vous êtes une figure importante de l’édition musicale. Malgré le caractère de plus en plus périlleux d’une telle entreprise, l’idée de proposer une collection d’enregistrements documentant certains des programmes proposés dans le cadre du festival ne vous tente-t-elle pas ?

J.-P. C. : Si, bien sûr ! mais je reviens ici à la question de la surabondance… Nous avons à portée de main plus de cent ans d’enregistrements, et chaque jour apporte son lot de nouvelles productions. Personne ne peut suivre ce rythme. Comme les artistes sont convaincus qu’ils n’existent pas sans le disque ils consentent des efforts énormes pour financer eux-mêmes ces « cartes de visite » qui leur permettront, croient-ils, de vendre leurs prestations. Ils ne pensent donc plus l’enregistrement pour s’adresser au public, mais pour intéresser les organisateurs de concerts, ce qui n’est pas la même chose. Je suis convaincu depuis toujours que l’enregistrement n’est pas la mise en boîte, comme on se plaît à le dire, de la musique vivante. C’est un moyen de communication magnifique, mais encore faut-il y construire et y exprimer un discours qui ait du sens. C’est dans cette direction que je réfléchis actuellement à l’idée d’une série qui partirait de la musique pour aborder aussi l’histoire et le monde des idées, une série qui se distinguerait par la rareté de ses parutions et le caractère extrêmement soigné de ses objets. Mais cela n’intéressera peut-être personne…

J.-C. P : Enfin, et sans trop lever le voile sur vos projets futurs, quelle perception avez-vous aujourd’hui de la possible évolution de l’Académie Bach et de son festival dans les années à venir ?

J.-P. C. : J’aimerais beaucoup développer plusieurs axes. Benjamin Lazar Robin H Davies © Robin H DaviesD’abord, celui de la pratique dont je parlais plus haut. Ce serait formidable si l’Académie Bach devenait totalement un festival d’un nouveau genre dans lequel le public vienne chanter à côté des artistes, ou avec les artistes, dans un échange permanent ! Dans le même registre, je prépare pour l’édition 2016 un stage de théâtre baroque pour étudiants étrangers en Littérature française, en coopération avec leurs universités. Je pense que leur approche des textes du XVIIe siècle en sera légèrement bouleversée… Nous travaillons aussi à l’établissement de partenariats avec des festivals d’autres pays européens, afin de favoriser la circulation des artistes et la confrontation des approches esthétiques. Par conviction comme par goût personnel, je voudrais sortir du cadre étroit du festival strictement musical pour accueillir aussi des rencontres entre le public et des écrivains, des chercheurs, des enseignants, développer une approche pluridisciplinaire et un bouillonnement culturel. Cette période de crise terrible que nous traversons ne doit pas engendrer le repli et l’immobilisme. Comme au XVe siècle elle pourrait être la source d’une réflexion renouvelée et d’une renaissance. À condition que chacun abandonne passivité et défaitisme : la musique et les arts savent enthousiasmer. Ils peuvent nous insuffler ce sursaut d’énergie et d’âme.

 

Propos recueillis en juillet 2015

 

Festival Académie Bach Arques-la-Bataille 2015La 18e édition du festival de l’Académie Bach d’Arques-la-Bataille se déroulera du 19 au 22 août 2015. Un supplément d’information, le programme détaillé et la billetterie sont accessibles en suivant ce lien.

Le stage de chant choral associé se déroulera du 15 au 22 août 2015. Des informations complètes sont disponibles en suivant ce lien.

Accompagnement musical :

Vous pourrez entendre ces morceaux par ces artistes dans le cadre de l’édition 2015 du festival de l’Académie Bach d’Arques-la-Bataille.

1. Johann Christoph Bach (1642-1703), Lieber Herr Gott, wecke auf uns

Vox Luminis
Lionel Meunier, basse & direction

Motets des vieux Bach Vox Luminis Lionel MeunierJohann, Johann Christoph & Johann Michael Bach, Motets. 2 CD Ricercar RIC 347. Ce double disque peut être acheté chez votre disquaire ou en suivant ce lien.

2. Roland de Lassus (1532-1594), O Lucia miau, miau

Ensemble Dædalus
Roberto Festa, direction

Canzoni Villanesche Ensemble Daedalus Roberto FestaCanzoni Villanesche. 2 CD (réédition, 2012) Accent ACC 24268 Ce double disque peut être acheté chez votre disquaire ou en suivant ce lien.

3. Anonyme, XIIIe siècle, Gaudens in Domino, conduit à 3

Diabolus in Musica
Antoine Guerber, percussion & direction

Sanctus ! Diabolus in MusicaSanctus ! 1 CD Bayard musique 308 422.2 Ce disque peut être acheté chez votre disquaire ou en suivant ce lien.

 

Toutes les photographies illustrant cette chronique sont de Robin .H. Davies, utilisées avec la permission de l’auteur. Toute utilisation sans son autorisation est interdite.

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